Logo ={0} - Retour à l'accueil

Lotissement réglementé du Clos Belneuf

Dossier IA45002988 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Contexte historique et urbain

Maison, 18 rue de Médéa.Maison, 18 rue de Médéa.Dans les années 1940, le Plan de Reconstruction et d'Aménagement de la ville d'Orléans (P.R.A.) dressé par l'architecte et urbaniste en chef de la reconstruction du Loiret, Jean Royer, prévoit l'extension du secteur nord-est dont l'urbanisation a débuté avant guerre par le percement de la rue de l'Argonne et la construction de deux cités H.B.M. (cité rouge et cité bleue). Royer envisage à cette période le percement d'une voie diagonale reliant le pont Saint-Marc à la rue de la Barrière Saint-Marc au nord et d'une voie prolongeant le boulevard de Châteaudun vers l'est. S'y ajoutent la construction d'équipements sociaux et scolaires et la liaison entre la rue de l'Argonne et le nouveau cimetière prévu à la limite de la commune de Saint-Jean-de-Braye. C'est sur cette double nécessité, l'amélioration du réseau de communication au nord-est de la ville et la desserte du nouveau cimetière, que s'appuie le plan du lotissement du Clos-Belneuf dressé par Léon-Émile Bazin, architecte conseil du Loir-et-Cher et du Loiret.

La conception du lotissement

Le plan est élaboré au cours des années 1956 et 1957, durant lesquelles Bazin établit six avant-projets. L'architecte doit ainsi tenir compte des voies projetées dans le cadre du P.R.A. approuvé en 1949 (doc. 3) : l'avenue reliant le cimetière (la future avenue de la Marne), un axe-nord sud se situant dans le prolongement de la limite communale (future rue du Belneuf) et deux rues longeant le futur cimetière à l'ouest et au nord.

Plan du lotissement, projet 1957. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 693).Plan du lotissement, projet 1957. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 693).Dans le projet n° 1, les 130 parcelles sont desservies par une trame orthogonale simple dessinant des îlots rectangulaires et carrés découpés en parcelles en lanières (doc. 4). Dans le projet suivant (doc. 5), l'architecte met l'accent sur l'entrée du cimetière à laquelle on accède par une allée plantée. Le végétal apparaît également en tant que séparation entre le lotissement et le cimetière. La densité est relativement faible au regard du nombre de maisons prévues et de leur implantation, en quinconce ou en rangée discontinue par groupe de deux, qui assure une importante aération. Dans les projets n° 3 et 4 (doc. 6 et 7), le plan parcellaire et l'implantation des constructions demeurent inchangés, mais l'auteur introduit une place arborée aménagée devant l'entrée du cimetière d'où partent deux voies diagonales. Le plan n° 5 intègre de nouveaux terrains situés à l'est et au nord et porte le nombre de parcelles à 164. L'implantation en quinconce envisagée précédemment est abandonnée au profit de maisons simples ou groupées respectant un retrait identique (doc. 8). Les grandes lignes du projet définitif apparaissent enfin dans un projet daté de 1957 (doc. 9, ci-contre) qui subira peu de modifications jusqu'à son approbation le 20 juillet 1959 (doc. 10 et 11).

Caractéristiques morphologiques et architecturales

Vue des arbres plantés rue de Médéa.Vue des arbres plantés rue de Médéa.Le lotissement du Clos-Belneuf s'étend sur plus de 9 ha en limite de la commune de Saint-Jean-de-Braye, en bordure d'une plaine de jeux dont il est isolé. Son plan s'organise selon un système viaire hiérarchisé délimitant six îlots de forme trapézoïdale. Le dessin des rues associe une trame orthogonale et la diagonale imposée par le percement de l'avenue de la Marne partant la rue de l'Argonne et aboutissant à l'entrée de la plaine de jeux (occupant l'emplacement prévu initialement pour le cimetière). Le prolongement de l'avenue de la Marne devant l'entrée de la plaine de jeux du Belneuf par la rue de Médéa créé un effet de parcours en "S" qui contribue à alléger la composition d'ensemble. Ce réseau viaire est complété par une place non piétonne située au nord-est du lotissement, dont la forme inspirée de la place en bras de turbine, fut également employée par l'architecte dans le lotissement communal des Beaumonts. Si le lotissement est isolé de la plaine de jeux par une barrière végétale constituée de rangées d'arbres et d'une allée gazonnée, il bénéficie également, rue du Belneuf et rue de Médéa, de plantations d'alignement formant un écran végétal en été (fig. 18 et 19, et 29, ci-contre).

Les constructions en groupes discontinus de deux unités juxtaposées dominent selon une économie relative d'espace imposée par le plan-masse (moins de 20 logements à l'hectare). L'implantation à 4 m minimum de l'alignement s'inscrit dans le programme du Plan de Reconstruction et d'aménagement de la ville respecté dans le cahier des charges de 1957, que l'on retrouve également à la même période dans les lotissements communaux des Beaumonts, de la rue du Capitaine-Bazinet ou de la rue Eugène-Turbat. Au contraire, les limites latérales sont réduites à 2,50 m contre les 4 m prévus dans le P.R.A. afin de permettre une densification du lotissement. L'implantation est le plus souvent parallèle à la voie, ce rapport étant inversé en cas d'aménagement de petites impasses rue du Belneuf et rue Eugène-Sue. Rue de Médéa ou rue de la Marne, une implantation en palier est adoptée de manière à conserver le parallélisme des maisons.

Maisons jumelées, 30-32 rue du Belneuf.Maisons jumelées, 30-32 rue du Belneuf.Sur la rue, les clôtures se composent de murets et de grilles, de poutres de ciment, parfois de simples grillages. Elles peuvent être couplées à des haies qui participent alors du jardin d'agrément imposé devant les maisons. Il faut ici souligner la qualité de certains dessins de grilles se diffusant à Orléans au cours des années 1950 et 1960 qui participent à une certaine qualité de l'espace public. Les grilles se composent généralement de cadres de tubes métalliques rectangulaires droits, cintrés ou brisés. Leur remplissage, parfois constitué d'un simple grillage à trame fine (fig. 24, 41) peut également accueillir divers motifs géométriques, tels que les dents de scie (fig. 33, 35), la forme sinusoïdale qui se prête à diverses variations (fig. 21, 26, 37, et image ci-contre), les cercles et les losanges (fig. 38, 44). D'autres motifs moins courants ont été repérés, tels que les pointes de diamant (fig. 23) ou les fleurs (fig. 34).

Près de la moitié des lots (81) a été cédé à des sociétés privées dans le but d'édifier des groupes de maisons économiques et familiales. Les 29 maisons jumelées ou isolées de la société coopérative d'H.L.M. se concentrent au niveau du carrefour des rues du Belneuf et de Médéa et sont construites selon deux formules. Les premières se composent de deux niveaux habitables sur un soubassement à destination de garage. Les entrées se situent en pignon au niveau du soubassement ou directement au rez-de-chaussée accessible par un escalier. Les secondes comportent un rez-de-chaussée et un étage carré sans cave, avec garage accolé, à l'exemple du n° 6-8 rue de Médéa (fig. 34). Ces maisons sont couvertes de toits à longs pans et croupes ou de toits à longs pans débordants en ardoise. Le groupe de maisons du Comité interprofessionnel du logement (C.I.L.) forme quant à lui une disposition en peigne basé sur le retrait de deux garages mitoyens (rue de Médéa, rue de Chinon, rue du Docteur-Jean-Falaize). Les maisons jumelées comportent un étage carré et sont couvertes d'une toiture à longs pans en tuile mécanique.

Maison, 26 rue du Belneuf.Maison, 26 rue du Belneuf.D'autres constructions sont le fait de propriétaires isolés regroupés afin de construire simultanément selon les préconisations du cahier des charges. On peut signaler ainsi les maisons de la Ruche ouvrière reconnaissables à l'emploi de la brique en piédroits, ce matériau étant relativement peu visible dans le lotissement. Les maisons n° 38 et 40 rue du Belneuf affichent une plus grande richesse formelle par l'emploi du moellon apparent en soubassement et de la brique à l'étage. D'autres enfin échappent à la construction standardisée : on soulignera ici la présence d'une maison de type "bungalow" couverte d'une toiture à un pan et la maison située au n° 26 rue du Belneuf remarquable à sa loggia (image ci-contre) et son pan de mur de béton au droit de la façade, dissimulant la porte d'entrée au rez-de-chaussée.

Maisons, 15 et 17 rue du Docteur Jean-Falaize.Maisons, 15 et 17 rue du Docteur Jean-Falaize.Pour les deuxième et troisième tranches, réalisées à la fin des années 1960 et durant les années 1980, la Ville a autorisé la construction en bande toujours dans une logique de densification. Rue du Docteur Jean-Falaize (image ci-contre), les maisons bâties avec l'aide de la société la Ruche ouvrière d'Orléans, composent deux bandes de 8 et 10 unités de logement. Les façades associent articulations entre intérieur et extérieur et jeux sur les matériaux et les couleurs. Au rez-de-chaussée, qui comporte un garage, l'entrée est disposée sous un porche triangulaire. Le premier étage abritant les pièces d'habitation, est éclairé par deux ou trois baies dont l'une est précédée d'un balcon à parapet et garde-corps métallique. Le moellon est laissé apparent entre deux fenêtres et pour certains murs mitoyens en débord entre deux maisons. La couverture à deux pans est en ardoise. Rue du Eugène-Sue, les 12 maisons témoignent en revanche d'un certain appauvrissement des formes architecturales dans la production courante des années 1980.

Précision dénominationlotissement réglementé
Appellationsdu Clos Belneuf
Parties constituantes non étudiéesmaison, place, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue du, Belneuf , impairs de 11 à 23 rue du, Paradis , pairs de 88 à 100, impairs de 101 à 111 rue de la, Marne , rue de, Médéa , rue de, Chinon , rue de, l'Yser , rue, Eugène-Sue , pairs de 8 à 22, impairs de 15 à 53 rue du
Docteur-Jean-Falaize
Cadastre : 2008 CI 5 à 27, 29 à 40, 43, 51 à 103, 112 à 155, 408 à 412, 415 à 439, 478 à 481, 495 à 506

Le lotissement du Clos-Belneuf a été réalisé par la municipalité d'Orléans dans le cadre du plan d'aménagement de la ville approuvé en 1949. Autorisé par la préfecture le 12 décembre 1957, il est conçu parallèlement au projet d'implantation du nouveau cimetière à la limite de la commune de Saint-Jean-de-Braye et prévoit l'ouverture de sept rues et un découpage en 176 lots. Le cahier des charges, rédigé par l'architecte Léon-Émile Bazin et le directeur des Travaux municipaux Bourdin, définit l'usage résidentiel du lotissement, à l'exception des lots situés en face de l'entrée du cimetière réservés à la construction d'un centre commercial. Le lotissement est également destiné à la construction de maisons individuelles accessibles à la propriété. Le plan-masse conditionne l'implantation des maisons isolées ou jumelées, en retrait de 4 mètres de la rue et de 2,50 mètres des marges latérales. Les clôtures sur la voie publique doivent être constituées par une claire-voie n'excédant pas 1,50 mètres et les clôtures en maçonnerie ou en éléments préfabriqués sont interdites. Le gabarit des maisons est fixé à deux niveaux droits maximum pour les maisons jumelées et un niveau droit et un étage de comble pour les maisons isolées. Les maisons doivent être construites en matériaux durables dans un délai de 27 mois maximum à partir de la date d'achat de la parcelle. Enfin, pour les constructions jumelées, il est demandé aux acquéreurs de se grouper simultanément. Afin de permettre à la Ville d'acquérir progressivement les terrains nécessaires, le lotissement est effectué en trois tranches. Les premiers lots, n° 1 à 136, sont vendus et bâtis à partir de la fin des années 1950. Dans cette première tranche, deux groupes d'habitation sont réalisés par la Société coopérative d'H.L.M. et par le Comité interprofessionnel du logement (C.I.L.) du Loiret. La deuxième tranche, rue du Docteur-Jean-Falaize (lots 137 à 164) est bâtie à la fin des années 1960 sur la base d'un plan-masse approuvé en 1968. Enfin, la troisième tranche située rue Eugène-Sue (lots 165 à 176) n'est construite que durant les années 1980. Le projet de centre commercial, envisagé en 1966 et conçu par Bazin, a été abandonné en 1971 puis le terrain a été divisé en quatre lots. C'est à cette période qu'est abandonné le projet d'aménagement du cimetière à l'emplacement duquel est aujourd'hui aménagé un terrain de jeux.

Période(s)Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates1957, daté par source
1968, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bazin Léon-Emile
Bazin Léon-Emile (1900 - 1976)

Élève de l'École des Beaux-Arts de Paris de 1923 à 1930 ; nommé architecte en Chef de la Reconstruction du Loiret en 1941 puis architecte en Chef des bâtiments civils et palais nationaux en 1959.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source
Personnalité : Ville d'Orléans
Ville d'Orléans

Commanditaire, maître d'ouvrage


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
promoteur attribution par source
Personnalité : Comité interprofessionnel du logement du Loiret
Comité interprofessionnel du logement du Loiret
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
promoteur attribution par source
Personnalité : Société coopérative d'H.L.M. promoteur attribution par source

Le lotissement du Clos-Belneuf est situé dans le Nord-Ouest de la ville à la limite de la commune de Saint-Jean-de-Braye. Il est desservi par un réseau de sept voies de 8 à 12 mètres et comprend 179 lots d'une moyenne de 340 m². Les rues et les abords du lotissement bénéficient d'un traitement végétal. Ainsi à l'est, le lotissement est séparé du terrain de jeux (réalisé à l'emplacement du cimetière prévu à l'origine) par une allée gazonnée et une rangée d'arbres. Les rues de Médéa, du Belneuf et du Docteur Jean-Falaize sont également bordées sur un côté d'une simple ou double rangée d'arbres. Le lotissement est exclusivement résidentiel et comprend uniquement des maisons individuelles, simples ou jumelées. Implantées de manière discontinue ou en rangée rue Eugène-Sue et rue du Docteur Jean-Falaize, elles respectent un retrait minimum de 4 mètres par rapport à la rue conformément au cahier des charges. Elles sont construites en rez-de-chaussée, à rez-de-chaussée et étage de comble ou à un étage carré et peuvent comprendre un niveau de soubassement ou un sous-sol semi-enterré intégrant un garage. Construites en moellon ou en brique, elles sont couvertes de toits à un pan, à deux pans ou à longs pans et croupes en tuile mécanique, en ardoise ou dans un matériau non déterminé (n° 16-18 rue du Belneuf).

Mursbrique
enduit
moellon
Toittuile, ardoise
Étagessous-sol, étage de soubassement, en rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à un pan
toit à deux pans
toit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait du cahier des charges, 28 mars 1957, par Bazin, architecte, et Bourdin, Directeur des Services Techniques Municipaux (Archives municipales d'Orléans, série O, 4596)

    Extrait du cahier des charges, 28 mars 1957, par Bazin, architecte, et Bourdin, Directeur des Services Techniques Municipaux (Archives municipales d'Orléans, série O, 4596)

    "Article 2 - Voirie et viabilité

    Afin de permettre la construction rapide des immeubles, elles seront viabilisées à l'essentiel, et ne recevront leurs trottoirs et revêtements définitifs que lorsque, compte tenu du nombre de constructions achevées, ou sur le point de l'être, l'Administration municipale l'estimera utile (...)

    Article 5 - Attribution des lots

    La cession des terrains sera consentie aux candidats qui, en ayant fait la demande régulière au service municipal chargé de les recevoir, la verront agréée par la Commission municipale en application de l'article 148 du Code de l'Urbanisme et de l'Habitation.

    Article 6 - Délais de construction

    L'acquéreur devra déposer dans un délai de 9 mois à dater de la signature de l'acte de cession, la demande de permis de construire. Il sera tenu de commencer les travaux dans les 6 mois qui suivront la délivrance du permis de construire. Il sera tenu d'avoir terminé ses travaux et de présenter le certificat de conformité dans un délai de 18 mois à dater de la délivrance du permis de construire, et si ce dernier était plus court dans un délai de 27 mois à partir de l'entrée en jouissance du terrain. Si l'acquéreur a été mis, par les circonstances de sa volonté, dans l'impossibilité de construire dans le délai prescrit, il pourra solliciter une prolongation de délai (...)

    Il est interdit aux acquéreurs de revendre le terrain cédé avant même l'achèvement de la totalité des travaux prévus, à moins d'y avoir été expressément autorisé par le Conseil municipal (...)

    Tout morcellement, qu'elle qu'en soit la cause, des terrains cédés est interdit (...) Aucune location des terrains cédés ne pourra être consentie tant qu'ils n'auront pas reçu l'affectation prévue.

    Article 7 - Distribution du lotissement

    Les lots n° 3, 4, 7, 22, 23, 24, 25, 32, 111, seront destinés à recevoir des constructions isolées.

    Les autres lots seront en principe occupés par des constructions jumelées. Toutefois, dans le cas ou deux attributaires qui devraient en principe construire des immeubles jumelés, désireraient édifier des constructions isolées, ils devront en tout état de cause se mettre d'accord pour que l'implantation des constructions soit possible dans le cadre des prescriptions de l'article 9 ci-après, et obtenir au préalable l'accord de la Ville qui sera donné ou refusé par simple décision de M. le Maire. A défaut d'accord, la construction jumelée deviendra obligatoire et les attributaires devront se grouper pour construire simultanément.

    Les lots 174-175 seront destinés à recevoir des constructions à usage d'habitation et usage commercial, étant précisé que les commerces exercés devront être en rapport avec la proximité du futur cimetière (marbrier, fleuriste, etc.). L'emplacement "commerces" situé à l'ouest des parcelles 174 et 175 sera destiné à recevoir des constructions en bande à usage d'habitation et à usage commercial (en principe cinq).

    M. Bazin, architecte, sera chargé pour le compte des attributaires, de l'établissement, en relation avec leurs architectes, du plan de masse et des plans d'ensemble de la totalité des constructions.

    La Ville se réserve :

    1) d'affecter à des usages commerciaux les lots n° 154, 155, 156, 157 ;

    2) de fixer dans les conditions qui lui paraîtront les plus appropriées le mode d'attribution des lots destinés à des constructions à usage en partie commercial.

    La Ville d'Orléans se réserve en outre le droit, le cas échéant, de procéder à tout moment à un nouveau remembrement des parcelles non encore acquises, afin de permettre éventuellement la construction en bande, la construction d'H.L.M., etc., sauf pour elle, à obtenir à cet effet, toute autorisation légale et réglementaire.

    Les acquéreurs, leurs ayant-droit, ou leurs successeurs, ne pourront, en totalité ou en partie, céder aux propriétaires de terrains voisins, ni à qui que ce soit, aucune fraction de leur lot pour l'établissement de passages ou de voies d'accès, soit entre plusieurs propriétés, soit sur une voie créée ou à créer.

    Est également interdit, tout morcellement ou division du lot, ainsi que tout droit de passage au public sur le lot.

    Article 8 - Constructions interdites

    (...) Sont prohibés les usines, ateliers, dépôts, entrepôts de tous genres qu'ils soient ou non parmi les établissements classés comme étant dangereux, insalubres ou incommodes. La même prohibition s'étend également à l'exercice de toute profession, métier ou industrie. Toutefois, sur autorisation spéciale de la Commission municipale, pourront être autorisées les constructions nécessaires à l'exercice de professions artisanales ou de professions libérales (...)

    Sont interdits d'une manière définitive, tous les débits de boissons (...)

    Article 9 - Implantation des constructions

    Les constructions seront édifiées comme il est dit à l'article 7 ci-dessus. Elles seront soumises aux dispositions du programme d'aménagement de la ville relatives à la zone dite de constructions en ordre discontinu, sauf en ce qui concerne les marges latérales qui seront de 2,50 mètres au minimum pour le bâtiment principal. Elles pourront bénéficier en outre, le cas échéant, des dérogations réglementaires prévues au dit programme.

    Toutefois la servitude de reculement en bordure des voies et places publiques est transformée en une servitude non aedificandi fixée uniformément à 4 mètres (...)

    Article 11 - Règles applicables aux constructions

    Les habitations élevées sur des lots pour lesquels la construction de maisons jumelées est obligatoire, devront comporter deux niveaux droits habitables avec ou sans sous-sol, avec ou sans comble habitable.

    Les habitations isolées pourront comporter un niveau droit habitable, avec ou sans comble aménagé habitable ; ou deux niveaux droits habitables, sans comble aménagé habitable. Elles seront construites avec ou sans sous-sol.

    Les toitures des bâtiments principaux devront être réalisées en tuile (petit moule) ou en ardoise. L'emploi de fibre-ciment ondulé coloré pourra éventuellement être autorisé par l'administration municipale, en accord avec M. l'inspecteur départemental de l'Urbanisme.

    Article 12 - Constructions provisoires

    Hormis les baraques de chantier qui devront disparaître dès la construction du bâtiment principal terminée, sont prohibées toutes les constructions provisoires telles que celles construites en matériaux peu durables : bâtiments en bois, carreaux de plâtre, agglomérés de mâchefer sans enduit ou crépi extérieur, vieux matériaux de récupération, de démolition, tôle, etc. (...)

    Article 13 - Bâtiments annexes

    Des bâtiments annexes pourront être édifiés dans les conditions admises par le programme d'aménagement de la Ville pour la zone dite "discontinue".

    Dans le cas où le bâtiment annexe devrait être édifié entre le bâtiment principal et la limite séparative, il devra être construit en harmonie avec le bâtiment principal au point de vue de l'aspect extérieur et de la couverture, à moins qu'un mur acrotère, par exemple, dissimule une couverture différente qui pourra également être une dalle ou du fibre-ciment ondulé (...)

    De plus, les couvertures en carton bitumé sont interdites.

    Article 14 - Clôtures

    Les parcelles seront clôturées à l'alignement des voies et places, dans les conditions définies au programme d'aménagement de la Ville, dans le délai de deux ans maximum après l'achèvement des travaux de la construction principale.

    En limite séparative, dans la largeur de la zone non aedificandi, les clôtures seront identiques à celle édifiées à l'alignement de la voie. Dans cette partie, elles seront obligatoirement constituées soit par une claire-voie de 1,50 mètre de hauteur sans mur bahut, soit par tout système de clôture équivalent, à l'exclusion de toute clôture en maçonnerie ou en éléments préfabriqués.

    Au delà de la partie correspondant à la zone non aedificandi, les clôtures pourront être différentes.

    Les propriétaires auront en particulier la possibilité d'élever des murs d'une hauteur au plus égale de 2 mètres, édifiés à cheval sur la limite séparative, mais ils ne pourront, sans accord entre eux, exiger de leur voisin une participation supérieure au prix d'une claire-voie de 1,50 mètre de hauteur.

    Dans le cas de dénivellation de terrains contigus, les hauteurs seront mesurées à partir du niveau moyen en rive des deux propriétés. (...)

    Article 16 - Tenue des propriétés

    Les propriétés devront être maintenues en bon état de propreté. Notamment, les bâtiments seront entretenus avec soin, de même que les clôtures.

    En cas de neige ou de gel, chaque propriétaire devra déneiger et déglacer trottoir et caniveau sur toute la longueur de sa façade afin de permettre une circulation sans danger. Il sera seul entièrement et civilement responsable des accidents provenant de son refus ou de sa négligence.

    Il sera également tenu au désherbage de son trottoir.

    La zone non aedificandi en bordure des voies et places publiques sera gazonnée, fleurie, ou plantée d'arbustes, à l'exclusion absolue d'arbres à hautes tiges.

    Il est interdit d'y étendre et faire sécher du linge."

  • Lettre de M. le Maire à M. Delmond, directeur des Services départementaux, Ministère de la Construction, 30 mars 1960 (Archives municipales d'Orléans, série O, dossier 693) :

    Lettre de M. le Maire à M. Delmond, directeur des Services départementaux, Ministère de la Construction, 30 mars 1960 (Archives municipales d'Orléans, série O, dossier 693) :

    "Il est évident que la construction en bande ou même en immeubles jumelés de bâtiments dont l'édification est le fait de propriétaires individuels, présente des difficultés et il ne fait pas de doute qu'une véritable unité architecturale ne pourrait être obtenue qu'au moyen de constructions de caractère groupé (...) Les difficultés immobilières sont ce qu'elles sont, elles nous prennent à la gorge et il est essentiel de les résoudre en densifiant l'occupation même lorsque cette occupation est une occupation à caractère individuel.

    L'obligation de construire des pavillons jumelés semble donc indiscutable. Bien qu'il soit rattachable au groupe en voie de construction dans l'Est, le quartier du Belneuf n'est pas un quartier central, des différences qu'on observe d'ailleurs en grand nombre dans des quartiers reconstruits au moyen de dommages de guerre et contre lesquelles on ne saurait d'ailleurs s'élever pouvant à plus forte raison être autorisées dans ce quartier. Mes services s'efforcent d'ailleurs de limiter les différences et font souscrire aux demandeurs un engagement (...)."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 693, cotation provisoire. Lotissement du Clos Belneuf, plan parcellaire, projet et approbation, plan définitif, application du cahier des charges.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. ; série O, dossier 4596, cotation provisoire. Lotissement du Clos Belneuf, dépôt des pièces du lotissement. 1960-1968.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 5041, cotation provisoire. Lotissement du Clos Belneuf, prolongement de rue, commerces.

  • Archives départementales du Loiret ; 129 W 23351. Lotissements d'Orléans.

  • Archives départementales du Loiret ; 129 W 23345. Lotissements d'Orléans.

Documents figurés
  • Plan du lotissement, projet 2, 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan du lotissement, projet 3, 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan du lotissement, projet 4, 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan du lotissement, projet 5, 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 696).

  • Esquisse du plan-masse, février 1957. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan-masse du lotissement, 1957. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan du lotissement, projet 1, 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan du lotissement, implantation définitive, 20 juillet 1959. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 693).

  • Plan d'implantation du centre commercial et des logements collectifs, Bazin arch., 1966. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 5041).

  • Projet de centre commercial et de logements collectifs, élévations des façades, Bazin arch., 1966. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 5041).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann