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Lotissement dit cité Chevallier

Dossier IA45003064 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Appellationscité Chevallier
Parties constituantes non étudiéesmaison, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : impairs de 1 à 21, pairs de 6 à 42 rue
Louis-Rossat
Cadastre : 2008 AE 237 à 244, 250, 253, 281 à 283, 286, 287, 290, 292, 293, 306 à 311, 432, 475

Entre 1855 et 1864, Michel Escot acquiert plusieurs parcelles d'une superficie totale de 9920 m² situées dans le Clos des Vaupulents (Archives municipales d'Orléans, états parcellaires). Ces terrains deviennent la propriété de Chevallier, Mareau et Varnier vers 1876-1877, puis de Chevallier-Escot (Louis) vers 1881-1882, qui revend l'ensemble par lots durant la seconde moitié des années 1880. Les lots sont desservis par une voie privée, débouchant rue du Général-Sarrail et dénommée cité Chevallier, du nom du promoteur. Ce n'est qu'en 1969 que la voie est classée par la ville et dénommée rue Louis-Rossat après son prolongement jusqu'à la rue du Maréchal-Manoury. La cité se bâtit rapidement de petites maisons ouvrières (n° 1 à 17 bis construites entre 1887 et 1891) et comprend dès son origine une boutique et une "salle à boire", aménagées en 1887 au centre de la cité (n° 13, disparues). Le 23 juin 1899, la question de la cité Chevallier est évoquée au cours de la séance du conseil municipal durant laquelle le conseiller Bareau insiste sur le mauvais état de la voirie et la nécessité de l'aménager dans l'intérêt de la santé de ses habitants (les délibérations du conseil municipal ne mentionnent aucuns travaux réalisés). La construction se poursuit au début du 20e siècle et dans les années 1920-1930 (n° 20, 34 et 36 rue Louis-Rossat). Au cours du 20e siècle, les premières maisons du lotissement font l'objet de nombreuses transformations, notamment des surélévations, des extensions ou des reprises de façade, ainsi que l'adjonction de garages.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates1887, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Chevallier-Escot promoteur attribution par source

La cité Chevallier, aujourd'hui englobée dans la rue Louis-Rossat, est implantée au coeur du vaste Clos des Vaupulents situé au nord du boulevard de Châteaudun. Elle se compose de 24 maisons individuelles avec jardin bâties en ordre discontinu à l'alignement, en retrait ou perpendiculairement à la rue (n° 9). De nombreux garages viennent aujourd'hui s'interposer entre les maisons. Plusieurs maisons sont précédées sur la rue d'un petit jardin d'agrément peu profond (1 à 2 mètres). Côté impair (n° 15 bis à 21), ces jardinets non clôturés d'environ 1 mètre de profondeur semblent avoir été aménagés suite à l'alignement de la rue. Côté pair, au contraire, les jardinets sont clôturés par des grilles métalliques reposant à même le sol (n° 18) ou sur un mur d'appui (n° 16) ou par des grillages soutenus par des poutres de ciment modernes (n° 12). Côté rue, on note la présence d'un puits situé devant la maison n° 12 qui témoigne de l'absence d'un réseau public d'eau potable lors de la création du lotissement. Le lotissement comprend 11 maisons en rez-de-chaussée qui caractérisent l'essentiel du bâti d'origine. Elles sont construites en moellon enduit ou en brique et sont couvertes de toits à deux pans en tuile mécanique ou en ardoise. L'une d'entre elles (n° 17) se distingue par son toit à longs pans brisés percé de lucarnes à fronton en bois. Les maisons possèdent des baies à piédroits en pierre, parfois à chaîne harpée (n° 18) ou en brique, en appareil mixte de pierres et de briques alternées, supportant des plates-bandes en arc segmentaire. Les corniches sont couvertes d'un enduit de plâtre mouluré ou sont en brique apparente et présentent des motifs de dents d'engrenage (n° 12, 16), de denticules (n° 1, 28), ou de croix en brique grise (n° 8). Le reste du bâti se compose de maisons à rez-de-chaussée et étage de comble, à un étage carré avec étage de comble (n° 36) ou sans. Elles sont construites en moellon apparent ou enduit, avec éléments de second oeuvre en brique ou en ciment, et sont couvertes de toits à deux pans en tuile mécanique ou en ardoise. Deux pavillons se distinguent à leur pignon en façade principale (n° 20, 22).

Mursbrique
pierre
enduit
moellon
Toittuile mécanique, ardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans brisés
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait de la délibération du conseil municipal d'Orléans, 23 juin 1899 (Archives municipales d'Orléans, série D)

    "M. Bareau appelle l'attention de l'Administration sur le mauvais état de la cité Chevallier. Par les temps de pluie, cette cité est littéralement inondée. Elle est habitée par de nombreuses familles d'ouvriers. Il importe de faire cesser un état de choses nuisible à l'hygiène et à la santé de nos concitoyens. Cela est d'autant plus facile que les propriétaires consentent à prendre leur part des charges."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D. Délibération du conseil municipal du 23 juin 1899.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série 1 G, GF 70. Cadastre et Impôts directs. État parcellaire, section F. 1823-1969.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série G : 8065 (cotation provisoire). Fiches auxiliaires cadastrales, cité Chevallier. 1862-1984.

Documents figurés
  • Extrait du cadastre napoléonien (1823, section F5), clos des Vaupulents. En jaune, les terrains acquis par Michel Escot. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, AC045_234_1FI154).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann