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Lotissement concerté de la Ruche ouvrière d'Orléans

Dossier IA45002983 inclus dans Quartier Dunois réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

  • Lotissement Prot
    Orléans, quartier Dunois, pairs de 10 à 14, 16 à 18, de 20 à 22 rue Eugène-Fousset , 6 rue de la Bourie-Rouge
  • Lotissement communal concerté (n° 6)
    Orléans, 31 bis à 37, impairs de 39 à 43 rue Porte-Dunoise , 1 à 9 rue Georges-Papelier
  • Lotissement du Sacré-Coeur
    Orléans, quartier Dunois, rue Pasteur , pairs de 76 bis à 80 bis rue du Faubourg-Bannier , impairs de 53 à 81 rue de la Gare , pairs de 2 à 30 rue Antigna , rue Ladureau

Œuvres contenues

Appellationsde la Ruche ouvrière d'Orléans
Parties constituantes non étudiéesmaison, jardin
Dénominationslotissement concerté
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Lieu-dit : quartier Dunois
Adresse : impasse de la, Ruche , 5, 9, 11 rue
Eugène-Fousset
Cadastre : 2008 AV 58 à 62, 84 à 87, 477

Le lotissement a été réalisé en 1904 par la société de crédit immobilier la Ruche ouvrière d'Orléans sur des terrains provenant du lotissement du Sacré-Coeur, entrepris l'année précédente par Hutton. L'ouverture de l'impasse de la Ruche fait l'objet d'une autorisation municipale le 9 septembre 1904, conformément au règlement de voirie de 1890 applicable aux voies privées (article 180). Les huit parcelles qui composent le lotissement sont achetées la même année par différents sociétaires au prix de 3 francs le m² (six terrains), 3,20 francs le m² (un terrain) et 7,50 francs le m² (un terrain). Les architectes de la société, Farcinade (à Orléans) puis Champigneule (à Paris), construisent à partir de 1904 huit habitations à bon marché à des prix variant entre 3300 et 4500 frs. Parmi les acquéreurs figurent Félix Maulien (typographe et président de la société) et Camille Bézard (secrétaire de la société) qui s'installent aux n°2-4 impasse de la Ruche et y établissent le siège de la société. En 1910, l'ouverture de la rue Eugène-Fousset par M. Prot permet de relier l'impasse de la Ruche à la rue de la Bourie-Rouge au nord. La partie de l'impasse de la Ruche comprise entre cette nouvelle rue et la rue de la Gare (à l'est) est ainsi incorporée au réseau des voies urbaines, après abandon du terrain par les propriétaires riverains en juin 1913. L'autre partie conserve son statut de voie privée et la mention "voie non classée impasse de la Ruche" est inscrite sur une plaque apposée sur la façade de la maison au n° 2 (toujours visible aujourd'hui). De l'opération d'origine, seules subsistent les maisons situées aux n° 2 à 4 impasse de la Ruche, ainsi que les n° 9 et 11 rue Eugène-Fousset. Les autres maisons (n° 7 rue Eugène-Fousset ; n° 6 et 8 impasse de la Ruche) ont été détruites durant les bombardements de 1944 et reconstruites après guerre.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle
Dates1904, daté par source
Auteur(s)Auteur : Farcinade Ferdinand architecte attribution par source
Auteur : Champigneule architecte attribution par source
Auteur : Quidet architecte attribution par source
Auteur : Gourmel architecte attribution par source
Personnalité : Société de crédit immobilier La Ruche Ouvrière d'Orléans
Société de crédit immobilier La Ruche Ouvrière d'Orléans
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promoteur attribution par source

Le lotissement de la Ruche ouvrière d'Orléans est implanté dans le nord-est du quartier Dunois. Les huit lots de 136 à 180 m² sont desservis par la rue Eugène-Fousset, reliant la rue de la Bourie-Rouge à la rue de la Gare, et l'impasse de la Ruche. Celle-ci comprend des trottoirs et des caniveaux conformes aux prescriptions de la Ville, ce qui est plutôt rare pour les voies privées généralement dépourvues de ce type d'aménagement. L'impasse est généralement fermée par une chaîne et le sol de la voie, non goudronné, est toujours entretenu par les riverains. Les maisons sont implantées en mitoyen, à l'alignement ou en retrait derrière une cour ouverte (n° 8 impasse de la Ruche) ou clôturée par une grille (n° 2-4 impasse de la Ruche) et comprennent un petit jardin latéral ou en fond de parcelle. En dépit de l'absence d'un parti architectural commun et des destructions intervenues lors de la Seconde Guerre mondiale, le bâti conserve une certaine homogénéité. Les maisons sont construites en moellon, apparent ou enduit, ou en brique, et possèdent un rez-de-chaussée sur cave et un étage carré couvert à deux pans en ardoise ou en tuile mécanique. Seule se distingue la maison reconstruite située au n° 6 impasse de la Ruche construite sur un garage en rez-de-chaussée et une terrasse précédent le premier étage. La brique rouge ou silico-calcaire est également utilisée en second-oeuvre pour les piédroits, les arcs segmentaires, les linteaux, les corniches, les bandeaux ou simples cordons. Des linteaux métalliques couronnent les baies rue Eugène-Fousset (n° 9 et 11).

Mursbrique
brique silico-calcaire
métal
enduit
moellon
Toittuile mécanique, ardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré
Couverturestoit à deux pans
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait de l'autorisation d'ouverture de l'impasse, 9 septembre 1904

    Extrait de l'autorisation d'ouverture de l'impasse, 9 septembre 1904

    (Archives municipales d'Orléans, 1 O 72)

    "Vu la demande ci-contre, demandant l'ouverture d'une voie privée dans le terrain de l'ancien couvent du Sacré Coeur. Vu le règlement de Voirie et particulièrement l'article 180, relatif aux voies privées. Vu le Règlement sanitaire en vigueur dans la Ville d'Orléans. Est d'avis d'autoriser le pétitionnaire aux fins de sa demande, sous les conditions suivantes :

    1) La chaussée devra être mise en parfait état de viabilité ; elle sera composée de la façon suivante : un trottoir avec bordures en boutisses devra régner tout le long de la voie et de chaque côté ; il aura un mètre de largeur depuis le nu du mur des immeubles. Les bordures de trottoirs seront bordées d'un caniveau pavé de 0,60 m. de largeur, la chaussée sera composée de matériaux durs sur une épaisseur minimum de 0,30 m., bien damée et formant une surface bien unie, présentant de 0,10 m. dans l'axe. Le profil du long de la voie devra présenter une pente suffisante pour que les eaux fluviales puissent s'écouler facilement sur la rue de la gare.

    Dans la traversée de l'impasse sur la rue de la gare, un caniveau sera établi sur la chaussée par les soins de la ville, aux frais du pétitionnaire. Tous les tuyaux de descente seront munis dans la traversée des trottoirs d'une gargouille en fonte du modèle de celles adoptées par la ville d'Orléans.

    2) Un bec de gaz brulant toute la nuit et allumé aux heures de l'éclairage public, sera installé à l'angle saillant formé par le tracé de la voie.

    3) Une plaque dénominatrice devra être posée à l'entrée de la rue de la Gare, elle sera d'une couleur différente de celle de la Ville. Cette plaque devra porter la mention en grosses lettres Voie non classée (...)

    4) Chaque construction devra porter un numéro ainsi que cela se pratique pour les voies publiques.

    5) Les propriétaires intéressés devront prendre les dispositions nécessaires pour assurer l'entretien, l'éclairage et le nettoiement de cette voie d'une manière permanente (...)

    6) Les propriétés riveraines de l'impasse qui ne seraient pas construites devront être pourvues de clôtures convenables.

    7) Une conduite principale pour l'alimentation en eau de tous les immeubles devra être posée sous la chaussée ; chaque immeuble devra être alimenté par un branchement particulier. Aucune construction neuve ou modification importante dans un immeuble ne pourra être entreprise sans une autorisation spéciale et préalable de l'administration municipale."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série 1 G, GF 70. Cadastre et Impôts directs. État parcellaire, section F. 1823-1969.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. 1 O 72. Demandes de voirie, relevé des pétitions exceptionnelles. 1880-1926.

  • Archives départementales du Loiret. 19 X 2. HBM, la Ruche ouvrière d'Orléans. 25e anniversaire. 1929-1934.

Documents figurés
  • La Ruche ouvrière d'Orléans. XXVe anniversaire de la fondation de la Société. Fête du 6 juillet 1930. (Archives départementales du Loiret, Orléans, 19 X 2).

  • Photographie ancienne de l'impasse de la Ruche. (Archives départementales du Loiret, 19 X 2).

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann