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Lotissement communal réglementé (n° 4)

Dossier IA45003048 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

  • Lotissement communal concerté (n° 6)
    Orléans, 31 bis à 37, impairs de 39 à 43 rue Porte-Dunoise , 1 à 9 rue Georges-Papelier
  • Lotissement communal réglementé (n° 5)
    Orléans, 15-17, pairs de 30 à 46 rue des Hautes-Maisons , 36-38 rue du Grand-Villiers , impairs de 1 à 13 rue du Capitaine-Bazinet
  • Lotissement réglementé des Beaumonts
    Orléans, 50 à 62, pairs de 64 à 70 rue Porte-Dunoise , rue Général-de-Sonis , rue Paul-Besnard , rue Maurice-Rollinat , rue Léon-Thauvin , rue Paul-Gauguin , impasse Mac-Nab , impasse André-Chenal , place Adolphe-Cochery
  • Lotissement réglementé du Clos Belneuf
    Orléans, rue du Belneuf , impairs de 11 à 23 rue du Paradis , pairs de 88 à 100, impairs de 101 à 111 rue de la Marne , rue de Médéa , rue de Chinon , rue de l'Yser , rue Eugène-Sue , pairs de 8 à 22, impairs de 15 à 53 rue du Docteur-Jean-Falaize
Précision dénominationlotissement réglementé
Appellationslotissement communal (n° 4)
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationslotissement
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : 1 à 48 rue, Eugène-Turbat , pairs de 74 à 80 rue des
Anguignis
Cadastre : 2008 DO 81 à 107, 145, 146, 150 à 163, 275 à 277

L'ouverture d'une rue reliant la Croix-Saint-Marceau à la commune de Saint-Jean-le-Blanc est envisagée dès la fin du 19e siècle suite à la création de la rue de Vaucouleurs. Il faut cependant attendre l'après-guerre et l'aménagement du lotissement par la municipalité pour que cette rue soit finalement réalisée dans le cadre du plan d'aménagement de la ville d'Orléans, approuvé le 4 mars 1949. Autorisé le 4 février 1956 par la préfecture du Loiret, le lotissement est destiné à des personnes de condition modeste désirant construire une habitation économique et familiale. Le plan-masse dessiné par le géomètre Marcel Kapfer (1955), successeur du géomètre Larramendy, prévoit dans un premier temps une division en 53 lots répartis de part et d'autre de la rue Eugène-Turbat et en bordure de la rue des Anguignis. Dans un second temps, le nombre de lots passe de 53 à 44 afin de permettre la construction d'immeubles collectifs (plan du 13 mars 1956). L'aménagement du lotissement permet par ailleurs de prolonger l'impasse Coursimault jusqu'à la rue Eugène-Turbat. Le cahier des charges du lotissement, datant du 3 juillet 1956, présente les mêmes dispositions que les autres opérations réalisées par la Ville à la même période. Le délai de construction est fixé à 24 mois après l'acquisition de la parcelle. Il est interdit de morceler le terrain, de créer des passages ou d'établir des constructions autres que des habitations (interdiction des usines, débits de boissons, constructions provisoires, etc.). L'implantation en retrait des habitations est déterminée par la zone de construction dite en ordre discontinu définie dans le programme d'aménagement de la ville, excepté les marges latérales qui sont réduites à 2,50 m. De plus, la clôture située dans la zone non aedificandi doit être en principe constituée par une claire-voie de 1,50 m. Le gabarit des habitations est lui aussi déterminé à l'avance. Le cahier des charges prévoit du côté nord de la rue Eugène-Turbat des constructions isolées pouvant comporter un sous-sol, un niveau droit avec ou sans étage de comble, ou deux niveaux droits sans étage de comble. Le sud de la rue est réservé à la construction de maisons "jumelées" et les attributaires doivent se grouper pour construire simultanément. Dans cette partie de la rue, les habitations peuvent être plus élevées et comporter un sous-sol et deux niveaux droits habitables avec ou sans étage de comble. À l'exception des terrains réservés à la construction d'immeubles collectifs construits par l'Office Public d'H.L.M. de la Ville d'Orléans, les lots situés au nord de la nouvelle voie sont cédés au prix de 700 francs le m² aux membres de l'association des Castors bleus d'Orléans (compagnie C.R.S. 51), qui construisent 14 maisons individuelles. Au sud de la rue Eugène-Turbat, les terrains sont vendus au prix de 800 francs le m². En 1959, l'Union des aveugles du Loiret fait construire au centre de la rue un foyer et un atelier (transformé en immeuble au début du 21e siècle).

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1956, daté par source
Auteur(s)Auteur : Kapfer Marcel géomètre attribution par source
Personnalité : Ville d'Orléans
Ville d'Orléans

Commanditaire, maître d'ouvrage


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promoteur attribution par source

Le lotissement est situé à la limite des communes d'Orléans et de Saint-Jean-le-Blanc, formée par la rue des Anguignis. Il comprend 42 lots associant quatre immeubles de l'Office Public d'H.L.M. d'Orléans et 40 habitations mono-familiales desservis par la rue Eugène-Turbat de 13 m de largeur comportant des plantations d'alignement. Les immeubles H.L.M. occupent la partie ouest du lotissement et sont implantés en coeur de parcelle répartis en deux blocs situés de part et d'autre de la rue Eugène-Turbat. Construits en béton armé et plaquage de bloc en gravillon, ils se composent d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée surélevé, de quatre étages carrés et sont couverts de toits à longs pans et croupes en ardoise. Les façades sont rythmées par une élévation à travées, alternant petites et grandes baies, et par deux cages d'escalier formant ressaut. L'implantation des maisons individuelles est dictée par la largeur des parcelles, de 12 m pour une maison demi-mitoyenne (sud de la rue Eugène-Turbat) et de 15 m pour une maison isolée (nord de la rue Eugène-Turbat, rue des Anguignis). Les parcelles desservies par la rue Eugène-Turbat ont une profondeur uniforme égale à 50 m qui témoigne encore aujourd'hui de la politique interventionniste de la ville. Le nord de la rue Eugène-Turbat est occupé par le groupe d'habitations construit par les Castors bleus d'Orléans (compagnie C.R.S. 51) disposées en quinconce sur des parcelles uniformes, de 15 m de largeur sur 50 m de profondeur, avec jardin d'agrément sur rue, parfois planté d'arbres de hautes tiges, et jardin s'étirant en longueur en fond de parcelle. Réalisées selon un plan-type commun à tout le groupe d'habitation et construites en béton armé, les maisons des castors disposent d'un simple rez-de-chaussée, établi sur un niveau de cave ou un soubassement à destination de garage pour les plus en retrait, profitant ici de la forte déclivité de la parcelle. L'entrée disposée en retrait formant porche ou loggia, rythmée par une structure constituée de poteaux ou de colonnettes, est accessible par un escalier extérieur en façade principale. Le porche peut être prolongé en pignon par un balcon suivi d'un second escalier menant au jardin, à l'image du n° 28 et du n° 30 rue Eugène Turbat. Dans ces dernières maisons, la clôture sur rue, la rambarde de l'escalier et les garde-corps sont réalisés de manière uniforme, avec tubes et de cadres métalliques remplis de grillages, et des motifs de losange (au n° 28). Côté sud de la rue Eugène-Turbat, l'implantation des maisons en retrait et par groupe de deux habitations mitoyennes, conformément au cahier des charges, assure une continuité visuelle. Construites dans des matériaux traditionnels, moellon ou brique et enduit, les maisons comportent jusqu'à un étage carré et un étage de comble et sont couvertes de toits à deux pans, croupes, en tuile ou en ardoise. Si l'on distingue des maisons jumelées (n° 1-3, 9-11), ou accouplées (n° 17-19), construites simultanément par deux propriétaires comme le préconisait le cahier des charges, ce groupement n'a pas toujours été réalisé et les maisons sont alors simplement juxtaposées sans unité d'architecture (n° 5-7, 13-15, 21-23, 29-31). Une maison est par ailleurs implantée en coeœur de parcelle au n° 13, selon une dérogation prévue au plan d'aménagement. L'ancien atelier des Aveugles occupe quant à lui deux parcelles d'origine (24 m. de façade). Enfin, les quatre maisons situées rue des Anguignis, construites en rez-de-chaussée, avec ou sans étage de comble, ne présentent pas d'unité architecturale.

Mursbrique
enduit
moellon
béton armé
Toittuile, ardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 4 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans
croupe
Typologieslotissement réglementé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans ; série O, dossier 695, cotation provisoire. Lotissement rue Eugène-Turbat.

  • Archives départementales du Loiret ; 129 W 23346. Lotissement des Castors, rue Eugène-Turbat, enquêtes et expropriation. 1953-1954.

  • Archives départementales du Loiret ; 190 X 40689. Construction : lotissements et morcellement de propriétés, lotissements rue Eugène-Turbat.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série J : 5 J 183. Casier sanitaire des immeubles, rue Eugène-Turbat. 1956-1970.

Documents figurés
  • Plan-masse du lotissement. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, 695).

  • Plan masse du lotissement, 24 octobre 1955. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, dossier 695).

  • Plan du lotissement, 13 mars 1956. (Archives municipales et communautaires d'Orléans, dossier 695).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann