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Présentation de la commune de Civray-de-Touraine

Dossier IA37005266 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Aspects géographiques

Le vignoble en rive droite du Cher.Le vignoble en rive droite du Cher.La commune de Civray-sur-Cher est située à 6 km à l'est de Bléré, et à 10 km au sud d'Amboise. Elle couvre 2288 hectares et est traversée d’est en ouest par le Cher sur une distance de 4 km. C’est la seule commune de la vallée dont le territoire s’étend largement au nord et au sud de la rivière. Le ruisseau de Mesvres constitue la limite ouest de la commune. La vallée du Cher, dont l’altitude moyenne est de 50 mètres, est délimitée au nord et au sud par des coteaux débouchant sur des plateaux dont l’altitude atteint 110 à 112 mètres. Au plan géologique, ces plateaux sont formés d’argiles à silex qui sont recouverts, au nord, de limons et, au sud, de sables quartzeux. L’activité viticole a depuis longtemps occupé une place prépondérante ; elle est signalée dès l’an Mil sur les coteaux où affleure la craie de Villedieu. Le bourg est situé au nord du Cher, et s'étend à l'est jusqu'à Chenonceaux. Les villages de Mesvres et de Vaux se situent dans la partie ouest de la commune, au nord du Cher tandis que le hameau de Thoré est situé dans la partie sud, à l'amorce du grand plateau de la Champeigne tourangelle où prédomine la culture des céréales. Une cave coopérative viticole a été créée en 1947 ; en 1979 elle a vinifié près de 10 000 hl de vins récoltés sur 193 hectares de vignes. Bien que la baisse de la production ait entraîné la fermeture de la coopérative en 2016, les vigne est toujours cultivée et produit un vin AOC Touraine.

Repères historiques Le barrage éclusé. Vue prise du sud.Le barrage éclusé. Vue prise du sud.

Les vestiges d’une nécropole de l’âge du Bronze des IXe-VIIIe siècles avant Jésus-Christ semblent correspondre aux plus anciennes traces d’installation humaine à Civray. Des briques de fours gallo-romains ont été découvertes à la Rousselière au XIXe siècle, et une nécropole gallo-romaine a été identifiée au lieu-dit la Canardière. Une voie romaine longeant la rive nord du Cher a vraisemblablement été tracée au Haut Empire. Lors de fouilles réalisées en 1861, les vestiges d’un aqueduc ont été découverts à l’emplacement de l’ancien cimetière qui jouxtait l’église. La même année, à l’occasion de fouilles entreprises pour la construction du nouveau clocher de l’église, l’abbé Chevalier a découvert les vestiges d’un baptistère carolingien (dont la cuve en céramique était un dolium gallo-romain, déposé au musée de la Société archéologique de Touraine).

Vers 550, le poète Venance Fortunat signale, dans la Vie de saint Germain, évêque de Paris, un domaine lui appartenant et désigné sous la forme Severiacum villa. La forme Syvrayo apparaît en 1150 et Sivray est mentionné en 1534. Dans la partie sud de la commune, le hameau de Thoré (Tureius) est mentionné dès 865 dans une charte de l’abbaye de Cormery. En 1431, le domaine de Civray appartenait à la maison d’Amboise et fut confisqué par la Couronne. Il fut racheté en 1571 par Henri, duc d’Anjou et de Touraine, puis en 1591 par Jean Mathias Salviatris. Acquis en 1603 par Marie de Beaucaire, duchesse de Penthièvre, le domaine, qui comptait 47 arpents, échut à sa fille, Marie de Luxembourg, puis à sa petite fille, Françoise de Lorraine ; avant la Révolution, les seigneurs de Chenonceau en étaient propriétaires.

Durant la Seconde guerre mondiale, la commune fut coupée en deux par la ligne de démarcation. Par décret du 20 décembre 1954, la commune de Civray-sur-Cher prit le nom de Civray-de-Touraine. En 1687, la population de Civray était de 150 feux, soit environ 600 personnes. On dénombrait 835 habitants en 1790 et 1124 en 1891. Ensuite la population décroit jusqu’à atteindre 825 habitants en 1931. Une augmentation s’amorce à partir des années 1950 : 947 habitants sont recensés en 1954,1037 en 1975 et 1886 en 2014.

Aires d'étudesCanton de Bléré
AdresseCommune : Civray-de-Touraine

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral parcellaire dit cadastre napoléonien, 1825. Exécuté par A. L. Delaunay, géomètre, sous la direction de M. Paulmier, directeur des contributions et de M. Fanost, géomètre en chef. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P).

Bibliographie
  • CARRE de BUSSEROLLE, Jacques-Xavier. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : impr. de Rouillé-Ladevèze, 1883.

  • COUDERC, Jean-Mary (dir.). Dictionnaire des communes de Touraine. C.L.D., 1987.

  • GORRY, Jean-Michel. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire. Paris : éditions du CNRS, 1985.

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire. Mayenne : Joseph Floch éditeur, 1971 [1ère ed. 1930].

Périodiques
  • DUBOIS, Jacques. Archéologie aérienne : prospections de 1990, 1991 et 1992 en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, Tome LXIII, année 1993, p. 825-845.

  • DUVAL A., ÉLUÈRE C. ; DRILHON F. (collab.), DUVAL A.-R. (collab.), HURTEL L. (collab.). Le torque gaulois en or de Civray-de-Touraine (Indre-et-Loire). Revue du Louvre, 1987, 4, p. 256-267.

    p. 256-267
  • HERVE, Christèle et CHIMIER, Jean-Philippe. Civray-de-Touraine/Francueil. In : CRIBELLIER, Christian (dir). Agglomérations secondaires antiques en région Centre-Val de Loire. 106 notices archéologiques de synthèse. 63e supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 2016.

    p. 267-268

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Lainé Martine

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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