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Présentation de la commune de Mézières-en-Brenne

Dossier IA36008946 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Géographie de la commune de Mézières-en-Brenne

Mézières-en-Brenne est située au coeur de la Brenne. Son habitat est très dispersé, et est essentiellement composé de fermes importantes. Les groupements un peu plus importants sont Subtray (qui a une origine gallo-romaine et a gardé jusqu'au 17e siècle l'église paroissiale et le cimetière), Corbançon (dont l'habitat est plus lié aux forges), la Roche Marteau et Marlanges.

C'est pourquoi les fermes comptent plusieurs habitations, généralement dans le même bâtiment.Bâtiment d'exploitation à la ferme des Essarts.Bâtiment d'exploitation à la ferme des Essarts. Le dossier collectif des fermes de Mézières-en-Brenne présente les caractéristiques des édifices de la commune, le dossier collectif des maisons celles des autres habitations de la commune.

La commune est divisée en deux parties : la partie nord est beaucoup plus construite, dans la vallée de la Claise et sur le plateau au nord, la moitié sud est occupée par une douzaine de fermes qui ont été (ou sont encore) des domaines très importants.

La ferme des Essarts est un très bon exemple de ferme de type "Napoléon III", construite en 1908 sur un plan parfaitement symétrique, et destinée à l'élevage.

Éléments d'histoire sur la commune de Mézières-en-brenne

La châtellenie de Mézières-en-Brenne était un marquisat qui faisait partie du diocèse et de la généralité de Bourges, et du ressort féodal et judiciaire de Tours. Le Marquis de Mézières avait au 17e siècle les métairies de Thériteau, Belin, Pume Cane et la Roue, la Borderie de Maugrat, des Chènevières, des vignes, des étangs, la forge de Corbançon, etc. De Mézières-en-Brenne relevaient les fiefs de Verneuil, Notz-Marafin et Claveau. Ceci montre que le territoire de la commune (comme la Brenne en général) est le fruit de l'organisation en grands domaines gérant de vastes territoires restaurés ou créés après la guerre de Cent Ans. Ces domaines ne cesseront de s'agrandir jusqu'à la fin du 19e siècle. Ces domaines emploient des journaliers qui logent sur place ou dans les villages autour. Métayage et fermage (en nature et en argent) sont tous les deux pratiqués dans l'exploitation des domaines.

Domaine de l'Ébeaupin.Domaine de l'Ébeaupin.

La grande majorité des fermes sont antérieures au 19e siècle, elles ont parfois des bâtiments du 18e siècle et sont parfois de fondation plus ancienne, mais elles ont également été souvent reconstruites (la Relette, le Grand Berger, la Mariauderie).

Des domaines très anciens et importants subsistent encore : Selenne, Douai (15e siècle), l'Ebeaupin (17e, cf. image ci-contre). Les fermes le long de la D21 sont des fermes récentes, apparues dans la seconde moitié du 19e siècle ou début du 20e siècle, issues du mouvement de modernisation de la Brenne par Napoléon III.

Aires d'étudesParc naturel régional de la Brenne
AdresseCommune : Mézières-en-Brenne
Cadastre : 1836 ; 2004

La châtellenie de Mézières-en-Brenne était un marquisat qui faisait partie du diocèse et de la généralité de Bourges, et du ressort féodal et judiciaire de Tours. Le Marquis de Mézières avait au 17e siècle les métairies de Thériteau, Belin, Pume Cane et la Roue, la Borderie de Maugrat, des Chènevières, des vignes, des étangs, la forge de Corbançon, etc. De Mézières-en-Brenne relevaient les fiefs de Verneuil, Notz-Marafin et Claveau. Ceci montre que le territoire de la commune (comme la Brenne en général) est le fruit de l'organisation en grands domaines gérant de vastes territoires restaurés ou créés après la guerre de Cent Ans. Ces domaines ne cesseront de s'agrandir jusqu'à la fin du 19e siècle. Ces domaines emploient des journaliers qui logent sur place ou dans les villages autour. Métayage et fermage (en nature et en argent) sont tous les deux pratiqués dans l'exploitation des domaines.

La grande majorité des fermes sont antérieures au 19e siècle, elles ont parfois des bâtiments du 18e siècle et sont parfois de fondation plus ancienne, mais elles ont également été souvent reconstruites (la Relette, le Grand Berger, la Mariauderie). Des domaines très anciens et importants subsistent encore : Selenne, Douai (15e siècle), l'Ebeaupin (17e). Les fermes le long de la D21 sont des fermes récentes, apparues dans la seconde moitié du 19e siècle ou début du 20e siècle, issues du mouvement de modernisation de la Brenne par Napoléon III.

Sites de proctectionparc naturel régional

Mézières-en-Brenne est située au coeur de la Brenne. Son habitat est très dispersé, et est essentiellement composé de fermes importantes. Les groupements un peu plus importants sont Subtray (qui a une origine gallo-romaine et a gardé jusqu'au 17e siècle l'église paroissiale et le cimetière), Corbançon (dont l'habitat est plus lié aux forges), la Roche Marteau et Marlanges. C'est pourquoi les fermes comptent plusieurs habitations, généralement dans le même bâtiment. La commune est divisée en deux parties : la partie nord est beaucoup plus construite, dans la vallée de la Claise et sur le plateau au nord, la moitié sud est occupée par une douzaine de fermes qui ont été (ou sont encore) des domaines très importants. La ferme des Essarts est un très bon exemple de ferme de type Napoléon III, construite en 1908 sur un plan parfaitement symétrique et destinée à l'élevage.

Annexes

  • Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant de la ferme de la Mariauderie à Mézières-en-Brenne (36290). Archéolabs réf. ARC 16/R4194D.

    Expertise dendrochronologique d'échantillons provenant de la ferme de la Mariauderie à Mézières-en-Brenne (36290). Archéolabs réf. ARC 16/R4194D.

    Présentation générale

    L’objet de l’expertise est composé du linteau de cheminée et des poutres du rez-de-chaussée du logis, de la charpente de la grange. La charpente du logis est contemporaine et n’a pas été prélevée. Les poutres sont numérotées arbitrairement du nord au sud, de 2 à 4. La poutre 2 présente en son milieu un trou de cheville correspondant très probablement à une mortaise recevant le tenon d’un poinçon. Elle porte également une marque d’assemblage qui indique seulement qu’elle provient de la troisième ferme d’une charpente. La charpente de la grange, orientées est-ouest, est de type à arbalétriers et pannes. Elle comprend 6 fermes marquées 1 à 6, d’ouest en est, avec contremarque au nord. Les numéros des échantillons correspondent aux marques d’assemblage. Chaque ferme forme un pan-de-bois qui comprend un entrait (non observé), deux arbalétriers qui montent à la tête d’un poinçon qui porte le faîtage. Un faux-entrait soutient le poinçon qui reçoit le sous-faîtage. Deux jambes-de-force avec aisselier, parallèles aux arbalétriers et montant de l’entrait, renforcent le faux-entrait. Le contreventement longitudinal est assuré par des aisseliers entre poinçons et sous-faîtage et entre sous-faîtage et faîtage. Les prélèvements ont été effectués à la tarière manuelle par Christian Dormoy le 29 avril 2016.

    Datations

    Logis

    éch. 1 - Linteau de cheminée Entre 1441 et 1446

    éch. 2 - Poutre 2 Non daté

    éch. 3 - Poutre 3 Se rattache à 1714/1718

    éch. 4 - Poutre 4 Entre 1714 et 1718

    éch. 5 - Poutre 5 Se rattache à 1714/1718

    Grange, charpente

    éch. 6 - Ferme 4, jambe-de-force nord Entre 1815 et 1820

    éch. 7 - Ferme 6, jambe-de-force nord Se rattache à 1815/1820

    éch. 8 - Ferme 6, jambe-de-force sud Non daté

    éch. 9 - Ferme 5, jambe-de-force nord Se rattache à 1815/1820

    éch. 10 - Ferme 3, jambe-de-force nord Se rattache à 1815/1820

    éch. 11 - Ferme 1, jambe-de-force sud Se rattache à 1815/1820

    Interprétation

    D’après les résultats obtenus :

    Logis

    - Le linteau de la cheminée est issu d’un arbre abattu entre 1441 et 1446.

    - La poutre (2) de la cuisine n’est pas datée. Malgré une excellente corrélation qui situerait la date d’abattage du bois vers 1350, étant donné l’absence d’ensemble, elle ne peut être retenue.

    - Les trois poutres de l’extension sud du logis ont été mises en place entre 1714 et 1718.

    Grange, charpente

    - La charpente forme un ensemble homogène mis en place entre 1815 et 1820.

Références documentaires

Bibliographie
  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (La Mariauderie, Mézières-en-Brenne). Archéolabs. 2016. ARC 16/R4194D.

  • PIERRE, Joseph. Mézières-en-Brenne et l'académicien Alfred Mézières. Paris : Imp. Labrune, 1930.

  • TARDIVON, Jacqueline. Mézières-en-Brenne sous la Révolution. [s. l.] : Royer, 1989.

  • TARDIVON, Jacqueline. La Révolution à Mézières, des États Généraux au Consulat (1789-1804). [s.l.] : [s.n.], 1989.

Périodiques
  • FIEVEZ, A., LALANGE J.-F. Les étangs de la Châtellenie de Mézières-en-Brenne aux XVe et XVIe siècles. Académie du Centre, 1991, pp. 33-40.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Rodon Estelle