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Lotissement réglementé Coursimault

Dossier IA45002987 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénominationlotissement réglementé
AppellationsCoursimault
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : 1 à 23-25 rue
Coursimault
Cadastre : 2008 DO 175 à 188, 190, 191, 193 à 200, 356 à 357

Le lotissement Coursimault est le premier lotissement autorisé à Orléans suivant la loi du 19 juillet 1924. L'autorisation a fait l'objet d'une délibération du conseil municipal le 25 septembre 1925 puis d'un arrêté préfectoral le 31 octobre suivant. Constant Coursimault, architecte installé dans le quartier (n° 8 avenue Dauphine) et promoteur du lotissement avait envisagé de lotir son terrain et de percer une rue dès 1914. Le projet soumis au conseil municipal était alors resté sans suite. Le cahier des charges daté du 30 juillet 1925, outre quelques dispositions courantes visant à réduire les nuisances (interdiction des commerces, des débits de boissons et des établissements générant des bruits et des odeurs), contient plusieurs règlements destinés à garantir la qualité esthétique et paysagère du lotissement. Le plan-masse prévoit la construction d'un groupe d'habitations identiques exécuté par l'architecte, constitué de maisons jumelées implantées à 6 mètres en retrait de la nouvelle voie créée (de 8 mètres de large). La bande établie entre la rue et la maison est destinée à recevoir un jardin d'agrément et des arbres de hautes tiges, marronniers ou tilleuls, plantés en alternance à 2 mètres de la clôture, de manière à former deux rangées parallèles et symétriques le long de la voie. Les clôtures sur rue sont également règlementées et doivent être constituées de grillages de 2 mètres de hauteur ou de murs de 1,20 mètres surmontés de grilles de fer ou de bois. Enfin, les constructions annexes, poulaillers ou "cages à lapin", doivent être construites en fond de parcelle de façon à ne pas être visibles depuis la rue. En mars 1935, Coursimault présente un second projet de lotissement situé dans le prolongement du premier. Cette opération, autorisée par délibération du conseil municipal du 3 mai 1935 et arrêté préfectoral du 26 août 1935, est moins règlementée. Seule l'interdiction des établissements pouvant nuire à la tranquillité des habitants et les normes de construction des clôtures sont maintenues. La servitude de retrait d'alignement est réduite à 4 mètres. Enfin, le projet ne prévoit pas de construction particulière, le cahier des charges indiquant seulement que les constructions sont à réaliser en matériaux durables (moellon, brique, bardeaux ou aggloméré). Finalement, l'architecte n'aura construit que deux maisons ouvrières en 1925 situées à l'entrée de la rue des Anguignis (n° 1 et 2 rue Coursimault), selon l'implantation conforme au plan-masse d'origine (retrait de 6 mètres). Les dispositions prévues au cahier de charges n'ont pas été totalement respectées : le retrait d'alignement a été réduit à environ 3,70 mètres dans l'ensemble du lotissement, les plantations d'arbres prévues n'ont pas été réalisées et les clôtures ne sont pas uniformes. Si le lotissement se construit durant les années 1920 et 1930, la construction se poursuit après la Seconde Guerre mondiale (n° 18 bis, 20, 13 bis à 25 rue Coursimault) et jusqu'au début du 21e siècle (n° 17 et 20 rue Coursimault, après 2008). Suite à l'aménagement de la rue Eugène-Turbat par la Ville, l'impasse Coursimault est prolongée et transformée en rue avant d'être classée comme voie publique le 8 janvier 1971.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates1925, daté par source
1935, daté par source
Auteur(s)Auteur : Coursimault Constant architecte attribution par source

Le lotissement Coursimault se situe au sud de la Loire, à l'est de l'avenue Dauphine et à la limite de la commune de Saint-Jean-le-Blanc formée par la rue des Anguignis. La rue Coursimault dessert actuellement 26 lots de 240 à 780 m² environ. L'implantation du bâti est caractéristique des lotissements réalisés en périphérie à partir de l'Entre-deux-guerres. Les édifices sont implantés en rangée discontinue et en retrait de 3 à 4 mètres derrière un jardin gazonné et planté d'arbustes. Côté rue, les parcelles sont clôturées par des murs bahut surmontés de grilles ou de grillages, ou par une clôture en ciment peint, dont celle située au n° 10 rue Coursimault constitue un exemple caractéristique des années 1930. Quelques constructions annexes, peu visibles depuis la rue, sont construites côté jardin, parfois en limite de parcelle comme le prévoyait le cahier des charges d'origine, à l'image des n° 6 et 8 rue Coursimault. Le bâti du lotissement se compose de petits immeubles (2), de maisons en rez-de-chaussée, de pavillons à pignon sur rue (dont un possédant un soubassement, au n° 7), et de maisons à un étage carré. Les immeubles, situés aux n° 9 et 11 rue Coursimault, comprennent trois travées et un étage carré et s'identifient à leur entrée latérale, transformée au n° 9 en porte de garage. Les maisons, de la première ou de la seconde période de construction, sont construites en moellon ou en brique, laissés apparents ou enduits et sont couvertes de toits à deux pans en tuile mécanique ou en ardoise. Les baies présentent des linteaux métalliques ou en ciment ou possèdent des encadrements en brique ou préfabriqués (après guerre). Parmi les maisons se distinguent les deux maisons ouvrières jumelées construites par le promoteur du lotissement qui, par leur implantation de part et d'autre et perpendiculairement à la rue Coursimault (n° 1 et 2), signalent l'entrée du lotissement. On remarquera enfin deux pavillons situés aux n° 10 et 16 rue Coursimault présentant un décor de faux pan de bois en ciment peint associé à un toit à deux pans et demi-croupe.

Mursbrique
métal
ciment
enduit
faux pan de bois
moellon
Toittuile mécanique, ardoise
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
demi-croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Lotissement Coursimault, extrait du cahier des charges, 30 juillet 1925 (Archives départementales du Loiret, 129 W 2334) :

    "Chacun des acheteurs prend l'engagement de construire de façon que le nu extérieur de la façade sur rue soit à 10 mètres de l'axe de la rue. Les constructions seront étudiées pour qu'au point de vue esthétique, elles concourent à donner à l'ensemble un aspect agréable et si possible artistique. Les plans et les travaux seront exécutés sous la direction de M. Coursimault, Architecte, à Orléans.

    La partie de jardin placée entre la ligne des façades de maisons et la rue sera traitée en jardin d'agrément. Dans chaque propriété, deux arbres à haute tige, marronnier et tilleul, seront plantés de façon à alterner avec ceux des propriétés voisines, parallèlement et symétriquement sur une ligne placée à 2 mètres de la clôture sur rue et en formant pour l'ensemble de la rue, deux rangées d'arbres.

    Les petits bâtiments annexes, poulaillers, toits à lapins, etc. seront construit au long des lignes séparatives perpendiculaires à la rue et à leur extrémité, derrière les maisons (...)

    Il est expressément convenu qu'il ne sera installé dans ce lotissement aucun commerce, aucun débit ou aucune industrie pouvant gêner le voisinage par le bruit ou les odeurs.

    D'une façon générale, les clôtures seront faites en grillage tendu, à mailles de 3 centimètres ou similaire, posé sur potelets en fer cornière, le tout d'une hauteur de 2 mètres. Si les acquéreurs désirent construire des murs de clôtures, ils pourront le faire jusqu'à une hauteur de 2 mètres maximum, cependant, sur rue et à l'alignement, ils ne pourront élever des murs qu'à hauteur de 1,20 mètre maximum, la clôture complémentaire sera faite en grilles de fer ou de bois (...)

    Les constructions seront groupées par deux de façon à obtenir la plus grande surface possible de murs mitoyens."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D. Délibération du conseil municipal du 25 septembre 1925.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D. Délibération du conseil municipal du 3 mai 1935.

  • Archives départementales du Loiret ; 129 W 23344. Lotissements d'Orléans.

  • Archives départementales du Loiret ; 129 W 23345. Lotissements d'Orléans.

Documents figurés
  • Plan de situation indiquant le premier et le deuxième lotissement, 1935. (Archives départementales du Loiret, 129 W 23345).

  • Plan du lotissement, 1925. (Archives départementales du Loiret, 129 W 23344).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann