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Plaincourault : chapelle

Dossier IA36011090 inclus dans Plaincourault : manoir puis demeure dite château de Plaincourault réalisé en 2019

Fiche

Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonParc naturel régional de la Brenne - Tournon-Saint-Martin
AdresseCommune : Mérigny
Lieu-dit : Plaincourault
Cadastre : 2017 AT 66 ; 1812 D 1045
Précisions

La chapelle date du 12e siècle (hormis sa flèche, détruite, de style poitevin). Elle est en mentionnée en 1184 dans une bulle du pape Luce III qui met l'abbaye de Saint-Savin sous la protection du Saint-Siège, et lui confirme ses possessions parmi lesquelles l'église de Mérigny et la chapelle de Plaicourault (Ecclesiam Sancti Sulpicii de Mayregnec, cum capella de Playcorau ; Berry, 1976).

La chapelle revient ensuite à la commanderie de Plaincourault, membre de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (puis à l'Ordre de Malte). Cette "maison" (domus) hospitalière de Plaincoral est citée dès 1185 (Don Fonteneau). Le commanditaire de la chapelle n'est toutefois pas connu.

L'existence d'une paroisse de Plaincourault, dont la chapelle aurait été l'église, est évoquée à l’Époque moderne. Mais selon C. Poitou (1997), il s'agissait d'une collecte (et non d'une paroisse fiscale) rattachée au spirituel à la paroisse de Mérigny. Elle fut portée par erreur comme municipalité issue d'une ancienne paroisse fiscale dans l'état de division du département de l'Indre du 15 mars 1790.

Les peintures murales intérieures datent quant à elles d'entre le 12e et le 15e siècle. La chapelle est un Monument historique classé par arrêté du 14 janvier 1944 (PA00097393). Ses peintures font également l'objet d'un classement.

Une tablette prise dans la maçonnerie du bâtiment (planche de l'armoire liturgique du choeur) a été datée par dendrochronologie des années proches de 1225 (Dormoy, 2005).

La chapelle est la propriété du syndicat mixte du Parc naturel régional de la Brenne depuis 1989. Sa restauration date de 1997-2000.

Période(s)Principale : 12e siècle, 13e siècle, 14e siècle, 15e siècle
Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle

La nef de la chapelle est couverte en berceau brisé. Les quatre travées sont séparées par des doubleaux brisés reposant sur des colonnes à chapiteaux sculptés. Un choeur plus étroit précède une abside circulaire, voûtée en cul de four. Celle-ci est percée de trois petites baies à arc en plein cintre. Une flèche en pierre, aujourd'hui tronquée, reposant sur une base octogonale, fait office de clocher. Une croix nimbée surplombe l'entrée.

Toute la surface intérieure est recouverte de fresques : Dieu et le Tétramorphe, crucifixion, descente de croix, Adam et Eve, personnages paraissant être des seigneurs, scène de la vie de saint Éloi, etc. Dans la voûte, un renard joue du violon devant un coq" (fiche Monument historique).

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1944/01/14

Annexes

  • Rapport d'expertise dendrochronologique (ancien logis du 18 Haut Rives, Mérigny). Archéolabs. 2020. ARC 20/R4340D1.

    Présentation générale :

    Ce logis, en rez-de-chaussée, est orienté est-ouest, et est couvert d’une toiture à deux versants. La charpente, à arbalétriers et pannes, possède deux fermes numérotées arbitrairement à partir de l’ouest et dont la seconde forme pignon. La façade sur cour est à l’ouest. Le comble a un léger surcroît. Les deux poutres du rez-de-chaussée portent les solives du plancher du comble et sont les entraits des fermes. La ferme 1 forme un pan-de-bois composé d’un entrait, d’un poinçon qui porte le faîtage et reçoit le sous-faîtage, de deux arbalétriers avec jambette montant de l’entrait et qui s’assemble à un blochet sur lequel repose le pied de l’arbalétrier, et de deux demi-faux-entraits. La ferme 2, plus ou moins de même facture, est occultée par de la maçonnerie dans sa partie inférieure (jambettes et blochets ne sont pas visibles, s’ils existent). Des potelets montent de l’entrait pour s’assembler dans les premiers demi-faux-entraits. Deux autres demi-faux-entraits supérieurs complètent le pignon, et l’espace compris entre les premiers faux-entraits et le faîtage était en torchis sur fuseaux (disparu). Les éléments architecturaux en place ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), par Christian Dormoy, le 19 juillet 2019.

    Datations :

    éch. 1 : ferme 1, entrait : se rattache à 1489

    éch. 2 : solive 4 comptée du sud : se rattache à 1489

    éch. 3 : ferme 1, poinçon : se rattache à 1489

    éch. 4 : ferme 1, arbalétrier sud : 1488/1489 (automne/hiver)

    éch. 5 : ferme 2, premier demi-faux-entrait sud : se rattache à 1489

    éch. 6 : ferme 2, arbalétrier sud : se rattache à 1489

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus, les éléments prélevés de ce logis (entrait, solive, poinçon, demi-faux-entrait, arbalétriers) forment un ensemble architecturalement et chronologiquement homogène. Ils sont issus d’arbres abattus en automne/hiver 1488/1489, avec une mise en oeuvre et une mise en place en 1489 (ou dans une année postérieure très proche).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Médiathèque F. Mitterrand de Poitiers ; fonds patrimoine. DON FONTENEAU, copies de chartes disparues du fonds du Grand Prieuré d'Aquitaine (Ordre de Malte) conservé en 3 H 1 aux Archives départementales de la Vienne.

Documents figurés
  • Chapelle de Plaincourault. [s.d.]. Carte postale. (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 6229).

  • Mérigny (Indre). Chapelle de Plaincourault. [s.d.]. Carte postale. (Collection privée).

  • Chapelle de Plaincourault / Jean-Louis Soubrier, photographie noir et blanc, c.1960. (Musée archéologique de Martizay).

  • Plan cadastral parcellaire de la commune de Mérigny/sous la direction de M. Lepeintre, directeur des contributions, M. Dauvergne, ingénieur en chef, par M. Decaudin, ingénieur géomètre du cadastre, terminé en 1812. (Archives départementales de l'Indre, 3 P 119).

Bibliographie
  • DE LA TREMBLAIS, M., DE LA VILLEGILLE, M., DE VORYS, J. Esquisses pittoresques sur le département de l'Indre. Châteauroux : Aupetit, 1854 ; rééd. 1882, 428 p.

  • DORMOY, Christian, PERARD, Patrice. Rapport d'expertise dendrochronologique (Chapelle de Plaincourault, Mérigny). Archéolabs. 2005. ARC 05/R3152D/1.

  • Mérigny-Indre. Chapelle de Plaincourault. Orléans : Domani, 2000. (Patrimoine restauré en région Centre ; 10). 12 p.

  • POITOU, Christian. Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre. Paris : CNRS, 1997.

    p. 398
  • POULAIN, Dominique. La chapelle romane de Plaincourault en Poitou et ses peintures murales. Paris : Université de Paris, U.E.R. d'Art et d'Archéologie : Mémoire de Maîtrise : 1976.

Périodiques
  • JUIN, Florence, MARTIN, Pierre. La chapelle des Hospitaliers de Plaincourault. Art sacré, 2003, n°18, p.77-93.

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Benarrous Renaud