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Présentation de la commune de Sainte-Gemme

Dossier IA36009133 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Situation de la commune

D'une superficie de 33 km², Sainte-Gemme est située au nord-est du canton de Mézières-en-Brenne. Située sur des terrains sableux, la commune a autrefois porté le nom de Sainte-Gemme-du-Sablon, ainsi que Les Sablons, sous la Révolution.

Vue de la Claise au Moulin de Brochot.Vue de la Claise au Moulin de Brochot.

Aux marges de la Grande Brenne et de la Champagne berrichonne, le territoire se partage entre un paysage d'étangs, de grandes étendues de culture et de forêts offrant un territoire de chasse convoité. La rivière de la Claise forme au sud-ouest la limite entre les communes de Mézières-en-Brenne et de Sainte-Gemme. La commune est traversée du sud-ouest au nord-est par la D 926, reliant Mézières-en-Brenne à Buzançais.

Éléments historiques

Le territoire communal possède des vestiges anciens d'occupation humaine. De la Préhistoire subsistent deux mégalithes, le dolmen de la Pierre-Pointe et la sépulture sous dalle de la Pierre-Saint-Martin. On trouve également les traces de deux villas gallo-romaines.

L'église paroissiale est mentionnée dès 1154 par une bulle du pape Adrien IV, elle relevait de l'abbaye Notre-Dame-d'Issoudun.

Le Prieuré de la Fresnaye, dont le logis daterait de la fin du XVe siècle.Le Prieuré de la Fresnaye, dont le logis daterait de la fin du XVe siècle.Le prieuré Saint-Marc-de-la-Fresnaye appartenait pour sa part à l'abbaye de Fontgombault. Sainte-Gemme était comprise dans la châtellenie de Mézières-en-Brenne qui relevait de la province de Touraine. La paroisse dépendait du diocèse et de la généralité de Bourges.

Des ateliers de potiers sont attestés dans les hameaux de La Ronde et La Poterie aux 17e et 18e siècles. L'activité, par ailleurs essentiellement agricole (polyculture de subsistance, élevage), se diversifie dans la deuxième moitié du 19e siècle. Sainte-Gemme compte jusqu'à trois tuileries en activité : la tuilerie de Berger (la plus ancienne), la tuilerie Tremblais (fondée vers 1850), et la tuilerie Cottron (fondée à la même époque). Ces tuileries étendent leurs activités à la fabrication de la porcelaine, dont l'industrie se développe autour de Saint-Genou, Villedieu et Buzançais.

L'église, dotée d'une nouvelle cloche en 1803, subit d'importants travaux au cours du 19e siècle.

L'école est construite en 1880-1881 sur la route de Vendoeuvres. La commune compte 623 habitants en 1889, 604 en 1905.

Sainte-Gemme est un centre important de la résistance française à partir de 1943. Des sections et des compagnies armées se forment après juin 1944 : la compagnie Louis du bataillon de la Brenne et le groupe de reconnaissance de Buzançais. Le 30 août 1944, l'armée allemande intercepte près de la Perrière à Buzançais des membres du groupe de reconnaissance. En représailles, le bourg de Sainte-Gemme est incendié, deux femmes tuées et des otages emmenés. De nombreux bâtiments du centre, dont la mairie, sont détruits.

Au recensement de 1999, la population n'était que de 273 habitants.

Aires d'étudesParc naturel régional de la Brenne
AdresseCommune : Sainte-Gemme

Le territoire communal possède des vestiges anciens d'occupation humaine. De la Préhistoire subsistent deux mégalithes, le dolmen de la Pierre-Pointe et la sépulture sous dalle de la Pierre-Saint-Martin. On trouve également les traces de deux villas gallo-romaines. L'église paroissiale est mentionnée dès 1154 par une bulle du pape Adrien IV, elle relevait de l'abbaye Notre-Dame-d'Issoudun. Le prieuré Saint-Marc-de-la-Fresnaye appartenait pour sa part à l'abbaye de Fontgombault. Sainte-Gemme était comprise dans la châtellenie de Mézières-en-Brenne qui relevait de la province de Touraine. La paroisse dépendait du diocèse et de la généralité de Bourges. Des ateliers de potiers sont attestés dans les hameaux de La Ronde et La Poterie aux 17e et 18e siècles. L'activité, par ailleurs essentiellement agricole (polyculture de subsistance, élevage), se diversifie dans la deuxième moitié du 19e siècle. Sainte-Gemme compte jusqu'à trois tuileries en activité : la tuilerie de Berger (la plus ancienne), la tuilerie Tremblais (fondée vers 1850), et la tuilerie Cottron (fondée à la même époque). Ces tuileries étendent leurs activités à la fabrication de la porcelaine, dont l'industrie se développe autour de Saint-Genou, Villedieu et Buzançais. L'église, dotée d'une nouvelle cloche en 1803, subit d'importants travaux au cours du 19e siècle. L'école est construite en 1880-1881 sur la route de Vendoeuvres. La commune compte 623 habitants en 1889, 604 en 1905. Sainte-Gemme est un centre important de la résistance française à partir de 1943. Des sections et des compagnies armées se forment après juin 1944 : la compagnie Louis du bataillon de la Brenne et le groupe de reconnaissance de Buzançais. Le 30 août 1944, l'armée allemande intercepte près de la Perrière à Buzançais des membres du groupe de reconnaissance. En représailles, le bourg de Sainte-Gemme est incendié, deux femmes tuées et des otages emmenés. De nombreux bâtiments du centre, dont la mairie, sont détruits. Au recensement de 1999, la population n'était que de 273 habitants.

Sites de proctectionparc naturel régional

D'une superficie de 33 km², Sainte-Gemme est située au nord-est du canton de Mézières-en-Brenne. Située sur des terrains sableux, la commune a autrefois porté le nom de Sainte-Gemme-du-Sablon, ainsi que Les Sablons, sous la Révolution.

Aux marges de la Grande Brenne et de la Champagne berrichonne, le territoire se partage entre un paysage d'étangs, de grandes étendues de culture et de forêts offrant un territoire de chasse convoité. La rivière de la Claise forme au sud-ouest la limite entre les communes de Mézières-en-Brenne et de Sainte-Gemme. La commune est traversée du sud-ouest au nord-est par la D 926, reliant Mézières-en-Brenne à Buzançais.

Références documentaires

Documents figurés
  • Sainte-Gemme. Le Tumulus./Collection G.G. Châteauroux. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). s.d. (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 8378).

  • Sainte-Gemme (Indre). L'église. /Coll. G.G. et Fils, Châteauroux.1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). s.d. (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 8375).

  • Sainte-Gemme (Indre). La place de l'Église. /G.G. éditeur, Châteauroux. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). s.d. (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 8373).

  • Sainte-Gemme (Indre). La place de l'Église. /collection G.G., Châteauroux.1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). [ca 1912]. (Archives départementales de l'Indre, 11 Fi 193/3).

Bibliographie
  • PETIT, Jean. Présentation de Sainte-Gemme (Indre). 1996.

  • [Exposition. Le Blanc. 2000]. Terre et feu, mémoires de tuiliers. Exposition présentée au Blanc, du 24 juin au 5 novembre 2000. Le Blanc : Écomusée de la Brenne, 2000.

    p.40-41
Périodiques
  • BASCHER, Dom Jacques de. Le prieuré ou chapelle de la Fresnaye. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, n°6 (1974), n°7 (1975), n°8 (1976).

  • DESCAMPS, Henri. Note sur les possesseurs du fief et du château d'Oince (à Sainte-Gemme, Indre) du milieu du XVe siècle à 1789. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1978, n°10, pp. 89-95.

  • DEYRES, Marcel, PETIT Jean. Le château d'Oince à Sainte-Gemme. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1978, n°10, p. 65-87.

  • PETIT, Jean. 120 ans d'urbanisme à Sainte-Gemme. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1972, n°4.

  • PETIT, Jean. Souvenirs d'un ancien tuilier de Sainte-Gemme. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1973, n°5, p. 64-75.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Desagher Julia