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Lotissement Thieulin

Dossier IA45003033 inclus dans Quartier Dunois réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

  • Lotissement Gouspilla
    Orléans, quartier Dunois, 31 à 42, 44 rue de Chanzy , impairs de 43 à 47, de 51 à 63 rue de Patay , impairs de 15 bis à 19 rue des Murlins
AppellationsThieulin
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Lieu-dit : quartier Dunois
Adresse : impairs de 69 à 97 rue de, Patay , pairs de 14 à 18 rue, Guillaume-de-Lorris , impairs de 21 à 33 bis rue de
Lahire
Cadastre : 2008 AN 254, 255, 259 à 266, 269 à 279, 559 à 561, 589 à 591, 674, 675, 750, 751

Vers 1876, Thieulin, entrepreneur de bâtiments à Orléans, acquiert une vaste parcelle de vigne de 1,27 ha (n°4306, cadastre napoléonien) en prévision de la création du quartier Dunois. En 1879-1880, l'ouverture de la rue de Patay fournit l'occasion au propriétaire de lotir son terrain et 17 lots sont ainsi vendus entre 1883 (date notaire) et 1902. D'après un plan de 1888 et les informations du cadastre d'Orléans, Thieulin vend 2080 m² à Boutet en 1883 à 9,60 frs le m², 1200 m² à Mainvielle en 1884 à 10 frs le m², 2000 m² à Audoux en 1886 à 10 francs le m², 1350 m² à Pioche et 1500 m² à l'entrepreneur de bâtiments Didier (associé à Thieulin) en 1887 à 12,50 frs le m². Les prix de ces terrains sont relativement peu élevés si on les compare à ceux pratiqués dans le lotissement Daudier à la même période, où les parcelles sont vendues de 17 à 50 frs le m² rues de Chanzy et du Commandant-Arago. Seuls deux lots de plus petite dimension situés rue de Lahire seront vendus en 1886 à des prix se rapprochant de ceux pratiqués dans le lotissement Daudier avec un terrain de 225 m² vendu à Nioche-Boudet à 15,05 frs le m² et un autre de 228 m² cédé à Nioche-Martin à 15 frs le m². Si deux autres lots situés rue de Lahire (vendus à Mainvielle et Audoux) restent en l'état, les deux terrains acquis par Pioche et Didier rue de Patay sont subdivisés (respectivement en cinq et trois lots) afin d'être ramenés à une surface correspondant à l'échelle d'une maison ou d'un immeuble bâti entre mitoyens (n°83 à 97). La rapidité des ventes est suivie d'une construction qui s'effectue principalement des années 1880 au début du 20e siècle. La construction se poursuit ensuite entre les deux guerres sur une parcelle subdivisée (un immeuble au n°33 bis rue de Lahire) et durant la seconde moitié du 20e siècle, où les édifices se substituent (n°25 rue de Lahire) ou se juxtaposent (n°21 rue de Lahire) au bâti d'origine.

Période(s)Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates1883, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Thieulin promoteur attribution par source

Le lotissement Thieulin se situe au sud de l'ancien magasin aux fourrages militaire, près de la place Dunois, et occupe un vaste îlot triangulaire délimité par les rues de Patay, Guillaume-de-Lorris et de Lahire. Sa situation, sa superficie ainsi que l'origine des voies qui le délimitent ont fortement influencé sa morphologie, la taille des lots (au nombre de 24) et la composition du bâti. S'opposent ainsi la partie sud du lotissement, desservie par deux voies d'origine rurale antérieures à la création du quartier Dunois, et la partie nord du lotissement desservie par la rue de Patay ouverte lors de l'aménagement du quartier Dunois. La partie sud du lotissement est occupée par de vastes parcelles traversantes sur lesquelles sont bâties des maisons avec jardin et dépendances implantées en retrait (n°23 rue de Lahire, n°14 rue Guillaume-de-Lorris) ou en fond de parcelle (n°2 rue Guillaume-de-Lorris). Construites en moellon et en brique rouge, les maisons possèdent un étage carré couvert en ardoise de toits à longs pans brisés ou à longs pans et croupes. Elles contrastent avec les immeubles contemporains, en particulier le n°21 rue de Lahire qui comprend trois étages, un pan arrondi avec balcons et un toit terrasse. Dans la partie nord du lotissement, rue de Patay et rue de Lahire, le paysage présente un caractère plus urbain en raison d'une occupation plus dense. Ici, la mitoyenneté et l'alignement des édifices dominent et les jardins sont situés en fond de parcelle. Seul un immeuble occupant la parcelle la plus vaste du lotissement est semi-mitoyen (n°77 rue de Patay). De plus, deux groupes de maisons (n°83 à 87 et 89-91 rue de Patay) se démarquent par une implantation entre cour et jardin. La clôture, commune aux cinq maisons, se compose d'un muret surmonté d'une grille et de portes piétonnes. On notera ici le raccord effectué entre la maison située au n°85 et la maison située au n°91 qui s'opère par la réduction régulière du retrait attestant d'une composition d'ensemble. La prédominance de la rue de Patay, en tant qu'axe de circulation principal au sein du quartier, s'affirme dans l'échelle des édifices qui présentent un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble ou deux étages carrés, couverts en ardoise de toits à deux pans, de demi-croupe (n°85) et de toits à longs pans brisés. Dans la rue, l'immeuble situé au n°97 fait exception. Composé d'un étage carré sans surélévation, il contraste singulièrement avec l'immeuble le plus important du lotissement (n°77 rue de Patay) qui se compose de deux étages, huit travées et de deux entrées. Les édifices sont construits en moellon apparent ou enduit, en pierre de taille et en brique. La brique peinte de motifs de croix de Saint-André se développe sur trois façades (n°77, 83, 87) et la brique polychrome se généralise dans les édifices du début du 20e siècle, où les façades présentent une alternance de bandeaux de briques rouge et silico-calcaire (n°75, 89, 91, 93). Rue de Lahire, si les édifices peuvent atteindre deux étages carrés (immeuble n°33 bis), l'absence de surélévation diminue sensiblement la hauteur sous corniche. Deux groupes d'habitation on été repérés, aux n°31 et 33 (maisons accouplées) et aux n°27 et 29 où les deux maisons partagent un passage latéral commun (la cour en fond de parcelle est aujourd'hui bâtie). Les édifices sont construits en moellon enduit, en brique rouge ou en brique polychrome (n°21) et sont couverts de toits à deux pans ou à longs pans brisés en ardoise.

Mursbrique
brique silico-calcaire
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturesterrasse
toit à longs pans brisés
toit à deux pans
demi-croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série 1 G, GF 70. Cadastre et Impôts directs. État parcellaire, section F. 1823-1969.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 41, cotation provisoire. Place Dunois.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann