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Paradis : château de Paradis

Dossier IA37005420 réalisé en 2012

Fiche

Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonCanton de Bléré
AdresseCommune : La Croix-en-Touraine
Lieu-dit : Paradis
Cadastre : 2017 0C 2174

Le château de Paradis relevait de la seigneurie des Cartes à la Croix-en-Touraine et appartenait en 1550 à Guillaume le Heurtaux. Il fut ensuite propriété de la famille de Odeau, dont les armes figurent au fronton du portail. Construit vraisemblablement au début du XVIe siècle, il comprenait deux ailes perpendiculaires hautes d’un étage carré ; l’une d’elles a conservé ses fenêtres à pilastres et chapiteaux Renaissance. En 1698, Jean Chasteigner, chanoine de saint-Florentin qui deviendra maire d'Amboise, acquiert le château. Sa veuve le revend en 1740 à Guillaume de la Mardelle, écuyer. Sa fille Anne de la Mardelle, mariée à Alexis Duveau, accepte d'échanger avec le duc de Choiseul la seigneurie de Paradis contre la châtellenie d'Écueillé. Le 21 septembre 1767, le Paradis est acquis par le duc de Choiseul, qui le fait transformer en surélevant et en agrandissant l'aile sud-est, prolongée par deux petits pavillons qui disparurent à leur tour lors d’un nouvel agrandissement non daté. Le château constituait une annexe du château de Chanteloup ; pour les relier directement, Choiseul avait fait ouvrir une allée à travers la forêt d’Amboise. Il cède le château en 1779 à Ambroise Ribot, régisseur de Chanteloup, qui venait de revendre son château de Leugny à Azay-sur-Cher. Plusieurs illustrations témoignent des états successifs de la propriété. Un plan et deux élévations du XVIIIe siècle rendent compte de l’état antérieur aux travaux et correspondent vraisemblablement à l'état de la propriété au moment où le duc de Choiseul l'acquiert. L'architecte n'est pas connu mais des similitudes avec le château proche de Leugny à Azay-sur-Cher, visibles dans le traitement de l'aile sud-ouest, suggèrent une intervention de l'architecte Louis Denis le Camus. Cette attribution reste cependant à prouver. Un tableau peint en 1769 par Jean-Pierre Houel, conservé au musée des Beaux-Arts de Tours, montre l’agencement du logis et des jardins avec une pièce d’eau, avant le second agrandissement de l’aile sud-est. Un dessin du baron Karl Reille publié en 1934 figure une élévation à deux étages carrés correspondant à l’état actuel.

Période(s)Principale : 16e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 18e siècle , daté par source
Auteur(s)Auteur : Camus le Louis Denis
Camus le Louis Denis

Architecte de la pagode de Chanteloup pour le duc de Choiseul.


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architecte attribution par analyse stylistique

Le principal axe d'entrée se situait autrefois au nord-ouest, comme en témoigne un imposant portail en pierre de taille à double porte charretière et piétonne surmontées chacune d'un fronton triangulaire ; un autre accès existe au sud-est depuis la route qui traverse la forêt d'Amboise, protégé par un portail à grille d'où part une longue allée gazonnée débouchant sur le corps de logis. Celui-ci présente un plan en L, comprenant une aile orientée au nord-ouest accolée perpendiculairement à une aile orientée au sud-est. L'aile nord correspond au plus ancien corps de logis. Construite en pierre de taille de tufeau, haute d'un étage carré, elle présente du côté ouest une élévation à quatre travées surmontées de lucarnes. Du côté est, l'élévation irrégulière a conservé des croisées et des demi croisées dont les piédroits sont traités en pilastres surmontés de chapiteaux composites. On note la présence d'une tour d'escalier hors œuvre. Au sud de cette aile s'élève un grand corps de logis comprenant deux étages carrés et un comble éclairé par des lucarnes, couvert d'un toit à longs pans et à croupes. Sa façade sud, en pierre de taille de tufeau, présente une élévation à 7 travées, 5 au centre et 2 de chaque côté en léger retrait. Bien qu'aménagé pour l'accueil d'hôtes, le château n'a pas pu être visité lors de l'enquête.

Murstufeau pierre de taille
Toitardoise
Étages1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
Escaliersescalier hors-oeuvre
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1947/10/21

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 33. Contrat de vente de la terre de Paradis par Marie Sauvage, veuve de Jacques de Frémont, écuyer, seigneur de Paradis, à Jean Malvault,bourgeois de Paris. 1641.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 33. Échange par lequel le duc de Choiseul donne la châtellenie d’Écueillé pour la seigneurie de Paradis à Alexis Duvau, trésorier de France, et Anne de La Mardelle, sa femme. 1786.

Documents figurés
  • Plans par terre et en élévation des dépendances et du château de Paradis, situé entre Amboise et Bléré. XVIIIe siècle. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 339.)

  • Extrait du plan cadastral ancien, section C1, 1824. Paradis. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours).

  • Paradis/Par Reillé, Karl. Dessin à l'aquarelle. Tiré de : REILLE, Karl. Deux cents châteaux et gentilhommières d'Indre-et-Loire. Tours, 1934.

Bibliographie
  • JOIN-LAMBERT, Sophie. Vue de Paradis près de Chanteloup. [Commentaire sur le tableau de Jean-Pierre Houël]. Extrait de : Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul. Catalogue de l'exposition tenue au musée des Beaux-Arts de Tours, 7 avril-8 juillet 2007. Somogy : 2007, p. 146-147.

  • MONTOUX, André. La Croix-en-Touraine, Paradis. In : Vieux logis de Touraine, éditions C.L.D, sixième série, 1984, p. 97-100.

    p. 97-100
Périodiques
  • DE CLERAMBAULT, Gatian. Note sur le château de Paradis. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tome 1, 1909-1910, p. CXVI, CXVII.

  • MONTOUX, André. Le Paradis à La Croix-en-Touraine. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tome XI, 1983, p. 501-510.

    p. 501-510

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Lainé Martine

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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