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Lotissement réglementé dit quartier de la Gare

Dossier IA45003086 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2010

Fiche

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  • Parties constituantes

    • immeuble
    • école
    • bibliothèque
    • magasin de commerce
    • espace vert

Œuvres contenues

Contexte historique et urbain

Durant les bombardements de 1944, les infrastructures ferroviaires et les secteurs nord jouxtant les lignes de chemins de fer, en particulier le quartier des Acacias, sont gravement endommagés et la gare des Aubrais est détruite. Le projet de déplacement de la gare d'Orléans, qui avait été étudié par l'urbaniste Donat-Alfred Agache en 1934 (Plan d'Aménagement, d'Extension et d'Embellissement de la ville d'Orléans) puis par la Compagnie Paris-Orléans en 1936, est ainsi de nouveau envisagé. Adopté par le conseil municipal le 19 janvier 1945, le projet dit "des deux boucles" (en raison de la forme de raccordement des lignes de chemin de fer) prévoit la construction d'une gare unique à 850 m au nord de la gare terminus d'Orléans.

Quartier de la Gare, projet de Jean Royer, perspective axonométrique. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, 7681).Quartier de la Gare, projet de Jean Royer, perspective axonométrique. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, 7681).Chargé de la conception du Plan d'Aménagement et de Reconstruction de la ville d'Orléans (P.R.A.), Jean Royer, urbaniste en chef de la reconstruction du Loiret depuis 1940, conçoit alors le projet d'un nouveau quartier, dit "quartier neuf", à l'emplacement de l'emprise ferroviaire libérée (26 ha). Il comprend un ensemble d'immeubles collectifs répartis perpendiculairement autour d'une avenue centrale, tracée dans le prolongement de la rue de la République et se dirigeant vers la nouvelle gare. Cette zone d'habitation intègre également une salle de spectacle, une crèche et une salle des fêtes. Enfin, à l'emplacement des anciennes casernes à l'est de la rue Émile-Zola doivent prendre place un groupe scolaire, un stade et le musée d'histoire naturelle.

Bien qu'approuvé dans le cadre du P.R.A. en 1949, son exécution est retardée en raison du coût du remaniement des lignes de chemin de fer. Au début des années 1950, les installations ferroviaires attenantes à la gare (dépôt des machines, hangars d'entretien et de stockage) commencent à être transférées au nord de la ville et la municipalité envisage la réfection de la gare terminus. Le 17 décembre 1954, le conseil municipal abandonne définitivement le projet de déplacement de la gare (la solution la plus économique est privilégiée et aboutit au maintien des deux gares). Si le projet de Jean Royer est donc définitivement écarté, l'emprise des installations ferroviaires libérée, bien que moins importante (15 ha), permet néanmoins d'envisager l'aménagement d'une zone d'habitation. L'étude est dans un premier temps confiée à l'urbaniste Palanchon et l'architecte Léon-Émile Bazin. Palanchon, qui semble être l'auteur du projet de rénovation de la gare d'Orléans adopté par le conseil municipal le 17 décembre 1954, est toutefois écarté du projet d'aménagement du quartier par le Ministère de la Reconstruction et du logement le 30 novembre 1955. Léon-Émile Bazin, architecte-conseil du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme pour le Loiret et le Loir-et-Cher depuis 1950, auteur des lotissements communaux des Beaumonts et du Clos-Belneuf, est donc seul chargé de l'élaboration du quartier de la gare.

Le programme et sa réalisation

Plan-masse, 1959. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).Plan-masse, 1959. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).

Le projet du quartier de la gare comprend la construction d'un ensemble d'immeubles d'habitation, de commerces et d'équipements collectifs et publics. Léon-Émile Bazin, qui conçoit le plan-masse entre 1957 et 1959 (ci-dessus), établit un projet raisonné du point de vue de l'équilibre financier (intervention au conseil municipal, 1er juillet 1960) : afin de rentabiliser au maximum la surface constructible et permettre la réalisation de 1800 à 2000 logements, l'architecte opte pour la construction d'immeubles barres de 4 à 11 étages et d'immeubles tours de 19 étages.Perspective sur le quartier de la gare, vue depuis le boulevard de Québec. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).Perspective sur le quartier de la gare, vue depuis le boulevard de Québec. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692). Les parcs de stationnement prévoient plus de 1500 places, en plein air le long de la rue Émile-Zola (700) et en sous-sol (810). Le projet comporte également une cité administrative (bâtiment G), bordée par un centre commercial de 1250 m² (F) et un groupe scolaire pour 24 classes au centre du quartier, qui doit être accessible rapidement depuis la rue de la Gare par un passage souterrain. Enfin, au sud, l'îlot A se compose d'un ensemble d'immeubles associant des logements, un hôtel pour voyageurs, des bureaux, une administration et un second centre commercial.

Afin de procéder à l'aménagement du quartier, le conseil général créé le 16 mai 1957, sur la demande de la municipalité, la Société d’Économie Mixte à l’Équipement du Loiret (S.E.M.P.E.L.). Celle-ci est chargée de réaliser, pour le compte d'une collectivité publique ou d'un établissement public du département, des opérations d'équipement foncier, économique et social. Ainsi, par la convention du 27 juin 1958, la S.E.M.P.E.L. est chargée de l'acquisition des terrains jouxtant les voies de chemin de fer, de leur aménagement puis de la cession des lots aux promoteurs immobiliers. Elle exécute alors l'ensemble des espaces collectifs destinés à l'usage de tous les habitants qui comprennent : les espaces verts, les parcs de stationnements, les chemins de desserte, les trottoirs, les pistes couvertes ou non, les sentiers dans les jardins, les plantations, les espaces de jeux, les allées, etc.

Le cahier des charges du 24 novembre 1959 ne mentionne pas le nombre exact de lots mais précise dans les articles 1 et 2 : "La société (...) entend diviser et céder par lots le terrain dont il s'agit en vue de la création d'une zone d'habitation et de ses annexes. Le terrain sus indiqué a fait l'objet d'une division préalable entre d'une part, les terrains destinés à être incorporés à la voie publique et à la construction des édifices publics et d'autre part, les terrains destinés à être cédés aux constructeurs privés. Ces derniers terrains seront eux-mêmes divisés en lots distincts faisant l'objet de propriété divise". En revanche, le plan de morcellement figure trois tranches (à mettre en oeuvre au fur et à mesure de la cession des terrains par la S.N.C.F.) et une division en 20 lots (vendus aux promoteurs), auxquels s'ajoutent les lots 29 à 35 correspondant aux parcs de stationnement. Par ailleurs, les promoteurs doivent se conformer au plan-masse qui précise l'implantation et l'épannelage des édifices (longueur, hauteur, épaisseur) dont certains doivent être semblables (barres I-J et T-U, tours M.N.O.P.Q.R). Avant la demande de permis de construire, les promoteurs doivent soumettre leur projet à l'approbation de la société et disposent ensuite d'un délai de deux ans pour construire.

Photographie de la maquette du nouveau quartier, vue depuis le sud. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).Photographie de la maquette du nouveau quartier, vue depuis le sud. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).Le projet d'aménagement est approuvé par le conseil municipal le 25 septembre 1959, puis par la Préfecture du Loiret le 24 novembre 1959 (le 7 juin 1960, une autorisation de morcellement d'un terrain situé au nord du boulevard de Québec complète la première autorisation). Le quartier de la gare est constitué principalement de logements en accession à la propriété : seuls six immeubles (486 logements) construits par les offices publics d'H.L.M. municipal et départemental sont réservés au logement social en locatif. Dès lors, il n'entre pas dans le champ juridique des zones à urbaniser en priorité (Z.U.P.) créées par le décret n° 58-1464 du 31 décembre en 1958 (une seule Z.U.P. a été autorisée à Orléans en 1960 dans le quartier de l'Argonne) mais relève du décret relatif aux lotissements n° 58-1466, un décret qui accroît la participation du lotisseur concernant la réalisation des équipements publics.

Vue aérienne du quartier de la gare, vers 1973. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 768).Vue aérienne du quartier de la gare, vers 1973. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 768).Dans l'attente de la libération des terrains de la S.N.C.F., la S.E.M.P.E.L. prévoit une réalisation en trois tranches mais seules les deux premières seront réalisées. La première tranche, qui comporte la construction de 1017 logements et des équipements collectifs (groupe scolaire, centre commercial, centre social) débute en 1960 et s'achève en 1965, la seconde est réalisée entre 1967 et 1968. La troisième devait comprendre les constructions en bordure de la voie ferrée et l'aménagement de l'îlot A au sud. Celui-ci reste dans un premier temps à l'état de terrain vague (cf. image ci-contre, en 1973) avant d'être bâti selon un autre projet au milieu des années 1980 (aménagement de la place d'Arc, fig. 18).

Caractéristiques morphologiques et architecturales

Le quartier de la gare constitue un véritable morceau de ville opérant une rupture franche avec les conceptions urbaines traditionnelles et le tissu environnant constitué pour l'essentiel d'un bâti aligné et mitoyen et de faible hauteur. Si sa procédure relève toujours du lotissement, ses caractéristiques morphologiques et architecturales s'inscrivent davantage dans le mode de conception des grands ensembles contemporains réalisés à Orléans dans les quartiers Madeleine et de l'Argonne.

Vue des quatre tours de l'avenue Münster, depuis le pont boulevard Guy-Marie-Riobé.Vue des quatre tours de l'avenue Münster, depuis le pont boulevard Guy-Marie-Riobé.L'organisation du plan procède d'un savant ordonnancement des masses selon une disposition rationnelle des voies de desserte et une hiérarchisation des volumes bâtis. Le plan-masse est établi d'une part d'après une grille orthogonale composée à partir d'une trame de 15 m par 15 m et, d'autre part, de la disposition à 100 m les unes des autres des voies de desserte transversales accessibles depuis la rue Émile-Zola. Selon un esprit de composition Beaux-arts, une partie des édifices est disposée autour d'un axe médian orienté est-ouest (tours O-P, R-O, barres C et D) qui forme également la bissectrice du groupe scolaire et de la barre D. Les immeubles isolés sont répartis en quatre secteurs selon leur volume et leur destination, le dernier secteur situé au nord du boulevard Guy-Marie-Riobé étant étranger à la composition du plan-masse approuvé à l'origine.

Résidence des Aubépines, vue depuis la terrasse de la résidence Québec.Résidence des Aubépines, vue depuis la terrasse de la résidence Québec.À l'ouest, le long de la rue Émile-Zola, les barres de 90 m de longueur et de 12 étages (B. C. D.) sont précédées de plantations d'alignement (double rangée d'arbre) et de parcs de stationnement. L'orientation nord-sud adoptée ici permet d'assurer le meilleur ensoleillement de ces immeubles à forte épaisseur composés pour l'essentiel de logements à simple orientation. Construits par la Société d'économie mixte pour la construction de Logements Économiques (G. Bertrand et Henry Ballu, architectes), ces barres présentent des volumes semblables mais un traitement architectural différencié.

Immeuble les Bleuets, 1-5 rue Clément-V.Immeuble les Bleuets, 1-5 rue Clément-V.Les façades des résidences des Aubépines et des Bleuets (immeubles C et D) sont rythmées par le jeu vertical des balcons prolongeant les planchers, seuls indices en façade de la structure porteuse en béton armé. Au rez-de-chaussée, si les entrées des Bleuets ne bénéficient que d'un revêtement en carrelage d'imitation marbre rose, les Aubépines bénéficient de mosaïques de part et d'autre des entrées. Une attention particulière a été apportée aux fermetures des fenêtres des étages : elles disposent de persiennes pliantes et à l'italienne (peu à peu remplacées par des volets roulants) et de stores dont les couleurs bleu, rouge, jaune ou terre participent à l'animation de la façade. En revanche, pour la résidence des Fougères, dernier immeuble achevé du quartier, les couleurs se limitent en façade à souligner les circulations verticales (cages d'escaliers et ascenseurs) en façade est. Au rez-de-chaussée, le parement d'extérieur d'imitation marbre associé à de la faïence bleue se prolonge dans les cinq halls d'entrée reliés par un couloir central.

Square situé entre les tours O et N, vue depuis la terrasse de la résidence Québec.Square situé entre les tours O et N, vue depuis la terrasse de la résidence Québec.A l'est, les tours de 19 étages sont alignées parallèlement à la voie de chemin de fer, placées au milieu de squares et de terrains de jeux sablés et bordés d'allées plantées. Elles reproduisent des formes identiques : plan carré, loggias et toit plat. La tour de la S.E.M.I.C.L.E. (R) présente quant à elle un alignement vertical de balcons que les architectes ont également utilisé pour les immeubles barres. Les détails ornementaux se limitent à quelques parements au rez-de-chaussée : mosaïque noire pour la tour O ou en bandeaux vert et orange pour la tour M. Cette dernière présente en outre, à droite de l'entrée, une sculpture métallique abstraite appliquée au mur.

Immeuble J, rue Théodulfe.Immeuble J, rue Théodulfe.Au nord, l'épannelage des immeubles se réduit à proximité de la prison : de 9 étages pour les immeubles E et F, on passe à 4 étages pour les immeubles I et J. La résidence Québec (E), achevée en 1962 (Claude Bénard architecte), rappelle par certains traits les immeubles de la S.E.M.I.C.L.E. (fermetures et stores) mais affiche une plus nette horizontalité qui s'exprime, côté est, par des bandeaux continus tous les trois niveaux qui font écho aux corridors intérieurs desservant les appartements. En façade ouest, la circulation verticale est mise en évidence par une superposition de pergolas et de loggias. On notera également le traitement des allèges en ciment moulé formant des cônes. Le dernier étage en retrait, qui accueille les buanderies et des studios, laisse courir une terrasse continue offrant un large panorama sur le quartier. En revanche, la barre H.L.M. qui le jouxte (H) n'a pas reçu les mêmes attentions même si il faut souligner le rythme de la façade en peigne dont les avancées possèdent des petites loggias d'angle. Les barres de quatre étages de la société Baticoop (I et J), abritant 60 logecos (logements économiques et familiaux), constituaient selon Bazin un rappel des immeubles plus anciens à l'échelle de la ville d'Orléans. Leurs façades sont rythmées par la trame constructive (poteaux et planchers en béton) résultant du nombre de logements (60 logecos), de la différenciation des baies et de la disposition régulière de loggias étroites (précédées de garde-corps métalliques cintrés et grillagés).

Au delà du boulevard Guy-Marie-Riobé, les trois immeubles H.L.M. de 12 étages dominent l'ensemble du quartier de la gare et l'emprise ferroviaire (au nord). Achevés en 1962, ces immeubles utilisent la technique du béton coulé à partir d'un coffrage métallique démontable et réutilisable. Le revêtement demeure pauvre : plaque de ciment moulé teintées en jaune ou rose pour les parties basses, ardoise pour les parties hautes. L'horizontalité domine par les balcons filants fermés.

Centre d'animation sociale, vu depuis le deuxième étage de la résidence Québec.Centre d'animation sociale, vu depuis le deuxième étage de la résidence Québec.Enfin, des équipements collectifs prévus à l'origine, seuls ont été réalisés le groupe scolaire et un bâtiment en U réunissant le centre d'animation sociale de la gare et des commerces, tous deux affichant en façade un fort expressionnisme structurel répandu dans les équipements collectifs de cette période.

Précision dénominationlotissement réglementé
Appellationsquartier de la Gare
Parties constituantes non étudiéesimmeuble, école, bibliothèque, magasin de commerce, espace vert
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue, Émile-Zola , rue, Saint-Yves , rue, François-Rabelais , allée, Nicole-Berault , avenue de, Munster , rue, Clément-V , rue, Phillippe-le-Bel , rue, d'Armeval , rue, Charles-d'Orléans , rue, Charles-Malfray , allée
François-Giroust
Cadastre : 2008 AT 51, 90 à 93, 100 à 106, 114 à 117, 122, 123, 142, 149 à 153, 216 à 230, 261 à 266

Au début des années 1950, suite à l'abandon du projet de gare unique entre Orléans et Fleury-les-Aubrais, le premier projet d'aménagement du quartier de la Gare, élaboré au cours des années 1940 par Jean Royer, est définitivement écarté. La libération de 15 ha de terrains par la SNCF, situés entre la voie de chemin de fer et la rue Émile-Zola, permet néanmoins d'envisager la construction d'un quartier résidentiel, comprenant des immeubles collectifs (de 1800 à 2000 logements prévus) et différents équipements collectifs (école, bibliothèque, commerces, cité administrative). La conception du projet est confiée à Léon-Émile Bazin, architecte conseil de la Reconstruction du Loiret et du Loir-et-Cher, et la réalisation est conduite par la Société d'Économie Mixte à l'Équipement du Loiret (S.E.M.P.E.L.). Le projet fait l'objet d'une autorisation de lotissement le 24 novembre 1959, complétée le 7 juin 1960 par une autorisation de morcellement d'un terrain situé au nord du boulevard Guy-Marie-Riobé. Les immeubles d'habitation sont construits entre 1960 et 1968 par différents promoteurs privés et publics : la société BATICOOP (immeubles I et J), la société immobilière Québec (barre E), l'Office départemental d'H.L.M. (trois immeubles au nord du boulevard de Québec), l'Office municipal d'H.L.M. (barre H et tours N et O), la Société d'Économie Mixte pour la Construction de Logements Économiques (barres B, C, D) et la Société Civile et Immobilière de la Caisse des dépôts et consignations (tour M). L'ensemble de ces immeubles représente 1266 logements, en accession ou en locatif, dont 487 logements sociaux. Les immeubles prévus le long des voies de chemin de fer n'ont pas été réalisés, de même que la cité administrative, finalement déplacée dans les locaux de la caserne Coligny. L'îlot A n'a été aménagé qu'en 1986 selon un autre projet (place d'Arc).

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1959, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bazin Léon-Emile
Bazin Léon-Emile (1900 - 1976)

Voir : http://www.citechaillot.fr/ressources/expositions_virtuelles/portraits_architectes/biographie_BAZIN.html


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architecte urbaniste attribution par source
Auteur : Kapfer géomètre attribution par source
Personnalité : Société d'Économie Mixte à l'Équipement du Loiret
Société d'Économie Mixte à l'Équipement du Loiret
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promoteur attribution par source

Le quartier de la gare s'étend sur un terrain de 15 ha délimité à l'est par la rue Émile-Zola, à l'ouest par la voie de chemin de fer et au nord par le boulevard de Québec. Il se compose de 7 îlots (20 lots) délimités par des 17 voies de desserte organisées selon une trame orthogonale. Les espaces libres comprennent des parcs de stationnement, situés en particulier le long de la rue Émile-Zola et de la voie ferrée, des allées plantées, des squares et des terrains de jeux sablés. Le quartier se compose de 14 immeubles d'habitation et de plusieurs équipements : le groupe scolaire Pierre-Ségelle, le centre d'animation sociale gare et des commerces. Les sept barres, de 4 à 12 étages, occupent la partie ouest du quartier et sont réparties hiérarchiquement : les barres épaisses et hautes au sud ainsi qu'au nord du boulevard Guy-Marie-Riobé, les barres étroites de 10 étages au centre (rue Daniel-Jousse et rue Charles-Malfray), les barres étroites et basses au nord près de la prison (rue Jacques-Soyer et rue Théodulfe). Les quatre tours (sur les six prévues à l'origine) sont alignées le long de l'avenue de Münster longeant la voie ferrée et s'élèvent sur 19 étages. Les constructions sont en béton armé et couvertes en terrasse ou à longs pans et croupes en ardoise.

Mursbéton armé
Toitardoise, béton en couverture
Étages4 étages carrés, 10 étages carrés, 12 étages carrés, 19 étages carrés
Couverturesterrasse
toit à longs pans
croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée
propriété d'un établissement public communal

Annexes

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 6680, cotation provisoire. Quartier gare : plans de situation des immeubles (1958) ; logements H.L.M. : problèmes généraux, correspondance (1958-1961) ; coût du chauffage (1964-1968) ; logements au sud du boulevard de Québec : dossiers par immeubles, de B à L (1959-1967).

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 6681, cotation provisoire. Quartier gare : logements au sud du boulevard de Québec : dossiers par immeubles, de M à R. 1959-1970.

  • Archives départementales du Loiret ; 190 W 40692. Lotissements d'Orléans.

Documents figurés
  • Photographie : vue aérienne du quartier de la gare, de part et d'autre du boulevard Guy-Marie-Riobé/ Par Gendarmerie nationale. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 770).

  • Photographie de la maquette du nouveau quartier. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).

  • Quartier de la Gare, projet de Jean Royer, perspective axonométrique. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, 7681).

  • Photographie. Par Michel G. Berger. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 2047).

  • Plan-masse et grille. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).

  • Plan de morcellement, extension Québec Nord, 1961. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 190 W 40692).

  • Vue aérienne du quartier de la gare, vers 1973. Photographie. /par Gendarmerie nationale. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 768).

  • Plan-masse, 1959. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Plan de morcellement, première tranche, 1960. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Plan de morcellement, deuxième tranche, 1961. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Plan de morcellement, extension Québec Nord, 1961. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

    Archives départementales du Loiret
  • Quartier de la Gare, perspective axonométrique/Jean Royer architecte, 1944-1948. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, 7681).

  • Plan-masse et grille. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Perspective sur le quartier de la gare, 1958. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Plan-masse du nouveau quartier, 1959. (Archives départementales du Loiret, 190 W 40692).

  • Vue aérienne du quartier de la gare, vers 1973. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 768).

  • Vue aérienne du quartier de la gare, de part et d'autre du boulevard Guy-Marie-Riobé, vers 1973. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 770).

  • Vue aérienne du quartier de la gare vers 1990. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 3 Fi 2047).

Bibliographie
  • THIBAULT, Noélie. Architecture et urbanisme du quartier de la gare à Orléans. 1843-1945-1954... Master 1 : Histoire de l'art : Tours : 2006.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann