Logo ={0} - Retour à l'accueil

Lotissement Loddé

Dossier IA45002974 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

AppellationsLoddé
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue, Salesses , pairs de 98 bis à 100 ter rue du
Faubourg-Bourgogne
Cadastre : 2008 CS 21 à 32, 36 à 46

Le lotissement a été entrepris par les héritiers Loddé à partir de 1898. L'ouverture d'une voie nouvelle reliant la rue du Faubourg-Bourgogne à la rue Jousselin a fait l'objet de plusieurs mois de débats. Une première demande est adressée par les héritiers à la Préfecture du Loiret en novembre 1898 et est acceptée en janvier 1899. Mais l'autorisation devant se conformer aux règlements municipaux, en particulier le règlement de voirie de 1890, la Ville s'oppose à cette décision et invite les héritiers Loddé à formuler une nouvelle proposition. Dans un courrier daté du 31 mai 1899, ils envisagent de verser 1780 frs pour les travaux de viabilité, de faire abandonner gratuitement par les acquéreurs le sol nécessaire à l'ouverture d'une rue de 8 m de largeur et de leur faire supporter la moitié des frais d'établissement des trottoirs, l'autre moitié restant à la charge de la Ville. Le 24 août 1899, le directeur des travaux municipaux émet un avis favorable en s'appuyant sur l'article 176 du règlement de voirie, qui indique qu'en cas d'utilité générale d'une nouvelle rue, la municipalité peut prendre en charge une partie des travaux de viabilité. Lors de la séance du conseil municipal du 13 octobre 1899, plusieurs conseillers s'opposent à ce rapport et soulignent l'intérêt surtout privé de cette rue et l'absence d'amélioration réelle de la circulation dans le quartier qui ne justifie pas une participation financière de la Ville. Le rapport de la commission des travaux est toutefois adopté malgré ces critiques sous réserve que les acquéreurs des lots bordant la nouvelle rue s'engagent à payer la totalité des dépenses des trottoirs conformément au règlement. Les travaux sont effectués durant l'hiver 1899-1900 et la rue est classée comme chemin vicinal le 23 février 1900. Elle prendra le nom de rue Salesses (du nom de la veuve Loddé) le 25 mars 1901. Au 9 août 1900, 13 lots ont été vendus. La construction du lotissement, entamée au tournant du siècle s'achève durant l'entre-deux-guerres (n° 1 ter et 5 rue Salesses).

Période(s)Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates1898, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Loddé promoteur attribution par source

Le lotissement Loddé se situe à l'ouest de la ville d'Orléans, en limite de la commune de Saint-Jean-de-Braye. Il comporte 22 lots desservis par la rue Salesses qui relie la rue du Faubourg-Bourgogne à la rue Jousselin. Les édifices, maisons et petits immeubles, sont implantés à l'aplomb des voies et en mitoyenneté partielle ou totale. Ils sont bâtis en rez-de-chaussée (n° 13 et 15 rue Salesses) ou à un étage carré et sont couverts en ardoise de toits à deux pans, à longs pans brisés (100 bis rue du Faubourg-Bourgogne), en pavillon (n° 17 rue Salesses), à deux pans et demi-croupe (n° 5 rue Salesses). Plusieurs éléments récurrents concourent à la continuité spatiale du lotissement. On note ainsi l'alignement des baies, la présence de bandeaux séparant les niveaux, une hauteur sous corniche semblable et la continuité des toitures. La présence d'ensemble d'habitations (n° 3-3 bis et n° 7 à 11 rue Salesses) témoigne quant à elle d'une concertation entre plusieurs propriétaires. Si les habitations sont uniformément bâties en moellon enduit ou apparent (au bas de la façade au n° 8 et au rez-de-chaussée au n° 1 bis rue Salesses), l'usage de la brique rouge et silico-calcaire concoure également à l'homogénéité de l'ensemble. Ces matériaux soulignent les encadrements de baies (piédroits monochromes ou polychromes, plates-bandes ou linteaux), les cordons ou les bandeaux horizontaux, les chaînes d'angle simples ou harpées, les corniches. Ces éléments peuvent être enrichis de denticules et les dents d'engrenage qui constituent des décors courants au début du 20e siècle à Orléans. Le faux pan de bois au n° 5 rue Salesses illustre quant à lui l'évolution du décor en pignon au cours de l'entre-deux-guerres.

Mursbrique
brique silico-calcaire
métal
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans brisés
toit en pavillon
demi-croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D. Délibération du conseil municipal du 13 octobre 1899.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 119, cotation provisoire. Rue Salesses.

Documents figurés
  • Extrait du cadastre napoléonien, indiquant le nom des acquéreurs des lots (section K, 1823). (Archives municipales et communautaires d'Orléans, AC045_234_1FI056).

  • Plan de la rue Salesses, 24 août 1899. (Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 119).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann