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Lotissement concerté dit cité des Fleurs

Dossier IA45002976 inclus dans Quartier Dunois réalisé en 2009

Fiche

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  • Parties constituantes

    • maison
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Œuvres contenues

14 rue de l'Immobilière.14 rue de l'Immobilière.La cité des Fleurs constitue une réalisation remarquable dans le paysage urbain orléanais des années 1880. Sa construction, qui débute durant l'hiver 1882-1883, contribue alors à l'embellissement du nouveau quartier Dunois dont l'aménagement a débuté trois ans plus tôt. Si l'activité de la Société immobilière d'Orléans est dédiée à l'habitat ouvrier - elle réalise à cette période plusieurs autres groupes d'habitation dans le quartier (rue Xaintrailles, rue de Loigny, rue de la Concorde, rue de Coulmiers) - la cité des Fleurs constitue un ensemble aux qualités paysagères et architecturales uniques.

Sa situation à proximité de la place Dunois, lieu de centralité du quartier, l'ordonnancement général de la place octogonale et de la rue s'appuyant sur plusieurs types d'habitation distribués symétriquement, le classicisme sobre des élévations, le traitement soigné des matériaux (brique de Sologne et calcaire de Migné) ajouté au décor porté (en particulier les céramiques à fleurs), devaient ainsi constituer la vitrine des réalisations de la société et participer à sa renommée.

Vue de la place Colas-des-Francs.Vue de la place Colas-des-Francs.L'attention apportée au traitement de l'espace public joue également en faveur de la reconnaissance des qualités esthétiques de l'ensemble. La place, déjà mise en valeur par le jeu des façades miroirs, est occupée par les plantations d'arbres prévues à l'origine et la présence de deux bancs de fonte et de pierre, propices au repos. Aujourd'hui, les candélabres en fonte contemporains ou ceux appliqués aux façades de la rue de l'Immobilière (visible également rue de Chanzy ou rue du Commandant-Arago) contribuent toujours au décor urbain.

Appellationscité des Fleurs
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, place, jardin, cour
Dénominationslotissement concerté
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Lieu-dit : quartier Dunois
Adresse : rue de l', Immobilière , place, Gaston-Colas-des-Francs, pairs de 48 à 50 rue, Xaintrailles , impairs de 39 à 43 rue du
Maréchal-Foch
Cadastre : 2008 AN 72 à 78, 80, 111, 112, 114 à 132, 153 à 156, 361

En 1882, la Société immobilière d'Orléans acquiert un terrain auprès des propriétaires Chevallier, Vannier et Mareau, dans l'intention d'aménager une rue et une place. Le plan du lotissement prévoit l'ouverture d'une rue de 10 mètres de large, d'une place arborée de 20 mètres par 48 mètres et la construction de 38 maisons. L'ensemble, dénommé cité des Fleurs, est construit à partir de la fin de l'année 1882 par la Société immobilière d'Orléans, exceptée la maison située au n° 7 de la rue de l'Immobilière, construite en 1901. Sur proposition de la société, et en raison du caractère d'embellissement que présente le projet de la cité, la Ville accepte de prendre en charge une partie des travaux de viabilité de la rue en échange de l'abandon gratuit du sol et d'une participation de la société à hauteur de 5000 frs. La rue est classée dans le réseau des chemins vicinaux le 5 septembre 1889. Le 21 juillet 1908, la place est dénommée Gaston Colas-des-Francs, du nom de l'ancien maire d'Orléans et fondateur de la Société immobilière d'Orléans. Hormis quelques modifications, notamment l'aménagement d'un garage au n° 2 place Colas-des-Francs ou la disparition de quelques décors de céramique de façade, la cité des fleurs est aujourd'hui bien conservée.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1882, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Société immobilière d'Orléans promoteur attribution par source

La cité des Fleurs se situe au coeur du quartier Dunois, entre les rues Xaintrailles et du Maréchal Foch. Elle comprend 34 lots desservis par la rue de l'Immobilière et la place Colas-des-Francs. Cette dernière, qui occupe le centre de la cité, est composée selon un plan octogonal et comprend deux parterres plantés d'arbres de hautes tiges et accueillant des candélabres et deux bancs. Les édifices qui sont implantés à l'aplomb des voies, en mitoyenneté partielle ou totale, disposent de cours accessibles depuis la rue par des portails (n° 7, 10, 17 rue de l'Immobilière, 48 et 50 rue Xaintrailles) ou de jardins en fond de parcelle. Les deux entrées de la cité sont signalées par des immeubles à pans coupés, à deux étages carrés et un toit à deux pans et croupe en ardoise percé de lucarnes à fronton-pignon ou couronnées d'arcs en plein cintre ou segmentaire. Les maisons ou immeubles qui composent le reste du bâti se répartissent selon quatre types implantés selon une composition parfaitement symétrique. Huit édifices occupent les angles de la place et comportent un étage carré couvert d'un toit brisé en pavillon. Ils partagent avec les immeubles situés aux entrées de la cité une composition et une mise en oeuvre commune. Les façades se caractérisent par un mur sous appui appareillé en pierre, un plein de façade enduit souligné par des chaînes d'angle (harpées pour les immeubles), des bandeaux horizontaux et des encadrements de baies réalisés en pierre de Migné couronnés au rez-de-chaussée par une corniche. Quatre groupes de trois édifices jumelés composent le front bâti de la rue de l'Immobilière (n° 11-15 ; 12-16 ; 1-5 ; 2-6) et présentent, à l'image des quatre autres édifices bordant la place (n° 11, 12, 1 et 2), une façade symétrique à trois travées et un étage carré couvert d'un toit à deux pans. Les murs sont en pierre appareillée au bas de la façade et en moellon enduit. Le traitement des baies se distingue ici par une mise en oeuvre de pierre et de brique et des chambranles à crossettes. Enfin, les quatre édifices jumelés occupant les extrémités de la place (n° 5-7 et 6-8) comprennent un étage carré couvert d'un toit à deux pans sur une largeur de deux travées et présentent la même mise en oeuvre que les groupes de trois édifices de la rue de l'Immobilière. Si les stores mentionnés dans la présentation du projet de la cité n'ont pas été observés, les baies possèdent encore aujourd'hui des contrevents brisés métalliques ou des persiennes en bois. Certaines sont également précédées de garde-corps en fer forgé d'origine ou ajoutés au cours du 20e siècle (motifs de croix et de cercles courants à Orléans au début du 20e siècle ou simples tubes métalliques plus tardifs). Enfin, les édifices ont reçu des décors de fleurs, de feuilles de chêne ou de motifs géométriques, réalisés sur des carreaux de ciment peint et placés au dessus des portes et des fenêtres.

Murspierre
brique
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit brisé en pavillon
toit à longs pans brisés
croupe
Techniquescéramique
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Orléans, cité des Fleurs. Extrait du Journal du Loiret, 24 décembre 1882 (Archives départementales du Loiret)

    Extrait du Journal du Loiret, 24 décembre 1882 :

    "16 maisons à façades élégantes, symétriques, quatre par quatre, occuperont le pourtour de la cité. Les huit maisons d'angle de la rue et de la place devront avoir nécessairement leurs ouvertures en pierre de Migné et des toits à la Mansard : dans les intervalles, les ouvertures seront imposées en pierre de Migné et brique de Sologne. Les volets extérieurs seront en fer et brisés ; enfin des stores (système Luyt) appendront aux fenêtres".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série D, GF 557. Délibérations du conseil municipal. 1883.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 3, cotation provisoire. Dossier concernant plusieurs voies.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série G : 8070 (cotation provisoire). Fiches auxiliaires cadastrales, rue de l'Immobilière. 1862-1984.

  • Archives départementales du Loiret. Journal du Loiret, 24 décembre 1882.

Documents figurés
  • Orléans, Plan de la cité des Fleurs, 1882. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, Série O, dossier 3).

  • Plan de la cité des Fleurs, 1882. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, série O, dossier 3).

Périodiques
  • DEBAL, Jacques. De la cité des Fleurs à la place Colas-des-Francs : une opération d'urbanisme social à Orléans à la fin du XIXe siècle. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, tome X, n° 81, septembre 1988, p. 41-48.

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