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Hôtel-Dieu

Dossier IA45002426 réalisé en 2011

Fiche

Cour d'honneur.Cour d'honneur.Le projet de déplacement du vieil hôtel-Dieu situé près de la cathédrale Sainte-Croix prend corps au cours du troisième quart du 18e siècle : on y dénonce les mauvaises conditions sanitaires, le manque de circulation de l'air, les dangers épidémiques encourus par le voisinage du fait de son implantation au cœur de la cité, le faible nombre de lits offerts aux malades (269) et l'impossibilité d'agrandir l'établissement. De plus, avec l'élévation de la façade occidentale et des tours de la cathédrale (1739-1785), les autorités civiles et religieuses décident de dégager les abords immédiats de l'édifice religieux afin de favoriser sa mise en valeur.

La difficulté pour trouver un lieu approprié et sans lourdes contraintes ainsi que les problèmes financiers de la ville retardent la réalisation.

Les projets, proposés dès la fin du 18e siècle, et pour certains à plusieurs reprises, restent sans suite ; parmi ceux-ci, le transfert à l'hôpital Saint-Louis (ou Grand Sanitas) établi dans le faubourg Madeleine, le déplacement dans les bâtiments de l'abbaye bénédictine Notre-Dame du Calvaire, près de l´hôpital général, alors occupés par une unique religieuse et celui dans l'ancien couvent des Jacobins situé près de l'hôtel-Dieu. Le 19 vendémiaire an V (10 octobre 1796), l'ancien hôpital Saint-Charles (ancien couvent des Ursulines) situé au sud de la Loire et qui vient d'être désaffecté, est suggéré mais il se situe en zone inondable.

En mai 1806, les plans d'un hôtel-Dieu ex nihilo implanté à l'extrémité sud-ouest de la ville sont dressés par les architectes de la ville, François-Narcisse Pagot (1780-1844) et Benoît Lebrun (1754-1819) mais le projet est jugé trop onéreux : l'établissement de type pavillonnaire, construit sur le rempart et en partie sur le Jardin des plantes, adopte un plan en simple peigne ; il est constitué de cinq pavillons à trois niveaux, parallèles et disposés en file, reliés au rez-de-chaussée sur une façade par une galerie ouverte.

En 1807, la réhabilitation d'une partie des bâtiments de l'ancien couvent Saint-Euverte est envisagée, puis la construction d'un établissement sur le site de la Motte-Sanguin, à l'extrémité orientale de la ville. Suivant un plan resté anonyme, il aurait été édifié sur l'emplacement d'une ancienne filature de coton alors démolie, en s'articulant autour du château conservé.

Plan du deuxième niveau de l'hôtel-Dieu. Y figurent les six ailes du peigne, dont les deux médianes finalement non réalisées. (Archives départementales du Loiret).Plan du deuxième niveau de l'hôtel-Dieu. Y figurent les six ailes du peigne, dont les deux médianes finalement non réalisées. (Archives départementales du Loiret).Le 2 novembre 1836, M. Besnard, membre du conseil municipal, expose les motifs qui nécessitent la construction d'un nouvel hôtel-Dieu et propose l'abbaye Notre-Dame du Calvaire, emplacement déjà pressenti en 1769, occupé après la Révolution par la Manutention militaire. Il suggère en outre, afin de disposer d'un vaste périmètre, d'adjoindre plusieurs propriétés particulières et de supprimer la partie sud de la rue Saint-Jacques-le-Brûlé. Le projet aboutit et la Manutention militaire est échangée contre la Maison de la Croix, annexe de l’hôpital général, située en haut de la rue du Colombier. Le 1er mai 1839, la commission des Hospices civils, qui administrent l'établissement, présente un programme pour la construction de ce nouvel hôtel-Dieu. L'élaboration des plans est confiée à nouveau à l'architecte Pagot qui vient d'achever la construction de l'hospice d'aliénés (hospice Caroline), et à Pierre-Charles Thuillier, architecte des Hospices civils. Le devis général est établi le 26 janvier 1840 et la première pierre posée le 30 août 1841 par le député-maire d'Orléans, Aimé Sevin-Mareau (1786-1868). Jean-Victor Coudret, entrepreneur installé à Versailles, est choisi le 12 décembre 1840 pour effectuer les travaux. Compte tenu de l'état précaire des finances et afin de faire des économies, la commission des Hospices civils décide le 1er juillet 1841 "que sur les six pavillons formant ailes, destinés aux malades, il n'en serait d'abord construit que trois".

Façade méridionale (bâtiment A10).Façade méridionale (bâtiment A10).Le 30 août suivant, la première pierre est posée et une brochure éditée par les deux architectes pour l'occasion, qui donne la description de l'édifice : "L'établissement aura une longueur moyenne de 120 mètres, sur une profondeur totale de 112 mètres, sa principale entrée sera au nord, sur la rue Porte-Madeleine. Cet hôpital disposé pour 500 malades, se composera de 2 pavillons sur la rue, d'une 1ère cour ayant au fond, en face de la grille d'entrée, un bâtiment principal d'une étendue de 39 m 50, sur une élévation de 12 m ; derrière sera une vaste cour rectangulaire de 39 m 50, entourée de bâtiments, dont le bas sera disposé en galeries couvertes ; enfin, à l'extrémité (sud), est un dernier bâtiment de 60 m de long séparé des précédents par 2 cours de service. A droite et à gauche de la cour principale, 6 corps de bâtiments, de chacun 30 m 50 de long, sur 8 m 90 de large, formant autant d'ailes séparées entre elles par des jardins ou préaux de 27 m 75, renfermeront 12 salles pour les malades". Dans son allocution, Aimé Sevin-Mareau précisait cependant que, dans l'immédiat, ne seraient construits que trois corps de bâtiments pouvant recevoir 300, voire 350 malades.

Les travaux prennent du retard et les coûts sont largement augmentés en raison des fondations supplémentaires qu'il faut creuser car l'établissement est bâti sur d'anciennes carrières de chaux. Les fondations prévues jusqu'à 3,50 mètres de profondeur descendent parfois jusqu'à 17 mètres.

La construction n'est pas terminée à l'été 1844 ; la commission des Hospices civils exige de Thuillier son achèvement afin de prévoir l'installation des malades en fin d'année. La bénédiction par Monseigneur Jean-Jacques Fayet (1786-1849), évêque d'Orléans, et l'inauguration ont lieu le 26 novembre 1844. Le transfert des malades commence dès le lendemain pour s'achever le 26 décembre suivant.

Le 28 août 1845, décision est prise de construire une quatrième aile au nord-est parallèlement à la rue Porte-Madeleine, à la condition expresse de récupérer, en vue de leur vente, les matériaux de la salle Saint-Lazare (ancien hôtel-Dieu) qui n'est pas encore entièrement démolie. La réception des travaux de cette aile, dirigés par les architectes Thuillier et Clouet, a lieu le 31 janvier 1851. Les deux ailes médianes, à l'est et à l'ouest, figurant sur le plan de 1840 ne furent jamais construites.

Galerie de circulation longeant la cour d'honneur.Galerie de circulation longeant la cour d'honneur.Divers bâtiments annexes sont peu à peu adjoints : en 1843, la boulangerie et la buanderie, installées entre l'hôtel-Dieu et l'hôpital général dans un même bâtiment (démoli en 2000) ; en 1880-1882, une nouvelle Maison des morts, construite au sud-est de l'hôtel-Dieu en remplacement de celle d'origine devenue vétuste, par Joseph-Louis Imbault (1821-1881), architecte des Hospices civils et des lycées, composée d'une salle de dissection, d'une salle ardente et de cours de desserte, augmentée en 1892-1893 d'une salle des morts et d'une salle d'attente attenante ; en 1885, le pavillon Payen, à l'angle formé par les rues Porte-Madeleine et Stanislas Julien, destiné aux soins des enfants ; en 1896-1897, le laboratoire de bactériologie, le long de la rue Porte-Madeleine, prolongé par une galerie le reliant à la pharmacie, lui-même remplacé par la banque du sang et un nouveau laboratoire de biologie, construits par l'architecte Paul Winter dans un même bâtiment en 1953 (bâtiment démoli en 2011) ; en 1956, un pavillon de pneumologie (démoli en 2007) et un service de Contagieux enfants, également par Paul Winter, construit en partie sur l’emplacement des bâtiments de la 6ème division de l'hospice Caroline ; en 1964, un bâtiment de cardiologie ; en 1986, la Maison Mère et Enfant et en 1995, un bâtiment édifié sur l'emplacement des trois premières divisions de l'hospice Caroline afin d'accueillir les services d'ophtalmologie et d'oto-rhino-laryngologie. Ce bâtiment abrite à partir de 2007 la pédiatrie et la néonatologie et est relié à la maison Mère et Enfant par une passerelle édifiée la même année.

L'hôtel-Dieu était un hôpital mixte, c'est-à-dire accueillant civils et militaires, depuis au moins la fin du 18e siècle. Il était desservi par des sœurs Augustines qui restèrent à son service jusqu'en 1976. A noter qu'une École de médecine fut créée le 15 janvier 1845 qui accueillit des étudiants jusqu’au 8 juillet 1849. Il est entièrement désaffecté à la fin des années 2010 ; les services hospitaliers et administratifs sont transférés dans le Nouvel Hôpital d'Orléans situé dans le quartier d'Orléans-La Source, au sud de la Loire.

Dénominationshôtel-Dieu
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans - Orléans-Carmes
AdresseCommune : Orléans
Adresse : 1 rue
Porte-Madeleine
Cadastre : 1994 AY 2

L’idée de déplacement du vieil hôtel-Dieu situé près de la cathédrale Sainte-Croix émerge dès la fin des années 1760 : on y dénonce les mauvaises conditions sanitaires, le manque de circulation de l'air, les dangers épidémiques encourus par le voisinage du fait de son implantation au cœur de la cité, le faible nombre de lits offerts aux malades et l'impossibilité d'agrandir l'établissement.

La décision de la "translation", selon le terme régulièrement employé, est prise pendant les travaux d'édification de la façade occidentale et des tours de la cathédrale (1739-1791). La difficulté pour trouver un lieu approprié ainsi que les problèmes financiers de la ville retardent la réalisation. Pendant plus d’un demi-siècle, une quinzaine de projets sont proposés, s’orientant, à l’exception de celui de 1806, vers la réhabilitation de bâtiments existants, généralement d’anciens couvents. Tous sont rejetés pour diverses raisons liées au coût de réaménagement, à l’implantation urbaine ou à l’architecture inadaptée pour la fonction future.

En mai 1806, le projet exposé par les architectes François-Narcisse Pagot et Benoît Lebrun, d'un hôtel-Dieu ex nihilo implanté sur les fortifications urbaines à l'extrémité sud-ouest de la ville fait l'unanimité. Il prévoit un établissement, déjà de type pavillonnaire, qui adopte un plan en simple peigne, l’étroitesse du terrain ne permettant pas un déploiement plus large. La municipalité qui manque de ressources s’adresse au ministère qui malheureusement rejette le projet, le jugeant trop onéreux.

Après trente années d’attente et d’hésitations, le transfert est confirmé à la fin de l’année 1836 et le lieu d’implantation arrêté à l’ancien couvent du Calvaire, devenu depuis la Révolution, la Manutention militaire, emplacement déjà pressenti en 1769. Le 1er mai 1839, la commission des Hospices civils présente un programme et confie l'élaboration des plans aux architectes Pagot et Pierre-Charles Thuillier. Le devis général est établi le 26 janvier 1840 et la première pierre posée le 30 août 1841 par le député-maire d'Orléans, Aimé Sevin-Mareau.

Le projet se conforme cette fois au plan en double peigne. Il propose deux rangées de trois pavillons disposés de part et d’autre d’un bâtiment sensiblement carré encadrant une cour d’honneur. Au rez-de-chaussée, ce bâtiment est bordé sur ses quatre côtés par une galerie de circulation à arcatures ouvertes sur la cour. Cependant et compte tenu de l'état précaire des finances, la commission, bien qu’approuvant le projet, se résout à ne construire dans l’immédiat que quatre pavillons. Le 1er juillet 1841, elle réduit la construction à trois pavillons seulement : deux à l’ouest pour les hommes, et un seul au sud-est pour les femmes, qui sont terminés à l'automne 1844. La bénédiction et l'inauguration ont lieu le 26 novembre suivant, le transfert des malades commencé dès le lendemain, s’achève le 26 décembre. Vers 1848, un quatrième pavillon de femmes est ajouté au nord-ouest, par contre les deux ailes médianes du peigne qui figurent sur le plan de 1840, ne seront jamais construites.

L'hôtel-Dieu est un bel exemple d'architecture de transition qui mêle la structure de l’hôpital classique de l’Ancien Régime à une architecture de type pavillonnaire dont il constitue un exemple précoce de réalisation.

A la fin du 19e siècle, aux 20e et 21e siècles, l'hôtel-Dieu est complété par divers édifices : annexes de service, nouvelle morgue, laboratoire de bactériologie, pavillons de pneumologie, cardiologie, ophtalmologie, ORL, maison Mère et Enfant. Il est entièrement désaffecté à la fin des années 2010.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Dates1844, daté par source, daté par source
Auteur(s)Auteur : Pagot François-Narcisse
Pagot François-Narcisse (1780 - 1844)

Né à Orléans, élève à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il s'installe dans sa ville natale en tant qu'architecte en 1805, devient ensuite architecte du département du Loiret et de la ville d'Orléans. Outre ceux de l'hôtel-Dieu, il a dressé les plans de nombreux édifices d'Orléans (Palais de justice, Temple protestant, abattoirs, nouveau sanctuaire de l'église Saint-Vincent...)


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Auteur : Lebrun Benoît
Lebrun Benoît (1754 - 1819)

Architecte de la ville d'Orléans, chargé des travaux publics et de la charité.


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Auteur : Thuillier Pierre-Charles
Thuillier Pierre-Charles

Architecte des Hospices civils de 1828 à 1863.


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Auteur : Clouet
Clouet

Architecte ayant travaillé à la construction de l'hôtel-Dieu d'Orléans à partir de la fin de l'année 1844.


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Auteur : Imbault Joseph-Louis
Imbault Joseph-Louis (1821 - 1881)

Architecte des Hospices civils et des lycées d'Orléans.


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Auteur : Winter Paul
Winter Paul

Architecte de la Reconstruction dans le Loiret.


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L'architecture de l'hôtel-Dieu se rattache à l'architecture ventilée dont les préceptes furent définis en 1788 par le chirurgien Jacques René Tenon (1724-1816), mandaté par l'Académie des sciences, dans son ouvrage qui prenait pour référence les hôpitaux parisiens. La réflexion sur l'hygiène publique était déjà amorcée depuis le milieu du 18e siècle, mais, dans le domaine médical, ce fut l'incendie en 1772 de l'emblématique hôtel-Dieu de Paris qui fut le point de départ d'un long et profond débat autour des questions liées à l'hygiène et à la conception architecturale des hôpitaux. Plusieurs projets furent présentés, puis Tenon, dans l'application des nouvelles théories, proposa un modèle d'hôpital calqué sur l'hôpital militaire anglais de Stonehouse à Plymouth. Il s´agissait de refuser la concentration architecturale et par conséquent celle des malades. Il suggéra donc de créer une segmentation des bâtiments (ou pavillons), reliés entre eux par des galeries ouvertes permettant la circulation de l'air, de part et d'autre de vastes cours, donnant une apparence de double peigne à ces hôpitaux.

L'hôtel-Dieu d’Orléans qui adopte ce plan en double peigne constitue un exemple précoce de cette nouvelle norme architecturale. Il est contemporain de l'hôpital de la Reconnaissance de Garches (1835-1843), qui fait référence, et réalisé avant l'hôpital Lariboisière à Paris (1839-1854), considéré comme l'hôpital modèle de la typologie pavillonnaire en France. En 1844, à l'arrivée des premiers malades, il se composait du bâtiment principal d'accueil, couronné d'un fronton central, percé de grandes arcades en plein cintre, donnant sur la cour d'entrée ouverte sur la rue et complété par deux ailes en retour (ou pavillons) et communiquant à l'arrière, par un porche à trois arcatures, avec une vaste cour d'honneur (ou cour principale) rectangulaire bordée de bâtiments sur ses quatre côtés. Ces bâtiments, qui offraient au rez-de-chaussée un portique à arcatures formant galerie de circulation (libres à l'origine et closes après 1907), étaient prolongés, du côté occidental, par deux ailes perpendiculaires et de l'autre côté par une seule aile au sud-est, qui accueillaient les salles de malades.

La partie sud, derrière la cour d’honneur, autour des deux petites cours intérieures était occupée par l’intendance, en particulier les cuisines et par l'amphithéâtre destiné aux cours de l’École de médecine qui fonctionna quelques années, de 1845 à 1849. Les bâtiments comportent deux niveaux rythmés par de hautes fenêtres en plein cintre. Sur les plans sont indiquées les salles de malades, à l'est les salles de femmes, à l'ouest les salles d’hommes. A l'ouverture, les salles de femmes, au rez-de-chaussée, se nommaient Saint-Nicolas au nord-est (l'unique salle ayant toujours conservé son nom d'origine) et Froberville au sud-est ; au second niveau, Sainte-Angèle au nord-est et Sainte-Claire au sud-est ; les salles d´hommes se nommaient, au rez-de-chaussée, Besnard au nord-ouest et Saint-Paul au sud-ouest ; au second niveau, Saint-Lazare au nord-ouest et Saint-Laurent au sud-ouest. Chaque grande salle accueille a minima une quarantaine de lits, disposés de part et d'autre d'une allée centrale.

La cour d'entrée et la cour d'honneur sont construites en pierres de taille provenant des carrières de Malvaux (Nièvre) et Briare (Loiret). Les façades latérales et de l'arrière sont constituées de moellons enduits ; les soubassements, encadrements des ouvertures, pilastres et entablements sont en pierres de taille. Les marches des escaliers de distribution sont en pierre de Château-Landon, les menuiseries en chêne.

Le bâtiment bas qui clôt l'hôtel-Dieu sur son flanc occidental renfermait les sanitaires destinés aux hommes dans la partie sud, et aux femmes dans la partie nord. Au milieu du mur de cette façade, rythmée de pilastres, trois arcatures évoquent l'emplacement de l'extrémité du pavillon central non réalisé.

Mursbrique
pierre
enduit
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Plansplan régulier
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à deux pans
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1994/10/04
Précisions sur la protection

Inscription des façades et toitures.

Annexes

  • Annexe historique

    Pour construire l'hôtel-Dieu, il fallut libérer les terrains urbanisés sur lesquels il serait édifié. Les jugements du tribunal de Grande Instance d'Orléans concernant l'expropriation pour cause d'utilité publique furent prononcés les 31 août 1838 et 23 décembre 1839. Les expropriations furent réalisées par la ville d'Orléans et non les Hospices civils car la Loi du 7 juillet 1833 sur l'expropriation ne faisait pas mention des établissements de charité. Elles commencèrent dès le 23 décembre pour les maisons de la rue Porte-Madeleine. Il y eut environ 85 maisons concernées sur les rues avoisinantes, outre Porte-Madeleine, du Four-à-Chaux, de la Charpenterie, Saint-Jacques-le-Brûlé, du Corbillon et des Carmes.

    Afin de fournir les ressources financières nécessaires à l'édification de l'hôtel-Dieu, une estimation détaillée des matériaux et du mobilier de l'ancien hôtel-Dieu fut dressée à l'automne 1843 afin de déterminer ce qui pourrait être réutilisé et ce qui serait vendu (terrains, jardins, matériaux).

    Pierre-Charles Thuillier fut nommé architecte des Hospices civils le 17 mai 1828. Il fut le concepteur de l'hôtel-Dieu et assura l'achèvement de la chapelle Saint-Charles. Il donna sa démission le 29 mai 1863 en demandant à ne résigner sa charge qu'au 1er janvier 1864 et reçut alors le titre d'architecte honoraire.

    L'hôtel-Dieu fut la dernière construction de François-Narcisse Pagot (1780-1844) ; il fut remplacé par l'architecte Clouet car il mourut avant l'achèvement de la construction.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 1ère série, 100.

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 2ème série, 10, 13bis.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 2/C. Matières ecclésiastiques (DOINEL, Jules. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/2K/10. Personnel. 1850-1890.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3K/20 à 22. Congrégation des religieuses hospitalières de l'ordre de Saint-Augustin.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/1L/36. Morgue (1880-1882). et 37 (1882-1885) : morgue.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/1L/37. Morgue. 1882-1885.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3L/45. Délibérations de la commission administrative des Hospices civils d'Orléans, dont pose de la première pierre de l'hôtel-Dieu (30 août 1841), Inauguration (26 novembre 1844).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/1 à 6. Construction. Art. 1 (pharmacie). Art. 2, A7, 1er dossier (expropriations 1838-1839), A7 2ème dossier (estimation détaillée des matériaux de l'ancien hôtel-Dieu).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/2 à 6. Hôtel-Dieu. Construction : plans et profils de grand format. 1840-1846.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/7. Quatre plans de l'hôtel-Dieu signés par Constant Coursimault et datés du 21 juin 1930.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/7. Trois plans de masse (correspondant aux trois niveaux) datés du 20 octobre 1960.

  • Archives départementales du Loiret. série H dépôt 10/3O/15. Réalisations (aménagements et modernisations) depuis 1946. État 1957.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/20 : Banque de sang et laboratoire. Aménagements, plans. 1951-1952.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/30/21. Cardiologie. Construction. 1965-1968.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/23 : Contagieux. Aménagements. Plans, adjudications. 1937, 1955-1961.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/30/24 et 25. Cuisine. Construction, plans. 1949-1951. Dispensaire anti-vénérien. Construction, aménagement. 1916, 1923.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/45. Pavillon de pneumologie. 1954-1963.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/5O/2 et 3. Matériel et mobiliers. 1806-1835.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/269. Hôtel-Dieu : constructions et réparations. An VIII-1886.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/272. Biens fonciers, baux et loyers. An VIII-1834.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/273/1 à 3. Translation de l'hôtel-Dieu, construction du nouvel hôtel-Dieu. Construction d'un quatrième pavillon (1810-1892). Occupation des bâtiments de la manutention contre ceux de la Croix (approbation du projet, adjudication, exécution des travaux).

  • Archives départementales du Loiret. Série X/281. Hôtel-Dieu : budgets et comptes moraux.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/848. Hôtel-Dieu d'Orléans. Religieuses hospitalières : registre des actes des prononciations de vœux et engagements. 1812-1876.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/924-925. Liste des bienfaiteurs de l'hôtel-Dieu. (19e siècle).

  • Archives départementales du Loiret. Série X/1006. Hôtel-Dieu d'Orléans. Translation de l'hôtel. 1826-1827.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/1620. Biens en dépendant. An VIII-1827.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/1779-1795. Comptes de gestion. 1807-1823.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/S1. Organisation du service.

  • Archives départementales du Loiret. Fonds Jarry 2J/2325 (2Mi/3456). Translation de l'hôtel-Dieu.

  • Archives municipales d'Orléans. Série 3Q/46 à 48 : Bâtiments. Hôtel-Dieu, place Sainte-Croix. Bâtiments. Hôtel-Dieu, rue Porte-Madeleine. Financement. 1836-1847. Construction. 1839-1851.

  • Archives nationales. F/15 (Hospices et secours), 2147 à 2153 (Travaux aux hospices. An IV-1810), 2150 : Loiret (1806-1808), dont plusieurs plans de l'hôtel-Dieu projeté en 1806.

  • Archives nationales. F/21. Hôtel-Dieu. 2479, dossier n° 173, p. 316-318 (1810). 2535, dossier n° 431, p. 271-274 ; plans : F21 1888 1709, Orléans (Loiret), hôtel-Dieu : plans, élévations et coupe, n.s., 10-1840, 3 calques. Base de données Conbavil (Conseil des bâtiments civils ; ressources documentaires de l'Institut National d'Histoire de l'Art).

  • Bibliothèque nationale de France. JOLY DE FLEURY. Hôpitaux des provinces. Orléans (1769-1786), volume 1269. Orléans : fol. 1 à 424. In : BLOCH, Camille. Inventaire sommaire des volumes de la collection Joly de Fleury concernant l'assistance et la mendicité. Bibliothèque de l'école des chartes. 1908, tome 69. p. 148.

Documents figurés
  • Plan (n° 4) titré : Projet pour l'établissement d'un hôtel-Dieu à la suite de l'hôpital général à Orléans. (h = 58,5 ; l = 98,5). Plan du premier niveau/signé par les architectes Pagot et Thuillier et daté du 26 janvier 1840. (Archives départementales du Loiret, Série H dépôt 10/3O/6).

  • Plan titré : Hôtel-Dieu d'Orléans. Plan du 1er étage /signé par les architectes Pagot et Thuillier et daté du 26 janvier 1840 (h = 70,7 ; l = 106). (Archives départementales du Loiret, Série H dépôt 10/3O/6).

  • Plan (n° 12) titré : Hôtel-Dieu d'Orléans Portion de façade prise du pavillon jusqu'à la grande cour/signé par les architectes Pagot et Thuillier et daté du 26 janvier 1840 (h = 97 ; la = 53,5). (Archives départementales du Loiret, Série H dépôt 10/3O/6).

  • Plan (n° 14) titré : Hôtel-Dieu d'Orléans, détail de la façade principale/signé par Pagot et Thuillier et daté du 26 janvier 1840 (h = 62,5 ; l = 138). (Archives départementales du Loiret, Série H dépôt 10/3O/6).

  • Plan : Hôtel-Dieu d'Orléans, Promenoirs à construire à l'est des préaux des salles Stes Thérèse et Angèle (h = 48 ; l = 67,5). Ces promenoirs ne furent pas réalisés (Archives départementales du Loiret, Série H dépôt 10/3O/6).

  • Projection des façades de l'hôtel-Dieu par Joseph-Louis Imbault. Dessin titré Hôtel-Dieu d'Orléans (Loiret) et portant les inscriptions suivantes : Façade Latérale, Façade Principale, Façade au sud (sous chacun des dessins), Fait et dressé par l'architecte des hospices Orléans le 30 avril 1871 LJ Imbault (en bas à droite). L'échelle figure en bas au milieu. Dessin sur papier, à la plume et rehauts d'aquarelle, présenté dans un cadre en bois doré (h = 44 ; l = 60). (Centre hospitalier régional d'Orléans).

Bibliographie
  • Compte moral administratif des Hospices civils d'Orléans : Exercice 1884, chapitre IV - Bâtiments des Hospices, Orléans, 1885.

  • BESNARD. Construction d'un nouvel hôtel-Dieu à Orléans, proposition faite au Conseil municipal dans sa séance du 2 novembre 1836. Orléans : A. Jacob, 1838.

  • DE TORQUAT, Emmanuel. Quatre jours dans Orléans ou Description simple, historique et archéologique de la Ville et de ses Environs ; des Établissements civils et religieux, des Monuments anciens et modernes, et des Maisons remarquables, etc., etc. Orléans : Gatineau, 1845.

  • GAILLARD, Louis (abbé). Églises paroissiales, chapelles et oratoires d'Orléans (manuscrit). Orléans, 1987-1990.

    p. 142, n° 11
  • GAILLARD, Louis (abbé). Notes sur l'Hôtel-Dieu, l'Hôpital général et les autres établissements hospitaliers qui existaient autrefois à Orléans. Orléans, 1981.

    p. 58-65
  • LAGET, Pierre-Louis, LAROCHE, Claude. L'hôpital en France, Histoire et Architecture. Lyon : Lieux Dits, 2012. (Cahiers de l'Inventaire, n°99).

    p. 134-135, 190-192
  • SEVIN-MAREAU, Aimé. Discours prononcé à l'occasion de la pose de la première pierre du nouvel Hôtel-Dieu d'Orléans, 30 août 1841. Orléans : A. Jacob, 1841.

  • TENON, Jacques René. Mémoires sur les hôpitaux de Paris, Paris, 1788. Réimpression, Paris : Doin Ed. de l'AP-HP, 1998.

Périodiques
  • CUISSARD, Charles. Mémoire présenté à l'évêque d'Orléans par le bureau de l'hôtel-Dieu en 1769. In : Les chartes originales de l'ancien hôtel-Dieu d'Orléans. Mémoires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, tome XXVIII. Orléans, 1902.

    p. 377-379
  • GAILLARD, Louis (abbé). François Narcisse Pagot, architecte orléanais (1780-1844). Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, juin 1995, Orléans, tome XIII, n° 107.

  • JOUANNEAUX, Françoise. Le nouvel hôtel-Dieu d’Orléans. In Situ, mis en ligne le 21 février 2017, 2017, n°31, [en ligne, cf. lien web ci-dessous].

  • ROBERT, Hervé. La Démolition de l'Hôtel-Dieu d'Orléans. Un exemple de vandalisme municipal sous la Monarchie de Juillet. Histoire urbaine 2002-1, n° 5.

Liens web

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