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Lotissement concerté dit quartier des Acacias

Dossier IA45002977 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2009

Fiche

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Appellationsquartier des Acacias
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, place, cour, jardin
Dénominationslotissement concerté
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : rue, Franklin , pairs de 16 à 26 rue, Jacquard , rue, Denis-Papin , impairs de 7 à 17 rue de, Lutèce , rue
Giffard
Cadastre : 2008 AS 55 à 73, 99, 100, 104 à 109, 177

Le quartier des Acacias a été aménagé et construit à l'initiative de la Société immobilière d'Orléans. Le projet présenté à la Ville d'Orléans en juin 1883 prévoyait l'ouverture de six nouvelles rues de 8 mètres de largeur, la construction d'une centaine d'habitations ouvrières et l'installation d'une école maternelle. Au mois d'octobre suivant, la construction du quartier était bien avancée : six maisons étaient achevées et 11 étaient en construction. À cette période, quatre maisons de la rue Jacquart accueillaient 52 personnes dont plus de 30 enfants, un épicier était installé à l'angle de la rue Denis-Papin et de la rue Jacquart et un charpentier occupait une maison rue Parmentier. Malgré ce démarrage rapide, le projet initial de la société n'a toutefois été qu'en partie exécuté : l'école maternelle et la rue G portée au plan sont demeurées à l'état de projet tandis qu'une place a remplacé l'îlot bâti prévu au centre du quartier. Plusieurs projets de construction ont par ailleurs été interrompus, comme en témoignent les façades des immeubles situés aux n° 8 rue Franklin, n° 10 rue Denis-Papin ou n° 12 rue Giffard qui conservent les jambages de portes et de fenêtres prévus pour des immeuble mitoyens. La société a également cédé certains de ces terrains postérieurement à d'autres entrepreneurs qui construisent plusieurs habitations à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, à l'image du n° 12 rue Denis-Papin. Durant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements touchant le secteur de la gare ont profondément endommagé le quartier. Les habitations d'origine ne subsistent ainsi que dans sa partie orientale, rue Jacquart, rue Franklin, rue Giffard, rue Denis-Papin et rue de Lutèce. Si plusieurs maisons sont reconstruites dans ces rues, notamment les n° 26 rue Jacquard et n° 2 rue Franklin, en revanche, la partie occidentale a fait l'objet d'un remembrement total suivi de la construction d'immeubles collectifs rompant avec le tissu traditionnel du secteur.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle
Dates1883, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Société Immobilère d'Orléans promoteur attribution par source

Le quartier des Acacias est situé dans une enclave formée par le boulevard de Québec au sud et les lignes de chemin de fer reliant Orléans à Paris et à Tours au nord. Il offre aujourd'hui deux visages distincts : le lotissement d'origine dont seule une partie subsiste à l'ouest et les immeubles collectifs construits à l'ouest durant la seconde moitié du 20e siècle. Le lotissement s'organise autour de la place des Acacias et comprend 28 lots desservis par 4 rues et une impasse le long de la voie ferrée. Les habitations sont bâties à l'alignement et entre mitoyens et disposent d'une cour ou d'un jardin pour les parcelles les plus profondes (rue de Lutèce). La configuration topographique particulière du secteur a par ailleurs également entraîné l'aménagement d'un étage de soubassement rue de Lutèce et rue Denis-Papin. Les édifices de la Société immobilière d'Orléans, à l'image du n° 22 rue Jacquard non dénaturé, se caractérisent par des façades de moellon enduit sur une base de deux ou trois assises de pierre de petit appareil (visible ou enduit) parfois flanquées de chaînage en brique rouge et couronnées par des corniches moulurées en plâtre. Les baies rectangulaires couvertes d'un linteau cintré alternent la brique rouge et la pierre calcaire, cette dernière étant utilisée pour les sommiers, les appuis et la clef du linteau. Les toits à deux pans ou à longs pans brisés sont percés de lucarnes en brique et pierre (n° 10 rue Giffard, n° 11 à 15 rue de Lutèce, n° 3 rue Denis Papin), de lucarnes retroussées (rue Giffard) ou de lucarnes de bois en bâtière (n° 8 rue Franklin). Le type dominant est l'habitation à deux travées et un étage dont le modèle en bande de la rue Giffard constitue un exemple abouti. Ces constructions pouvaient accueillir deux logements de deux pièces superposés desservis au rez-de-chaussée par un couloir latéral (avec cuisine en retour). Les immeubles à deux étages carrés, observés au n° 10 rue Denis Papin et n° 4 rue Franklin, constituent une variante de ce premier type en superposant trois logements. Si l''immeuble situé n° 12 rue Denis-Papin, bâti postérieurement, reproduit la typologie de l'immeuble à deux étages en introduisant toutefois de nouveaux éléments de modénature et de second-oeuvre (linteaux métalliques, cordons en brique, décor de dents d'engrenage), les maisons situées aux angles de la rue Denis-Papin (n° 1 et 7) ainsi que la maison n° 17 rue de Lutèce, échappent quant à elles à la typologie de la Société immobilière d'Orléans par la présence d'un unique rez-de-chaussée et une construction en moellons enduit et pierre en encadrement.

Mursbrique
pierre
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans brisés
État de conservationremanié
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait du Journal du Loiret, 24 décembre 1882 (Archives départementales du Loiret)

    Extrait du Journal du Loiret, 24 décembre 1882 :

    "Six rues diviseront le terrain en lots d'une profondeur de quinze à vingt mètres (...) Les rues Jacquart, Griffard et de Paris seraient susceptibles d'être prolongées dans la direction nord-ouest, si les intérêts particuliers des riverains en décidaient ainsi. Le voisinage des ateliers de L’État ne nous permet pas de douter que ce quartier ne devienne promptement populeux. Les moyens d'acquérir les maisons à construire (cité des Acacias), ne seront pas refusés aux bourses les plus modestes et parfois même à la simple honnêteté. La propriété en sera accessible, en vingt-cinq années, à tout ouvrier homme d'ordre et travailleur."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D, GF 557. Délibérations du conseil municipal. 1883.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 3, cotation provisoire. Dossier concernant plusieurs voies.

  • Archives départementales du Loiret. Journal du Loiret, 24 décembre 1882.

Documents figurés
  • Extrait du plan de la ville d'Orléans, 1934. (Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série O, dossier 3, plusieurs voies).

  • Lotissement concerté dit quartier des Acacias, projet du quartier des Acacias, 1883. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, voirie avant 1960, dossiers concernant plusieurs voies : dossier 3).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann