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Lotissement concerté de la Société immobilière d'Orléans (n° 3)

Dossier IA45002979 inclus dans Quartier Dunois réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

4 rue de la Concorde.4 rue de la Concorde.Ce lotissement constitue un ensemble particulièrement intéressant et bien conservé de logements ouvriers construits par la Société immobilière d'Orléans au début des années 1880. S'il ne possède pas les qualités urbaines et esthétiques de la cité des fleurs, il offre néanmoins une remarquable variété typologique tout en constituant un paysage homogène. La continuité spatiale est particulièrement sensible rue de la Concorde où l'alignement continu des constructions, disposant côté cour de parties en retour accolées deux à deux, s'apparente aux "barreaux" miniers du nord de la France. L'absence de symétrie et les quelques variantes architecturales introduites dans la rue (longueur de façade, nombre de niveaux habitables) rompent cependant avec la répétition systématique qui qualifie des corons et illustre la capacité de la Société immobilière d'Orléans à s'adapter à sa clientèle.

Appellationsde la Société immobilière d'Orléans (n° 3)
Parties constituantes non étudiéesimmeuble, maison, cour, jardin
Dénominationslotissement concerté
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Lieu-dit : quartier Dunois
Adresse : 1-33, 35, 37, 39 rue de la, Concorde , pairs de 2 à 20 rue de, Gaucourt , pairs de 44 à 48, impairs de 51 à 57 rue
Coulmiers
Cadastre : 2008 AO 319, 320, 323, 324, 326, 364 à 383, 395, 396, 398 à 402, 692 à 695, 405 à 413, 429 à 442

Le lotissement a été réalisé et construit par la Société immobilière d'Orléans à partir de 1880. Il est établi sur un terrain acquis dans un premier temps par la Société des Voies Nouvelles d'Orléans, chargée en 1879 d'ouvrir pour le compte de la Ville les rues de Coulmiers et de Gaucourt. Le terrain est ensuite cédé à la Société immobilière d'Orléans qui le complète par l'achat de trois autres parcelles (états parcellaires, AC Orléans) avant de procéder à l'ouverture de la rue de la Concorde en septembre-octobre 1880. La rue possède 8 mètres de large sur une longueur de 125 mètres et permet à la société d'envisager la construction de 35 habitations ouvrières le long de la nouvelle rue dont une vingtaine doit être habitée dès juin 1881. La société a cédé l'assiette de la rue à la Ville, exécuté les travaux de remblais et de terrassements et contribué à hauteur de 1600 francs aux travaux de voirie, le reste ayant été pris en charge par la Ville. Les habitations sont construites entre 1880 et 1884, non seulement le long de la nouvelle rue ouverte mais également rue de Gaucourt et rue de Coulmiers. Plusieurs commerces s'établissent à cette période dans le lotissement, en particulier rue de la Concorde et aux angles de la rue de Gaucourt : une boulangerie au n° 1 rue de la Concorde (toujours existante) et une charcuterie au n° 2 (encore existante en 1951, aujourd'hui disparue), des épiceries aux n° 21 et au n° 35 rue de la Concorde (disparues), un autre commerce au n° 2 rue de Gaucourt. Les habitants bénéficiaient en outre, au n° 9 rue de Gaucourt, d'une buanderie, d'une blanchisserie et d'une lingerie. Depuis l'origine les constructions ont subi quelques transformations, notamment des aménagements de garage, des surélévations, des reprises d'encadrements de baies ou des toitures. Les petits immeubles ont généralement été transformés en habitation mono-familiale.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1880, daté par source

Le lotissement de la Société immobilière d'Orléans est implanté dans le nord du quartier Dunois et comprend 53 lots desservis par la rue de la Concorde (37 lots) et par les rues de Gaucourt et de Coulmiers. Les maisons et immeubles qui le composent sont bâtis à l'alignement et entre mitoyens et possèdent une cour ou un jardin en fond de parcelle. Ces édifices présentent des façades de moellon enduit sur une base de deux ou trois assises de pierre de petit appareil (visible ou masqué par un enduit) parfois flanquées de chaînage en brique rouge, à l'image des n° 22 et 24 rue de la concorde, et couronnées par des corniches moulurées en plâtre. Les baies rectangulaires couvertes d'une plate-bande alternent la brique rouge et la pierre calcaire, cette dernière étant utilisée pour les sommiers, les appuis et la clef du linteau. Les habitations sont bâties selon plusieurs types. Le type le plus courant est l'habitation à deux travées, construite sur une parcelle d'environ 5 à 6 m de largeur, et se composant d'un rez-de-chaussée et d'un étage carré couvert d'un toit à deux pans en ardoise. Elle est généralement bâtie par paire selon une composition symétrique que l'on observe rue de la Concorde et également rue de Coulmiers (n° 51 à 57). Cette habitation, comprenant deux pièces par niveau desservies par un couloir latéral en rez-de-chaussée et un palier à l'étage, pouvaient abriter une famille ou deux logements superposés. Sur cour, le logement est complété par une partie retour jumelée avec sa voisine abritant une cuisine. Le rez-de-chaussée pouvait également être occupé par un commerce dont la trace subsiste en façade (large porte transformée en fenêtre, n° 21 et 35 rue de la Concorde). Deux variantes de ce premier type ont été observées : l'habitation à un étage carré et niveau de comble brisé (n° 26 rue de Gaucourt) et l'habitation à deux étages carrés (n° 25 rue de la Concorde). Le second type d'habitation comporte une façade symétrique, à trois travées et un étage carré, axée autour d'une entrée médiane, à l'image du n° 30 rue de la Concorde. Ce type pouvait abriter deux logements par niveau, desservis au rez-de-chaussée par un couloir médian. Une maison de ce type à pan coupé, bâtie à l'angle de la rue de Gaucourt et de la rue de la Concorde (n°2), abritait au rez-de-chaussée un commerce. Une variante à étage de comble et toit à longs pans brisés a par ailleurs été construite au milieu de la rue de la Concorde (n° 19). Enfin, un troisième type d'habitation présente trois travées avec une entrée latérale, piétonne ou cochère (n° 54 rue de Coulmiers). Il possède un étage carré couvert d'un toit à deux pans pouvant être percé de lucarnes à fronton-pignon en bois, à l'image des n° 7 et 9 rue de Gaucourt. Dans ce dernier cas, la large baie du rez-de-chaussée aujourd'hui réduite, témoigne de la première destination de l'édifice (services).

Mursbrique
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans brisés
Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann