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Lotissement réglementé Pellé

Dossier IA45003053 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénominationlotissement réglementé
AppellationsPellé
Parties constituantes non étudiéesmaison, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue, Landreloup , 66 rue, Basse-d'Ingré , impairs de 109 à 115 rue du, Faubourg-Saint-Jean , pairs de 48 à 52 venelle
Gambetta
Cadastre : 2008 AH 146, 147, 149 à 182, 353 à 355, 357 à 364, 425, 471, 472, 509, 510, 528, 673, 674

En 1914, Alphonse Pellé, ancien instituteur, projette l'ouverture d'une rue de 10 mètres de largeur entre le faubourg Saint-Jean et la rue Basse-d'Ingré et demande le concours de la municipalité. Reconnaissant le caractère d'utilité publique de la nouvelle rue, le conseil municipal autorise son ouverture le 22 juin 1914, et n'exclut pas, selon le rapporteur de la commission des travaux et adjoint au maire Donon, de la prolonger "plus tard jusqu'au faubourg Madeleine". Conformément au règlement de voirie d'Orléans approuvé en 1890, les terrains nécessaires à l'assiette de la rue (2657 m²) sont cédés gratuitement à la Ville par M. Pellé, qui consent également à verser à la Ville la somme de 1000 frs, représentant la moitié des frais de canalisations d'eau. La rue n'est classée comme chemin rural qu'après la guerre, le 24 septembre 1921. À l'exception d'un terrain vendu et construit en 1953 (n° 24 rue Landreloup), les lots sont cédés durant les années 1920 et 1930 et bâtis durant cette même période. Les bâtiments plus anciens situés en bordure de la rue du Faubourg-Saint-Jean, figurant sur le cadastre napoléonien en 1823, sont aussi vendus et ont depuis été très remaniés. Le prolongement de la rue Landreloup vers le faubourg Madeleine est effectivement réalisé par la Ville dans les années 1950 (rue Porte-Dunoise).

Période(s)Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1921, daté par source

Le lotissement Pellé est situé à la limite des communes d'Orléans et de Saint-Jean-de-la-Ruelle, entre la rue Basse-d'Ingré et la rue du Faubourg Saint-Jean. Il est desservi par la rue Landreloup ouverte parallèlement à la limite communale et comprend 49 lots bâtis de maisons. Le tracé de la rue Landreloup a conditionné la forme des parcelles, opposant l'ouest et l'est du lotissement. Rue Basse-d'Ingré et côté impair de la rue Landreloup, les parcelles étroites s'étirent en longueur jusqu'à atteindre 60 mètres de profondeur (n ° 19 et 21 rue Landreloup). Les maisons bénéficient ainsi de profonds jardins en fond de parcelle accessibles pour certains depuis la venelle Gambetta. À l'inverse, le parcellaire côté pair de la rue Landreloup se caractérise par une forme quadrangulaire et une faible profondeur, de 17 mètres principalement à 29 mètres au n° 22 et 24. Les maisons sont bâties à l'alignement, en retrait de 3 à 5 mètres ou en fond de parcelle (n° 37 rue Landreloup). On remarque en particulier la succession des maisons situées n° 1 à 11 rue Landreloup, implantées à 3 mètres de l'alignement, qui permet de supposer l'existence d'un cahier des charges (le permis de construire de la maison située au n° 1 rue Landreloup mentionnait l'obligation de construire en retrait de 3 mètres). Les maisons implantées en retrait sont précédées le plus souvent de jardins d'agrément clôturés sur rue par des murs bahut surmontés d'un simple grillage, d'une grille métallique ou de poutres à claire-voie en ciment peint (n° 48 venelle Gambetta). L'implantation dans la parcelle est par ailleurs variable : en mitoyenneté totale, partielle ou isolé (seule la maison située au n° 24 rue Landreloup est bâtie après guerre). Dans le cas des maisons semi-mitoyennes, en particulier côté impair de la rue Landreloup, un passage latéral étroit donne accès au jardin depuis la rue. Le bâti du lotissement se compose de maisons en rez-de-chaussée, de pavillons caractérisés par l'absence d'étage carré et un pignon en façade principale, de maisons à un étage carré à deux ou trois travées, d'une maison à deux unités d'habitation juxtaposées (n° 2, 4 rue Landreloup), d'une maison à trois unités d'habitations (n° 12-14 rue Landreloup, aujourd'hui divisée), de maisons à un étage carré et étage de comble. On note ici que deux maisons à pignon sur rue orientées rue Basse-d'Ingré signalent l'entrée du lotissement. Les habitations sont construites en moellon apparent ou enduit, en meulière (remplissage ou façade au n° 17 rue Landreloup), avec encadrements de baies en briques, linteaux métalliques ou en ciment, et sont couvertes de toits à deux pans, de demi-croupes et croupes en ardoise ou en tuile mécanique. Dans ce paysage, on distinguera la maison située au n° 6 rue Landreloup couverte d'un toit à deux pans asymétriques et les maisons n° 21 et 39 singularisées par la présence d'un balcon en pignon ou d'un bow-window, toutes trois bénéficiant d'un décor en faux pan de bois.

Mursmeulière
brique
brique silico-calcaire
ciment
métal
enduit
faux pan de bois
moellon
Toitardoise, tuile mécanique
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
demi-croupe
croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série 1 G, GF 69. Cadastre et Impôts directs. État parcellaire, section E. 1823-1969.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 73, cotation provisoire. Rue Landreloup.

Documents figurés
  • Extrait du cadastre napoléonien, section E, 1823. (Archives municipales et communautaires d'Orléans).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann