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Lotissement réglementé dit quartier des Blossières

Dossier IA45003040 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

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Contexte historique et urbain

Quartier des Blossières, projet de Jean Royer, 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 172 X 31052).Quartier des Blossières, projet de Jean Royer, 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 172 X 31052).Suite aux destructions provoquées par les bombardements de mai 1944, Jean Royer, urbaniste en chef de la reconstruction du Loiret, étudie un projet complémentaire d'aménagement et de reconstruction de la ville d'Orléans. Ce plan, soumis pour la première fois au conseil municipal en mai 1946, est approuvé le 4 mars 1949 par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et le Ministère de l'intérieur. Le quartier de compensation des Blossières s'inscrit dans le projet du nouveau quartier des Murlins (image ci-dessus) présenté par Jean Royer en 1948 dans son rapport justificatif du Projet de Reconstruction et d'Aménagement (P.R.A.). Ce quartier devait comprendre environ 700 logements (dont 350 en individuel) bénéficiant de tous les équipements nécessaires : des groupes scolaires, une piscine, des terrains de sports, un centre de formation professionnelle, une église, une bibliothèque, des commerces (voir annexe 1).

Dans son ensemble, les références urbaines et architecturales du nouveau quartier des Murlins sont celles de la cité-jardin, celle du début du 20e siècle de l'architecte Raymond Unwin en Angleterre, mais aussi celle de l'urbaniste Louis Van der Swaelmen qui est à l'origine des principales réalisations belges des années 1920-1940. En effet, l'idéal social à la base de la conception des cités jardins de Van der Swaelmen a du inspirer Jean Royer dans la conception urbaine du nouveau quartier en associant l'implantation d'équipements publics et des habitations amenées à former ce qu'il a appelé une "véritable unité résidentielle" et un "quartier d'expérience". La référence apparaît d'autant plus explicite que Jean Royer cite dans un album de présentation du P.R.A. l'une des réalisations majeures de l'urbaniste belge, la cité jardin de la société coopérative le Logis construite dans la banlieue de Bruxelles à partir de 1922 et reconnue pour ses qualités paysagères et constructives.

Seule la partie sud du quartier des Murlins, constituée du quartier de compensation des Blossières et le quartier du Pont-Bannier (immeubles collectifs situés de part et d'autre de la rue du Faubourg-Bannier) sera réalisée conformément aux dispositions du plan Royer, la partie nord ayant fait l'objet d'un nouveau plan approuvé à la fin des années 1960.

La conception du lotissement

Dans le premier projet connu, Jean Royer énonce les grands axes de composition urbaine qui seront adoptés en 1948 (doc. 3, 4 et 5) et dont les principes se réfèrent aux cités jardins anglaises et belges. Le plan d'ensemble s'appuie sur un traitement différencié des espaces publics et des profils de voirie associés à une composition végétale.

Vue de la rue du 16-Août-1944.Vue de la rue du 16-Août-1944.Le quartier s'organise autour d'une place centrale arborée fermée par trois blocs d'habitations et vers laquelle convergent trois rues. Tout en évoquant la place des Acacias qu'elle était amenée à reconstituer (quartier des Acacias, réalisation de la Société immobilière d'Orléans, 1883), le dessin de la place évoque celui de la place dite en bras de turbine médiévale dont les vertus avaient été décrites dès 1889 par l'architecte viennois Camillo Sitte dans son ouvrage L'art de bâtir les villes puis vingt ans plus tard par l'architecte anglais Raymond Unwin (L'étude pratique des plans de ville, introduction à l'art de dessiner les plans d'aménagement et d'extension1). Ce type de place, qui créé des espaces visuellement fermés (par les blocs d'habitations) et introduit l'idée du cheminement ou de la coulisse, apparaît comme une référence importante au sein des aménagements urbains orléanais de cette période. En effet, Jean Royer en fait également une figure centrale dans son projet d'aménagement du quartier de l'Argonne (non réalisé) tandis que Léon-Émile Bazin l'emploie aux Beaumonts et dans une moindre mesure au Clos-Belneuf.

Les voies de desserte, dont le tracé s'appuie en partie sur la topographie existante, dessinent un système hiérarchisé. À l'est, à l'ouest et au sud de la place, trois rues introduisent des ruptures d'alignement central, bordées de blocs de deux ou quatre habitations précédées de plantations d'alignement. Ce principe, que l'on retrouve dans un second quartier de compensation orléanais (le Clos-L'Évêque), se réfère à l'une des figures de la cité-jardin anglaise de Letchworth construite à partir de 1903 (Raymond Unwin architecte). Les entrées sont signalées, à l'est et à l'ouest, par des maisons jumelées ou individuelles implantées à 90°. À l'est, la rue relie deux places dont l'une, au sud, sert d'écrin à un groupe de trois maisons fermant la perspective. Dans tous les cas, l'implantation des maisons est basée sur une symétrie axiale ou longitudinale employée également au centre du lotissement, dans une rue bordée de maisons en coeur de parcelle. En coeur d'îlot, les jardins sont desservis par un réseau de chemin qui s'appuie à l'est sur le tracé des anciennes venelles du quartier. On remarquera à l'ouest les chemins se réunissant en une placette arborée dont la forme constitue l'expression aboutie de la place en bras de turbine.

Plan-masse du lotissement, 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).Plan-masse du lotissement, 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).Le plan définitif adopté en 1948 (image ci-dessous), sur lequel s'appuie le géomètre Larramendy pour dessiner le plan-masse, reprend l'essentiel des études antérieures et introduit différentes variantes. À l'est, Jean Royer modifie le profil de voirie et adopte, pour la construction d'un groupe de quatre maisons en retrait d'alignement, une disposition concave toujours inspirée de la cité-jardin de Letchworth. Si l'auteur a supprimé le réseau de chemins en coeur d'îlot, il ajoute six impasses, dont deux desservent les fonds de parcelle des immeubles bordant la place centrale. Mais surtout, l'urbaniste introduit dans ce projet un des principes de composition théorisé par Raymond Unwin : le close (une voie en cul-de-sac bordée de maisons). Dans la partie ouest du lotissement, une rue courte et étroite débouche sur une place rectangulaire fermée au sud-ouest par un angle arrondi en direction de la place centrale. Le modèle proposé se réfère ici au close en T mis en application à Hampstead (Asmuns place), une autre cité-jardin située dans la banlieue de Londres réalisée plus de quarante ans plus tôt (1905-1907).

Vue de la chapelle des Blossières, rue du Maréchal-Leclerc.Vue de la chapelle des Blossières, rue du Maréchal-Leclerc.Globalement, le quartier a été réalisé conformément au plan-masse de Larramendy. Deux modifications ont été opérées après le démarrage des travaux de construction. La chapelle de secours des Blossières (Leroux architecte, 1959) a été édifiée au sud de la place de la Nouvelle-Orléans à l'emplacement d'un bloc d'immeubles prévu dans les projets initiaux. Par ailleurs, le bloc nord-est en L fermant la place de la Nouvelle-Orléans a été divisé en deux blocs d'immeubles distincts.

Caractéristiques morphologiques et architecturales

Le lotissement présente une grande cohérence formelle reposant sur une mise en forme architecturale adaptée à l'espace public (par la définition de gabarits) associées à un règlement définissant les niveaux d'élévation. L'ambiance qui se dégage de l'ensemble est celle d'un village, sorte de cité modèle construite sur un temps très court, avec ces rues convergeant vers la place centrale où se concentrent quelques uns des équipements indispensables à la vie courante, les commerces et le lieu de culte (la chapelle des Blossières).

Vue du terrain de jeux pour enfants et du square, place de la Nouvelle-Orléans.Vue du terrain de jeux pour enfants et du square, place de la Nouvelle-Orléans.La place de la Nouvelle-Orléans, occupée par un square et un jardin d'enfants est fermée sur trois de ses côtés par des immeubles conçus d'un seul bloc (Royer, architecte ?) mais dont la réalisation a été confiée aux architectes désignés par les sinistrés. Construits à partir de 1954, ces immeubles présentent une composition architecturale chère au Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU). Réunissant une soixantaine de logements au total, ils se composent d'un rez-de-chaussée à boutique (pour les blocs nord et est), traité en moellons apparents jointoyés en ciment, et de deux étages carrés enduits. Ils sont couronnés de corniches de ciment peint sur lesquelles reposent de hautes toitures à longs pans et croupes en ardoise ponctuées de lucarnes à croupes et de hautes cheminées. Chaque bloc est mis en travées au moyen de l'alignement des baies à encadrements préfabriqués, de pseudo pilastres délimitant chaque unité de construction et de chaînes d'angle en moellon d'appareil régulier. Des pignons triangulaires à base interrompue accentuent enfin l'ordonnance classique de l'ensemble.

Maison, 14 rue des Fusillés-1944-1945.Maison, 14 rue des Fusillés-1944-1945.Tout en respectant les 4 m de retrait définis dans le P.R.A. (à l'exception des passages, plus étroits), chaque rue a reçu un profil différencié dont le traitement repose sur l'implantation des habitations (isolées ou groupées de deux à cinq unités) et le nombre de niveaux autorisés (un ou deux niveaux droits et comble). Les maisons alignées le long des passages, groupées par deux ou trois unités, présentent généralement une élévation modeste en rez-de-chaussée parfois surmonté d'un étage de comble, plus rarement à un étage carré (passage du Coulon). La rue des Fusillés-1940-1945 a reçu un traitement pittoresque basé sur une perception séquencée induite par l'alignement concave des habitations. Ce traitement trouve une autre expression rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, où les maisons (en particulier les pavillons à pignon sur rue), implantés au coeur d'un jardin, sont disposées en quinconce (retrait de 6 ou 10 m). La disposition symétrique employée ici est également visible rue Louis-Braille, depuis laquelle on accède au close. Celui-ci se compose de la rue Lormier-dit-Magloire bordée de deux bandes de maisons symétriques et de la place Dundee où les maisons sont implantées plus librement.

Dans l'ensemble du quartier, la construction traditionnelle en brique ou en moellon sous enduit perdure mais la polychromie qui caractérisait encore les maisons d'avant guerre disparaît tandis que l'on voit se développer l'usage du béton visible en façade à quelques saillies (balcons ou auvents). Les maisons de la reconstruction se caractérisent à quelques rares exceptions par des façades standardisées rythmées par l'alignement de baies quadrangulaires normalisées. La modénature y est souvent réduite au simple jeu des encadrements à profils fins utilisant deux procédés : encadrements et corniche en brique ou en ciment peint. Plus rare est l'association de la brique et du moellon apparents, utilisés pour souligner des fenêtres réunies dans un bandeau à encadrement de ciment ou brique et séparées par un trumeau élargi en brique ou en moellon (15-15 bis rue des Blossières, 21 et 23 rue du Maréchal-Leclerc).

Maison, 17 rue des Fusillés-1940-1944.Maison, 17 rue des Fusillés-1940-1944.Le moellon en appareil régulier rythmant les façades, observé place de la Nouvelle-Orléans, est employé pour d'autres groupes de maisons, plus particulièrement aux points forts de la composition urbaine, telles que les maisons jumelées situées au centre de la rue Louis-Braille (n°16-18) ou le groupe de cinq habitations de la rue du Maréchal-Leclerc (n° 11 à 17 et n°2 rue du Seize-août-1944). Dans d'autres groupes, l'animation des façades est simplement assurée par l'emploi du moellon pour les piédroits des portes, fenêtres et lucarnes (n° 12-14 rue Louis-Braille ; rue Lormier-dit-Magloire). L'économie de la construction excluait en définitive toute ornementation. Dans ce contexte, la maison située au n° 17 rue des Fusillés-1940-1944, ornée des céramiques de Jeanne Champillou, fait ainsi figure d'exception.

1UNWIN, Raymond (trad. Henri Sellier, préface Jean-Pierre Frey, 1ère éd. anglaise, 1909 ; rééd. française, 2012), Étude pratique des plans de villes. Introduction à l'art de dessiner les plans d'aménagement et d'extension, Marseille : Parenthèses, 2012, 412 pages
Précision dénominationlotissement réglementé
Appellationsquartier des Blossières
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, chapelle, place, jardin, cour
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue des, Blossières , pl., Dundee , pl. de la, Nouvelle-Orléans , rue du, Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny , rue, Braille , rue du, Maréchal-Leclerc , rue, Lormier-dit-Magloire , rue des, Fusillés-1940-1944 , rue du
131e-Régiment-d'Infanterie
Cadastre : 2008 AP 142 à 162, 165, 166, 175 à 228, 240 à 270, 297, 301 à 339

Le quartier de compensation des Blossières, dont le projet a été élaboré entre 1944 et 1948 par l'urbaniste Jean Royer, a été créé par la Ministère de la Reconstruction et de l'urbanisme pour reloger des propriétaires sinistrés durant les bombardements de 1944. Le plan-masse dessiné par le géomètre A.J. Larramendy était accompagné de plusieurs servitudes de construction. Les immeubles prévus en bordure de la place formant le coeur du nouveau quartier devaient accueillir des commerces en rez-de-chaussée, comprendre une hauteur de 9 ou 10 mètres sous corniche (deux étages) et une toiture en ardoise d'une pente comprise entre 45° et 60°. Dans le reste du lotissement, la hauteur des constructions était limitée à un étage carré et un étage de comble. Pour les constructions établies en retrait, la marge d'isolement était fixée à 4 mètres minimum conformément au Plan de Reconstruction et d'Aménagement de la ville (P.R.A.). Les constructions mitoyennes (groupes de maisons ou d'immeubles) devaient enfin respecter une unité d'architecture. Le quartier est en grande partie achevé en février 1955. Les habitations sont construites par des architectes désignés par les propriétaires sinistrés, parmi lesquels figurent en particulier les architectes Dussimon (20 constructions), Roger Croissandeau (28 constructions) et Pilet (14 constructions). En 1959, la chapelle Notre-Dame des Blossières, construite par l'architecte Leroux, est réalisée à l'emplacement d'un bloc d'édifices rue du Maréchal-Leclerc.

Période(s)Principale : milieu 20e siècle
Dates1948, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme Sous-direction des travaux topographiques
Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme Sous-direction des travaux topographiques
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promoteur attribution par source

Le quartier des Blossières se situe au nord de la voie de chemins de fer reliant Orléans à Tours, entre la rue du 131e-Régiment-d'Infanterie au sud, la rue des Murlins à l'ouest, la rue des Blossières au nord et la rue du Faubourg-Bannier à l'est. Il comprend 141 lots desservis par un réseau de voirie hiérarchisé constitué de trois voies principales convergeant vers la place de la Nouvelle-Orléans (rue du 16-Août-1944, rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, rue du Maréchal-Leclerc), de deux rues secondaires (rue des Fusillés-1940-1944, rue Louis-Braille) et de sept impasses. L'ensemble du lotissement bénéficie d'une grande couverture végétale constituée par les plantations des espaces publics (265 arbres plantés à l'origine) les jardins privatifs en coeur d'îlot. Le lotissement se compose de maisons individuelles ou groupées, d'immeubles (avec boutique en rez-de-chaussée place de la Nouvelle-Orléans) et d'une chapelle. Les édifices sont implantés conformément au plan-masse d'origine, à l'alignement en bordure des places et des impasses et en retrait derrière un jardin d'agrément le long des rues. La hauteur des édifices varie à quelques exceptions près en fonction du statut de l'espace public : à deux étages carrés place de la Nouvelle-Orléans, en rez-de-chaussée le long des impasses (excepté passage du Coulon), à un étage carré en bordure des rues. Construits dans des matériaux traditionnels, en moellon (apparent ou enduit) ou en brique, ces édifices sont couverts de toitures en ardoise, à deux pans, à longs pans et croupes ou en pavillon.

Mursbrique
ciment
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Présentation du quartier Bannier nord, dit quartier des Murlins par Jean Royer, extrait du rapport justificatif du projet de reconstruction et d'aménagement, 1948

    Présentation du quartier Bannier nord, dit quartier des Murlins par Jean Royer, extrait du rapport justificatif du projet de reconstruction et d'aménagement, 1948

    (Archives municipales d'Orléans, série O, 7681)

    "S'inscrivant dans la partie centrale du faubourg Bannier, le quartier "des Murlins" mérite une attention spéciale. Il se trouve, en effet, directement lié aux programmes de reconstruction d'Orléans et à la transformation du réseau ferroviaire.

    Le nouveau dispositif adopté par la S.N.C.F. pour sa gare de voyageurs et marchandises absorbe en totalité le quartier des Acacias ; la zone de regroupement industriel entraîne elle aussi pour les immeubles qui se trouvaient sur ces terrains l'obligation de se transférer sur un autre lieu ; les destructions qu'a enfin subies les faubourg Bannier lui-même permettent de réserver dans l'ancien cheminement continu de maisons qui le bordaient avant guerre, des brèches de verdure qui rompront sa monotonie.

    Il s'agit là de plusieurs centaines de maisons d'habitation, pour la plupart individuelles, qu'il convient de regrouper et les terrains des Blossières se prêtent de façon admirable à la création d'un quartier nouveau pouvant être traité comme une véritable unité résidentielle. Tenant compte, dans la plus large mesure, des maisons existantes, régularisant le réseau de venelles qui les dessert, les voies prévues dans ce quartier permettront la construction d'environ 350 maisons individuelles, un nombre identique d'appartements dans des immeubles collectifs et donneront en outre la possibilité de reconstituer dans des conditions favorables la petite place des Acacias détruite par les bombardements.

    Deux ensembles immobiliers se situent, l'un à l'entrée du quartier au nord du pont Bannier, l'autre sur la place sur laquelle débouche la voie aboutissant sur Fleury au tunnel des champs-Bouchaux, et d'où part une importante voie diagonale conduisant à l'aérodrome de Saran.

    Ce quartier sur la constitution duquel une action et une surveillance efficace peuvent être exercées puisqu'il est, en grande partie, réservé à des opérations de reconstruction, mérite d'être choisi comme quartier d'expérience, pour un équipement social modèle : un important groupe scolaire (garçons, filles et maternelle) accompagné d'une piscine et de terrains de jeux et d'éducation physique en occupera le centre. Dans son axe, une large brèche laissée sur le faubourg Bannier par les bombardements, est utilisée pour l'installation d'un marché du quartier accompagné d'un centre social et d'un bureau de poste.

    Au nord du groupe scolaire, un terrain a été réservé par la Direction Générale de l'Enseignement Technique pour y édifier son centre de Formation professionnelle féminin, provisoirement installé à Olivet.

    Plus au sud, sont rassemblés autour d'une placette l'église correspondant à cette population nouvelle, une salle de réunion et une bibliothèque ; reliée à cette placette on trouvera la place des Acacias reconstituée, centre commercial du quartier.

    En ce qui concerne les équipements sportifs, le terrain des "Pieds Blancs" dont l'emplacement actuel est absorbé par l'ensemble immobilier prévu le long du Faubourg Bannier, prend place à proximité du petit cimetière des Aydes. Un autre terrain de sports, à usage public, a été réservé près de la cité H.B.M. de la rue des Murlins.

    Enfin, pour le groupe scolaire de la rue des Ecoles, un plateau d'évolution a été prévu.

    En principe, l'ensemble de ce quartier est constitué par des habitations familiales. Toutefois, le faubourg lui-même est inscrit dans le secteur des constructions en ordre continu.

    Des disciplines spéciales imposant - notamment - la disposition de bâtiments dace au sud, perpendiculaires à l'alignement, sont prévues pour les deux ensembles immobiliers faisant partie du programme de reconstruction. Une architecture est également imposée, dans un esprit différent aux maisons bordant la nouvelle place des Acacias elle aussi en ordre continu".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 3239, cotation provisoire. Quartier de compensation des Blossières.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 7681, cotation provisoire. Plan de reconstruction, d'aménagement et d'embellissement, plan de 1948.

Documents figurés
  • Plan du nouveau quartier des Murlins, vers 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, 7681).

  • Plan parcellaire des Blossières avant remembrement, avec emprise de la voirie. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Plan-masse du lotissement, 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Plan-masse du lotissement, état au 24 février 1955. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Plan du quartier de compensation des Blossières, extrait du P.R.A., 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, dossier 3239).

  • Plan du nouveau quartier des Murlins, détail, vers 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, 7681).

  • Quartier des Blossières, projet de Jean Royer, 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 172 X 31052).

  • Plan du quartier des Murlins, extrait du P.R.A., 1948. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 129 X 31052).

  • Plan du quartier de compensation des Blossières, extrait du P.R.A., 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Plan du nouveau quartier des Murlins, c. a. 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 7681).

  • Plan parcellaire des Blossières avant remembrement. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Avant-projet du quartier des Blossières, Larramendy, géomètre, 1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

  • Plan masse du lotissement, état au 24 février 1955. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3239).

Bibliographie
  • UNWIN, Raymond. L'étude pratique des plans de ville, introduction à l'art de dessiner les plans d'aménagement et d'extension. Paris : Librairie centrale des Beaux-arts, 1922.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann