Logo ={0} - Retour à l'accueil

Lotissement réglementé du Clos-l'Évêque

Dossier IA45002975 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

  • Lotissement réglementé dit quartier des Blossières
    Orléans, rue des Blossières , pl. Dundee , pl. de la Nouvelle-Orléans , rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny , rue Braille , rue du Maréchal-Leclerc , rue Lormier-dit-Magloire , rue des Fusillés-1940-1944 , rue du 131e-Régiment-d'Infanterie

Œuvres contenues

Le lotissement du Clos-l'Évêque constitue le premier quartier de compensation réalisé à Orléans afin de reloger les propriétaires du quartier de la Charpenterie sinistrés durant les bombardements de 1940. Élaboré par l'urbaniste Jean Royer, il s'insère dans le projet plus vaste du Plan de Reconstruction et d'Aménagement de la ville d'Orléans (P.R.A.1). Contrairement au quartier des Murlins, ce secteur n'a pas fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'urbaniste : parmi les aménagements proposés, seules les deux rues desservant le quartier de compensation ont été réalisées.

Pavillon, 16 rue Georges-Goyau.Pavillon, 16 rue Georges-Goyau.Plus modeste que le quartier de compensation des Blossières, le lotissement du Clos-l'Évêque présente cependant des caractéristiques morphologiques similaires. De larges voies (14 m) plantées d'arbres de hautes tiges répondent aux nouveaux besoins de circulation. La rue Henri-Lavedan est ainsi conçue comme un axe de circulation primaire au sein du quartier en s'inscrivant dans le prolongement de la rue Charles-Péguy (ouverte entre-deux-guerres) en direction de l'église Saint-Marc qui constitue un élément repère fig. 6). En revanche, la rue George-Goyau, dont le projet initial figurant dans le P.R.A. prévoyait la liaison avec la rue de l'École-Normale, est reléguée au rang de simple voie de desserte (voie en cul-de-sac). L'implantation des habitations en ordre discontinu, isolées ou groupées (deux ou trois unités), et en retrait d'alignement répond également aux prescriptions du P.R.A. et confère au lotissement une grande aération, qu'accentue la présence des jardins de devant (agrément) et de fond de parcelle.

Maison, 12 rue Henri-Lavedan.Maison, 12 rue Henri-Lavedan.L'architecture du quartier révèle un éclectisme formel qui allie la culture locale et le modernisme d'après-guerre. Une certaine nostalgie se dégage des pavillons à un étage carré et façade symétrique, dont la période de construction est trahie par la rigidité des encadrements de baies rectangulaires, en brique (n° 20 rue Henri-Lavedan) ou en brique et pierre (n° 2 rue George-Goyau). Les pavillons à pignon sur rue qui s'étaient diffusés au cours des années 1920-1930, dont l'un a été reconstruit à l'identique (n° 14 rue Georges-Goyau), systématisent désormais le garage en soubassement, sur lequel s'élève un rez-de-chaussée surélevé accessible par un escalier en façade (n° 15, 17 rue Henri-Lavedan). D'autres maisons (n° 4, 12 rue Henri-Lavedan, illustration ci-contre, et 22 rue Henri-Lavedan) se distinguent par des volumes plus importants et multiplient les décrochements de plan, de façade et les articulations entre intérieurs et extérieurs (porches, balcons, terrasses, tour à demi hors-oeuvre).

Maison, 22 rue Henri-Lavedan.Maison, 22 rue Henri-Lavedan.Les maisons conservent dans l'ensemble une mise en oeuvre traditionnelle qui participe régulièrement à l'animation des façades : moellons apparents en encadrement ou en soubassement, briques rouges au niveau des encadrements et des corniches et plus rarement en gros-oeuvre (n° 10 rue Henri-Lavedan). Si, d'un point de vue stylistique, on relève certains emprunts régionalistes (toit dissymétrique néo-basque, n° 22 rue Henri-Lavedan, souches de cheminée trapézoïdale, n° 17 rue Henri-Lavedan), d'autres illustrent la généralisation de certains poncifs de l'architecture moderne (fenêtres d'angle, auvents de béton).

Par ailleurs, les immeubles n'opèrent pas de véritable rupture (matériaux, gabarit) par rapport aux maisons (n° 6, 6 bis et 4 rue Georges-Goyau) et se confondent même parfois avec le pavillon à étage ("maison carrée", n° 11 rue Georges-Goyau). Tout juste peut-on remarquer une tendance à l'allongement des façades permis par des parcelles plus généreuses (n° 3 et 5 rue Henri-Lavedan). Ces immeubles conservent néanmoins des proportions modestes (un étage) et des façades traditionnelles (élévation à travée, toits à longs pans et croupes). Seul l'immeuble situé au n° 12 rue Georges-Goyau se distingue finalement : bâti sur un plan en L, il présente une façade de deux étages affichant une nette horizontalité (bandeaux de fenêtres) et une mise en oeuvre associant le béton armé et le moellon.

1P.R.A. de la ville d'Orléans, c. a. 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 172 X 31052).
Précision dénominationlotissement réglementé
Appellationsdu Clos-l'Évêque
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : 1 à 8, 10 à 18, pairs de 20 à 28 rue, Henri-Lavedan , rue
Georges-Goyau
Cadastre : 2008 CR 74 à 76, 78 à 80, 89 à 93, 109 à 112, 114 à 126, 128 à 136, 278, 320 à 322, 452 à 454, 467, 468, 474, 475

Le lotissement du Clos-l'Évêque a été réalisé après la Seconde Guerre mondiale en compensation des destructions provoquées par les bombardements de 1940. Le projet d'origine est conçu par l'urbaniste Jean Royer et approuvé dans le cadre du Plan d'Aménagement et de Reconstruction (P.R.A.) de la ville d'Orléans le 10 avril 1941. Le plan-masse (première tranche) dessiné par le géomètre Larramendy d'après le projet de Jean Royer prévoit l'ouverture de deux rues de 14 mètres de largeur desservant 30 parcelles et des pans coupés de 5 mètres. Les servitudes s'appliquant aux constructeurs imposent un retrait de 3,50 mètres en bordure des rues pour permettre l'aménagement d'un jardin d'agrément et des marges latérales de 2,50 mètres et 4 mètres selon la hauteur des constructions. Dans l'espace réservé en bordure des rues, le séchage du linge est interdit et aucune construction secondaire de type "Kiosque", garage ou encore logement de gardiens n'est autorisée. La construction du lotissement est entamée au début des années 1950 et se poursuit durant les années 1960 et 1970. Depuis son origine, le lotissement s'est densifié par l'extension latérale des édifices ou la construction sur une parcelle subdivisé (n° 6 bis rue Georges-Goyau). Le retrait d'alignement au centre de la rue de George-Goyau disparaît au début du 21e siècle et de nouvelles clôtures sont construites sur le nouvel alignement après le rachat des terrains par les propriétaires. Cette transformation, toujours en cours au moment de l'enquête, est perceptible au n° 7 rue George-Goyau où les deux clôtures se juxtaposent et mettent en évidence l'ancien et le nouvel alignement. Le prolongement de la rue Georges-Goyau jusqu'à la rue de l'Orbette prévu dans le projet Royer n'a par ailleurs jamais été réalisé.

Période(s)Principale : milieu 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates1941, daté par source
Auteur(s)Auteur : Royer Jean
Royer Jean (1903 - 1981)

Architecte et urbaniste


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte urbaniste attribution par source
Auteur : Larramendy Alexandre J. géomètre attribution par source

Le lotissement du Clos-l'Évêque est implanté à l'est de la ville entre la rue du Faubourg-Bourgogne au sud et la rue Saint-Marc au nord et comprend 43 lots desservis par deux rues de 14 mètres de large. Les maisons et immeubles qui le composent sont implantés en retrait, derrière une simple haie d'arbustes ou des clôtures composées de murs d'appuis surmontés de grilles, de grillages ou de tubes métalliques. Les constructions dont la parcelle est clôturée sur la voie publique disposent de jardins d'agrément côté rue et d'un jardin à l'arrière. L'implantation des édifices dans la parcelle est dans l'ensemble conforme au plan-masse d'origine qui prescrivait la construction de maisons isolées ou groupées par deux ou trois unités. Les édifices sont construits en rez-de-chaussée, à un étage carré ou deux étages carrés (immeuble n° 16 rue Georges-Goyau) et peuvent comporter un niveau de cave avec garage en sous-sol ou en soubassement et un étage de comble. Construits en moellon apparent ou enduit, en brique ou en béton armé, ils sont couverts de toits en ardoise à deux pans, à longs pans, à croupes, à toit à longs pans brisés, à un pan, ou en pavillon.

Mursbrique
ciment
enduit
moellon
béton armé
Toitardoise
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
toit à longs pans brisés
toit à un pan
toit en pavillon
toit à deux pans
croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série O, dossier 5, cotation provisoire. Dossiers concernant plusieurs voies.

  • Archives départementales du D Loiret, 129 X 31052. Plans d'urbanisme.

Documents figurés
  • Extrait du P.R.A. de la ville d'Orléans, c. a. 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 172 X 31052).

  • Orléans, plan-masse du lotissement du Clos-l'Evêque, 1ère tranche, 1941. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Voirie avant 1960. Dossier 5).

  • Plan du lotissement, 1941 (Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série O, dossier 5, plusieurs voies).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann