Logo ={0} - Retour à l'accueil

Hôpital général

Dossier IA45002424 réalisé en 2011

Fiche

Depuis 1556, l'Aumône générale d'Orléans administre trois maisons d'accueil des pauvres hommes, femmes, enfants orphelins, mendiants et vagabonds : les aumônes Saint-Antoine (passants et pèlerins), Saint-Pouair (hommes et garçons) et Saint-Paul (femmes et filles). Malgré le regroupement administratif, la gestion reste difficile et assez inefficace, à cause d'un manque chronique de ressources financières et de la dispersion dans la ville des établissements.

D'autre part, en raison de la situation sociale et économique désastreuse du début du 17e siècle, l'accroissement de la misère avec ses corollaires (vagabondage, mendicité, agressions, abandons d'enfants, prostitution...) pose de graves problèmes d'ordre public. Cette réalité touche l'ensemble du royaume et quelques municipalités ont pris des mesures pour y remédier ; celle de Lyon, la première, a créé en 1617 un hospice d'accueil, l'Hôpital de la Charité. Dans les années 1630, la municipalité d'Orléans réfléchit elle aussi à établir un hôpital qui regrouperait la population marginalisée.

Les premières lettres patentes royales autorisant la création de l'hôpital d'Orléans sont datées de mars 1652, vérifiées et enregistrées par le Parlement le 25 février 1655. Les statuts et le règlement sont établis le 23 juillet suivant et le projet reste en attente, car on cherche un emplacement pour édifier l'établissement. Celui, pressenti par l'assemblée du 8 avril 1665, englobe une partie des terrains de l'arsenal désaffecté de la ville, situé à l'extrémité occidentale de la rue Porte-Madeleine et longeant les boulevards des fortifications de la quatrième enceinte urbaine. L'emplacement est concédé par le duc Philippe d'Orléans par lettres patentes du 20 avril 1665, confirmées par Louis XIV en avril 1672 sur la demande de Monseigneur de Coislin, évêque d'Orléans.

Cour de la salle Sainte-Catherine, salle de femmes, façade sud de l'hôpital, avant 1908 (carte postale éditée par Berthaud Frères) (AM Orléans, 2Fi 704)Cour de la salle Sainte-Catherine, salle de femmes, façade sud de l'hôpital, avant 1908 (carte postale éditée par Berthaud Frères) (AM Orléans, 2Fi 704)En parallèle, l'édit royal portant établissement de l´Hôpital Général pour "le renfermement des pauvres mendiants de la ville et des faubourgs de Paris" est publié le 27 avril 1656. La mesure est ensuite étendue à la France entière et, le 14 juin 1662, déclaration est faite pour "l'établissement d'un hôpital général en toutes villes et gros bourgs".

Orléans sollicite du roi de nouvelles lettres patentes, accordées en juillet 1671 et confirmées en avril suivant, pour l'établissement d'un hôpital qui serait en mesure d'accueillir "les pauvres indigents, vieillards, invalides, enfants trouvés et abandonnés, enfants pauvres au-dessus de 10 ans, vagabonds et prostituées, en nombre croissant et de tenir séparés les hommes et les femmes". En réalité, l'hôpital général est conçu à l'origine comme une sorte de maison d'enfermement bien qu'il prête assistance aux personnes en difficulté, les prend en charge et leur fournit un travail, l'un des buts avoués étant de lutter contre l'oisiveté. A partir du 18e siècle, il évolue vers une structure d'accueil des indigents des deux sexes, pauvres, invalides, vieillards, enfants orphelins et aliénés, c'est-à-dire toute personne incapable d'assurer sa subsistance.

Plan d'ensemble.Plan d'ensemble.La construction du grand bâtiment parallèle à la rue Porte-Madeleine commence dès l'approbation des plans par Monseigneur de Coislin, le 15 juillet 1675, après la démolition de l'ancien arsenal. Il est sans doute terminé avant 1700, car des pensionnaires y sont logés à cette date, et complété à la même époque ou dans les premières années du 18e siècle par les trois courtes ailes placées perpendiculairement, au milieu et aux extrémités. L'architecte de l'ensemble est resté inconnu ; sans doute peut-on cependant avancer le nom de Jacques V Gabriel (1667-1742) qui travaillait en 1697-1698 sur les plans de la chapelle adjacente Saint-Charles. Dans les espaces laissés libres sont implantés quelques édifices annexes, qui seront détruits par la suite.

Une première chapelle est édifiée longeant la rue Porte-Madeleine, remplacée en 1713 par la chapelle Saint-Charles qui reste inachevée jusqu'en 1864. Entre 1696 et 1700, sont achetés un terrain en bordure du boulevard, au nord de l'hôpital, pour construire un moulin qui fonctionnera jusqu'en 1830, puis celui des Vieilles buttes des arquebusiers, au sud-ouest, sur lequel on édifie plusieurs bâtiments dont le Sanitas ou Refuge, à l'angle de la rue Croix-de-Bois et du boulevard. Ce bâtiment est destiné à la détention des prostituées ayant commis un délit à l'hôpital, et à l'hébergement d'aliénés, dont la majeure partie est logée dans le Grand Sanitas, situé Faubourg-Madeleine, à l'extérieur de la ville.

Vers la fin du 18e siècle le bâtiment de la crèche est construit au sud-est du corps principal. A partir de 1828, des bâtiments destinés aux aliénés, dont les plans sont approuvés par le ministère de l'Intérieur en 1827, sont édifiés par François Narcisse Pagot, architecte de la ville d'Orléans, et Pierre-Charles Thuillier, architecte des Hospices civils, au sud-est de l'hôpital général. L'opération est rendue possible grâce à la démolition de l'ancienne caserne des arquebusiers (caserne des Buttes) désaffectée depuis 1746, et de maisons acquises par les Hospices civils. L'hospice Caroline, le premier, est élevé sur l'emplacement de cette caserne. Puis, vers 1840, sont adjoints de nouveaux bâtiments remplaçant l'ancien Sanitas, à l'extrême sud, formant les 5ème et 6ème divisions de l'hospice Caroline ainsi que le pavillon Sabatier constituant les 7ème et 8ème divisions du quartier des aliénés. L'ensemble de ce quartier est cerné par un mur de clôture.

Cour intérieure orientale. A gauche, l'aile médiane (bâtiment D7), à droite, l'aile (bâtiment D7) construite vers 1876 en prolongement du bras du transept ; au centre, la chapelle.Cour intérieure orientale. A gauche, l'aile médiane (bâtiment D7), à droite, l'aile (bâtiment D7) construite vers 1876 en prolongement du bras du transept ; au centre, la chapelle.Le 25 octobre 1837, la commission des Hospices civils décide le prolongement de 29,50 mètres de l'aile orientale perpendiculaire au corps de bâtiment principal de l'hôpital général jusqu'à la Porte-Madeleine ; il est réalisé au cours de l'année suivante. Plus tard, grâce au legs daté du 30 août 1872 de Flore Françoise Anastasie Masson de Vernou, bienfaitrice de l'hôpital général décédée en 1876, l'aile occidentale perpendiculaire au bâtiment principal est à son tour prolongée jusqu'à la rue et deux bâtiments sont adjoints aux bras du transept de la chapelle fermant les cours des femmes et des hommes. Deux plaques apposées sur les façades intérieures en portent la mémoire : Fondation Masson de Vernou 1873. En 1840, la crèche et le service des enfants sont transférés dans le pavillon Sainte-Anne nouvellement construit à l'ouest, le long du boulevard. Une aile adjointe perpendiculairement au bâtiment principal, le long du boulevard, connue à partir des années 1930 sous le nom de pension Roux et un hospice de vieillards, la pension Dubreuil, établie au sud-est, à l'angle de la rue Stanislas-Julien et de la rue Croix-de-Bois, sont bâtis en 1889. Les bains destinés aux aliénés, reconnus comme essentiels à leur traitement, sont restructurés en 1890.

Démolition de l'aile principale du pavillon Sabatier en 1983.Démolition de l'aile principale du pavillon Sabatier en 1983.Les trois premières divisions de l'hospice Caroline sont détruites en 1993 à l'exception de l'extrémité nord ; les trois autres divisions longeant la rue Croix-de-Bois sont réaménagées, complétées ou remplacées par de nouveaux bâtiments au cours du 20e siècle. Le pavillon Sabatier est démoli à son tour en 1983 et 2006.

Jusqu'à la fin du 18e siècle, l'établissement est géré par un bureau composé de l'évêque d'Orléans, des lieutenants généraux du bailliage et de la police, de deux échevins et de treize autres membres. En 1793, les anciens administrateurs sont remplacés et l'établissement prend le nom de Maison de bienfaisance nationale, puis est réuni à l'hôtel-Dieu sous une seule administration qui prend le nom d'Hospices civils d'Orléans.

Il est desservi dès l'origine par des femmes non consacrées, originaires d'Orléans ou de la région, qui forment une communauté laïque observant néanmoins une règle religieuse.

A partir de 1837, les soins sont confiés aux Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir (Sarthe). Le texte de leur traité passé avec les Hospices civils indique "qu'elles seront employées à soigner et surveiller les malades, les enfants, les vieillards et les aliénés. Elles s'engagent à faire tout service et à prêter toute aide et tout devoir, jour et nuit, aux pauvres et aux malades dudit hospice, sans pouvoir abandonner la maison, même en cas de contagion". Les religieuses quittent définitivement l'établissement le 1er octobre 1980 et les derniers pensionnaires rejoignent les maisons extérieures pour personnes âgées en 1991.

Dénominationshôpital général
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans - Orléans-Carmes
AdresseCommune : Orléans
Adresse : 1 rue
Porte-Madeleine
Cadastre : 1994 AY 2

Au début des années 1630, les autorités orléanaises commencent à réfléchir, à l’instar d’autres municipalités, à l’établissement d’un hôpital (en réalité un lieu d'enfermement) qui regrouperait la population marginalisée. Les premières lettres patentes royales autorisant sa création sont signées en mars 1652 ; le projet est différé pour des raisons diverses, la première étant de trouver un lieu d’implantation approprié.

En parallèle, Louis XIV publie le 27 avril 1656 un édit portant institution de l´Hôpital Général pour "le renfermement des pauvres mendiants de la ville et des faubourgs de Paris". Après avoir étendu la mesure à la France entière, déclaration est faite, le 14 juin 1662, pour "l'établissement d'un hôpital général en toutes villes et gros bourgs du royaume".

À Orléans, de nouvelles lettres patentes sont sollicitées du roi en juillet 1671 pour un hôpital destiné aux "mendiants, pauvres vieillards, invalides, incurables, malades convalescents sortant de l'hôtel-Dieu, enfants trouvés et abandonnés, enfants pauvres au-dessus de 10 ans, vagabonds et prostituées", en nombre croissant, avec l'obligation de tenir séparés hommes et femmes. Le choix de l’emplacement, situé rue Porte-Madeleine à l'extrémité occidentale de la ville, avait été précédemment arrêté le 8 avril 1665 par l’assemblée du Bureau de l’hôpital général. Le périmètre englobait une partie des terrains de l'arsenal désaffecté et longeait vers le sud les boulevards des fortifications de la quatrième enceinte urbaine.

A la fin du 18e siècle, il est agrandi par l’achat de l’ancienne caserne et du champ de tir des arquebusiers abandonnés depuis 1746. D'après un plan perdu, approuvé le 15 juillet 1675 par Mgr de Coislin, évêque d’Orléans, l’hôpital général dont l’architecte est resté anonyme, devait comporter trois corps de bâtiment déterminant un large carré, dont le quatrième côté serait ouvert sur la rue et fermé par un mur de clôture. En raison de la faiblesse des ressources disponibles, seul le corps parallèle à la rue est élevé et probablement terminé avant 1700 car des pensionnaires y sont logés à cette date. Trois ailes courtes sont ajoutées sans doute à la fin du 17e siècle ou dans les premières années du 18e, donnant à l'établissement d'origine un plan en E. Ces ailes pourraient être l'œuvre de l'architecte Jacques V Gabriel qui travaillait en 1697-1698 sur les plans de la chapelle adjacente.

Le long corps de logis comporte quatre niveaux. A l'inauguration, il est divisé en grands dortoirs destinés aux femmes, du côté oriental, et aux hommes de l’autre côté. Afin de respecter l’interdiction qui leur est faite de se rencontrer, les résidents accèdent aux étages par un escalier à double révolution ménagé dans l'aile courte médiane, dont les entrées se situent dans les cours de chaque côté du bâtiment.

Au cours du 19e siècle, les ailes perpendiculaires au corps principal, situées à ses extrémités, sont prolongées jusqu'à la rue Porte-Madeleine : l'aile orientale, vers 1838, et l’aile occidentale, grâce au legs en 1872 de Flore Françoise Anastasie Masson de Vernou, bienfaitrice de l’hôpital général. Enfin, deux ailes fermant les cours sont adjointes aux bras du transept de la chapelle, conférant à l’hôpital un plan en croix ouvert sur la rue.

Au 18e siècle, la fonction de l’hôpital général évolue peu à peu, de la maison d'enfermement à la maison d'accueil de toute personne incapable d’assurer sa subsistance : pauvres, invalides, vieillards, enfants orphelins auxquels s'ajoutent les aliénés. En 1854, on y dénombre 655 lits. Par la suite, il est appelé "l’hospice", que les derniers pensionnaires quittent définitivement en 1991.

Dates1675, daté par source
Auteur(s)Auteur : Gabriel Jacques V
Gabriel Jacques V (1667 - 1742)

Jacques Gabriel est reçu dès 1688 dans le corps des contrôleurs généraux des Bâtiments du roi. Il est nommé premier architecte du roi en 1734 et directeur de l'Académie royale d'architecture en 1736. Il signe les plans de l’aile nord de la Bibliothèque royale (aujourd’hui Bibliothèque nationale de France, site Richelieu) et ceux de quelques hôtels particuliers place Vendôme à Paris. En province, on lui doit notamment la place de la Bourse à Bordeaux, l’hôtel de ville de Rennes, l’hôtel de ville (ancien palais épiscopal) et le pont Jacques-Gabriel à Blois, la façade de la cathédrale Sainte-Croix et la chapelle Saint-Charles de l’hôpital général à Orléans. Il est le père de l’architecte Ange-Jacques Gabriel (1698-1782).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par analyse stylistique
Auteur : Pagot François-Narcisse
Pagot François-Narcisse (1780 - 1844)

Né à Orléans, élève à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il s'installe dans sa ville natale en tant qu'architecte en 1805, devient ensuite architecte du département du Loiret et de la ville d'Orléans. Outre ceux de l'hôtel-Dieu, il a dressé les plans de nombreux édifices d'Orléans (Palais de justice, Temple protestant, abattoirs, nouveau sanctuaire de l'église Saint-Vincent...)


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source
Auteur : Thuillier Pierre-Charles
Thuillier Pierre-Charles

Architecte des Hospices civils de 1828 à 1863.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source
Personnalité : Masson de Vernou Flore Françoise Anastasie
Masson de Vernou Flore Françoise Anastasie ( - 1876)

Bienfaitrice de l'hôpital général d'Orléans dans le 4e quart du 19e siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
donateur attribution par source

D'après un plan dressé en 1675 (détruit en 1940), l'hôpital devait comporter trois longs corps de bâtiment formant un carré ouvert sur la rue Porte-Madeleine, le quatrième côté devant être fermé par un mur de clôture. En raison des difficultés financières dues à la faiblesse des ressources allouées, le projet ne put être respecté et seul le corps existant, parallèle à la rue, fut construit, complété vraisemblablement quelques décennies plus tard par les trois ailes qui donnent à l'établissement d'origine un plan en E. A l'aile médiane fut reliée la chapelle Saint-Charles dont les bras du transept venaient partiellement fermer les cours. Le bâtiment principal consiste en un long corps de logis à quatre niveaux dont un étage de combles, en moellons et briques enduits et encadrements de pierres de taille pour les ouvertures, percé de fenêtres dont la hauteur s'amenuise au fur et à mesure de l'élévation. Il était divisé en grands dortoirs, ceux des femmes étant situés à l'est et ceux des hommes à l'ouest. L'accès des pensionnaires aux étages se faisaient par un escalier à double révolution et volées droites ménagé à l'extrémité sud de l'aile médiane, dont les entrées se situaient dans les cours de chaque côté du bâtiment. Cette disposition permettait de respecter le principe selon lequel hommes et femmes ne devaient jamais se rencontrer.

Les ailes perpendiculaires au bâtiment principal sont à trois niveaux seulement, dont un étage de comble.

Les corps de bâtiment ajoutés en 1837 et 1876 ont déterminé un plan d'établissement en croix ouvert sur la rue.

Mursenduit
brique et pierre
moellon
pierre de taille
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étages2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à deux pans
croupe
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier tournant
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1994/10/04
Précisions sur la protection

Inscription des façades et toitures des bâtiments d'origine.

Annexes

  • LES ENFANTS A L’HÔPITAL GÉNÉRAL

    Initialement les nourrissons et les jeunes enfants abandonnés avant 6 ans étaient logés dans la Crèche, construite au sud de l'hôpital, qui fut transformée à partir de 1840 en hospice d'aliénés. Les enfants entre 6 et 13 ans vivaient dans les bâtiments de l'hôpital général, dans des salles qui leur étaient dédiées, mais la majorité d'entre eux était placée dans des familles à la campagne. Après 1840, les jeunes enfants furent transférés dans le pavillon Sainte-Anne construit à l'ouest le long du boulevard. En 1854, on dénombrait à l'hôpital général 856 enfants dont 163 seulement résidaient à l'hospice. Le nombre d'enfants logés dans l'établissement diminua à la fin du 19e siècle avec l'ouverture, en 1891, de l'orphelinat Serenne à Orléans, rue Caban.

    En 1931, l'hôpital général comportait deux crèches : l'une installée dans le pavillon Sainte-Anne, l'autre dans un bâtiment construit au début du 20e siècle au sud du bâtiment principal, dans l'ancien quartier des Aliénés. Par la suite, le pavillon Sainte-Anne accueillit des vieillards femmes, avant leur départ à la fin des années 1970 pour la résidence de personnes âgées située à la Chapelle-Saint-Mesmin.

    En exécution de la Loi du 27 juin 1904 sur le service des enfants assistés, un bureau spécial pour la réception des enfants abandonnés fut installé près du pavillon Sainte-Anne et l'on perça une porte particulière et discrète donnant sur la rue qui fut utilisée jusqu'au 4 juillet 1967. Elle fut bouchée l'année suivante.

    LE QUARTIER DES ALIÉNÉS

    Jusqu'à la fin du 18e siècle, les aliénés d'Orléans étaient internés au Grand Sanitas, situé Faubourg-Madeleine. Il semble que quelques malades aient cependant été hébergés dans le Sanitas de l'hôpital général construit vers 1700 après la démolition des anciens bâtiments de la caserne. Ils ne bénéficiaient donc pas de bâtiments en propre. Le Calendrier Historique de l'Orléanais signale pour la première fois vers 1793-1794 la présence d'aliénés dans l'établissement. En 1810 par exemple, existaient : cent loges de fous. En 1818, un projet d'asile fut classé sans suite pour des raisons financières et il fallut attendre 1828 pour que soit construit le premier bâtiment dédié aux aliénés.

    Hospice Caroline

    Le projet fut approuvé en novembre 1827 et la première pierre de l'hospice Caroline posée le 1er octobre 1828 par Marie-Caroline de Bourbon (1798-1870), duchesse de Berry, au sud-est, sur l'emplacement de la nouvelle caserne des Buttes, transférée après 1700, et de la section sud de la rue Saint-Jacques-le-Brûlé. L'architecte en fut François Narcisse Pagot et l'entrepreneur général Jean-Louis Boyé.

    L'hospice, affectant un plan en L, comportait un bâtiment principal tourné vers l'est, adossé au mur de clôture et perpendiculaire à la rue Croix-de-Bois, de 100 mètres de long sur 10 mètres de large et un bâtiment construit à angle droit, le long de la même rue, mesurant 55 mètres de long. Par manque de subventions, les bâtiments restèrent inachevés pendant dix ans mais accueillaient cependant des aliénés dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

    Le 30 juin 1838 fut promulguée la Loi dite des aliénés, sous l'impulsion de Jean-Étienne Esquirol (1772-1840), psychiatre français, qui prescrivait la création d'un asile d'aliénés dans chaque département et traitait de la prise en charge des malades mentaux. La loi visait en particulier à l'amélioration des conditions d'internement. L'ordonnance du 18 décembre 1839 précisait que les sexes et les âges devaient être séparés, de même que les épileptiques des autres malades. Les bâtiments qui appartenaient à la ville furent cédés au département.

    En conséquence, l'hospice Caroline fut terminé et aménagé la même année sous la direction des architectes François Narcisse Pagot et Pierre-Charles Thuillier, ainsi que partagé en divisions hommes-femmes, comme prescrit par la loi. Le bâtiment principal fut divisé en trois divisions distinctes, chacune organisée autour d'un jardin bordé de préaux, planté d'arbres et agrémenté de jets d'eau. Les 1ère et 2ème divisions se composaient au rez-de-chaussée, d'un chauffoir (ou réfectoire), d'un dortoir commun et de quelques chambres séparées. La 3ème division renfermait une infirmerie de dix lits de bois, un chauffoir et sept loges (ou cellules) ouvrant sur une galerie donnant sur le jardin. Le premier étage était divisé en cinq dortoirs précédés chacun d'une chambre de surveillant et garnis de 75 lits de fer.

    Le second bâtiment (4ème division) destiné en particulier aux femmes épileptiques, fut distribué au rez-de-chaussée entre un parloir ouvrant sur un promenoir couvert, une chambre de surveillante, des cabinets médicaux, une salle de bains, un chauffoir communiquant sur un jardin par un couloir sur lequel s'ouvraient neuf loges (ou cellules) ayant leur fenêtre au nord. Au premier étage, se trouvaient deux infirmeries d'hommes séparées par le réservoir des bains, la lingerie et les chambres des surveillantes religieuses.

    A l'hospice Caroline fut rattaché le vieux Sanitas, constituant les 5ème et 6ème divisions de l'établissement, affecté aux hommes et aux femmes les plus agités, ce qui formait une ligne continue de bâtiments sur 120 mètres environ le long de la rue Croix-de-Bois.

    La bénédiction solennelle de l'hospice Caroline eut lieu le 4 novembre 1838 qui fut mis sous la protection de saint Charles. Les quatre divisions se nommaient Saint-Jean de Dieu, Notre-Dame de Pitié, Sainte Marguerite et Saint-Vincent de Paul.

    Puis une partie de la somme recueillie par le legs du docteur Jacques Sabatier (1804-1837) fut utilisée pour remplacer le Sanitas, jugé insalubre. De nouveaux bâtiments furent construits sur le modèle de ceux des quatre premières divisions.

    Pavillon Sabatier

    Le docteur Sabatier naquit à Orléans en 1804, fit ses études à Paris où il fut nommé médecin et exerça jusqu'à sa mort intervenue en 1837 à Rosoy (Oise). Sa mère se chargea après son décès de réaliser son souhait et fit don aux Hospices civils de la somme promise le 21 janvier 1839.

    Le pavillon Sabatier, affectant un plan en L, était constitué de deux corps de bâtiment : le premier était l'ancienne crèche de l'hôpital général, visible sur le plan dressé vers 1804, parallèle à la rue Porte-Madeleine, à laquelle fut adjointe en 1840 une aile en retour orientée vers le nord, grâce au legs du docteur Sabatier qui stipulait par testament son affectation : à un pensionnat pour les aliénés des deux sexes, et en particulier pour les femmes atteintes de folie furieuse. Il constituait les 7ème et 8ème divisions du quartier des Aliénés. En 1870, il était partagé en pensionnat des femmes, Femmes tranquilles, Femmes agitées, Femmes idiotes et gâteuses, pensionnat des hommes et Hommes agités.

    Les aliénés restèrent rue Porte-Madeleine jusqu'à leur transfert, en 1913, à l'hôpital psychiatrique Georges-Daumezon ouvert à Fleury-les-Aubrais.

    Les trois premières divisions de l'hospice Caroline furent alors aménagées en maternité et École d'accouchement (appelées alors Pavillon Halmagrand, du nom d'un médecin ayant exercé à Orléans de 1879 à 1916). Les travaux durèrent de 1921 à 1923 et la maternité fut inaugurée le 15 janvier 1923 par M. Strauss, ministre de la santé. Elle y resta jusqu'à son transfert dans le bâtiment Mère et Enfant en 1986. A la fin des années 1920, les bâtiments des 5ème et 6ème divisions furent profondément modifiés (une inscription rappelant l'inauguration du 5ème pavillon rénové, le 23 mai 1927, par le maire d'Orléans Théophile Chollet figure au-dessus de la porte d'entrée) et affectées aux malades tuberculeux, hommes et femmes jusqu'en 1970 environ. En 1956, un bâtiment fut construit en avant de la 6ème division afin d'accueillir les enfants contagieux (sauf tuberculeux). Le bâtiment des trois premières divisions fut détruit au cours du premier semestre 1993 ; il en subsiste cependant l'extrémité nord jouxtant l'hôtel-Dieu.

    Après 1913, le pavillon Sabatier fut affecté à l'hôpital militaire (jusqu'en 1968) ainsi qu'à des services de médecine et de convalescence chirurgicale jusqu'en 1983, date de la démolition de l'aile principale (septembre-octobre) afin de construire le bâtiment Mère et l'Enfant (services de chirurgie pédiatrique, gynécologie et maternité) inauguré en 1986. Le bâtiment formant initialement l'aile en retour fut démoli à son tour en 2006 après avoir constitué l'Internat de médecine.

    LES BÂTIMENTS ANNEXES EXTÉRIEURS

    Maison de la Croix

    Elle fut créée dans une maison située en haut de la rue du Colombier et adossée à la quatrième enceinte, acquise en 1715 par l'évêque d'Orléans Gaston Fleuriau d'Armenonville pour loger et réunir deux communautés : les Filles de la Croix, congrégation hospitalière, et Les Nouvelles catholiques qui s'occupaient des femmes protestantes. La maison fut rattachée à l'hôpital général après la publication de l'arrêt royal du 3 avril 1767 qui supprimait les congrégations sous-peuplées. Pendant la Révolution, elle servit de prison en particulier pour les religieux et prêtres insermentés. En 1804, elle fut convertie en hospice et maternité pour les femmes célibataires. En 1828, on y établit des vétérans et elle prit alors le nom de Caserne de la Croix. Lors de l'épidémie de choléra de 1832, elle fut transformée en hospice. En 1838, la maison fut échangée contre la Manutention militaire qui occupait l'ancienne abbaye bénédictine Notre-Dame du Calvaire, rue Porte-Madeleine, que l'on projetait de détruire afin d'édifier l'hôtel-Dieu sur le terrain libéré.

    Propriété du Baron

    Située 14 rue du Faubourg-Madeleine, la propriété dite du Baron fut achetée le 12 septembre 1842 par les Hospices civils d'Orléans à M. Tassin d'Authon qui y avait installé une raffinerie de sucre, en activité jusqu'au début du 19e siècle. Elle constituait une annexe du quartier des aliénés et hébergeait les malades ne nécessitant pas de surveillance particulière, lesquels s'adonnaient à des travaux de culture et de jardinage. En 1866-1867, des travaux d'expropriation et de construction y eurent lieu pour l'installation d'hommes épileptiques afin de décongestionner l'hôpital général. Les malades y restèrent jusqu'à leur déplacement, en 1913, à l'hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais. De 1914 à 1930, la propriété accueillit les malades tuberculeux hommes, puis la propriété fut vendue.

    Annexe Georges-Petit

    L'ensemble constitué par l'ancien immeuble Riché situé 40 rue Porte-Madeleine et d'anciens locaux scolaires situés à l'arrière, fut affecté en mai 1942 aux Hospices civils qui l'acquirent en 1952 (délibération du 28 mai) et le rénovèrent entièrement. A l'origine, se trouvait en ce lieu depuis 1749, une école de charité dépendant de la paroisse Saint-Laurent. Vers 1850, y fut installée une école tenue par les Frères des Écoles Chrétiennes ; les bâtiments scolaires furent probablement reconstruits à cette époque. Au début du 20e siècle, on y installa l'internat de l’École primaire supérieure et professionnelle de garçons de la Ville, qui prit le nom de pension Landré, du nom d'un professeur. En 1942, les locaux scolaires désaffectés accueillirent la pouponnière de l'hôpital (Maison de l'Enfance) au rez-de-chaussée, puis en 1945 un service de vieillards femmes au premier étage. Après le départ des enfants en 1947, ils furent entièrement affectés aux vieillards (80 lits) avant leur transfert dans les différentes résidences pour personnes âgées. En 1970, le Collège d'enseignement paramédical, devenu ensuite l'Institut de formation de masso-kinésithérapie, prit possession du premier étage des locaux, la direction étant installée dans la maison donnant sur la rue, jusqu'à son déménagement dans de nouveaux locaux à Orléans La Source en 2009. Les bâtiments abritent actuellement le service audiovisuel du centre hospitalier et la crèche destinée aux enfants du personnel soignant ouverte en 1983. Après le transfert des services de l'hôpital du site Porte-Madeleine en 2015 dans le Nouvel Hôpital d'Orléans, l'annexe Georges-Petit devrait rester la propriété du centre hospitalier.

    Maison de l'Enfance ou Pouponnière Landreloup

    La maison, située 89 rue du Faubourg-Saint-Jean, fut léguée aux Hospices civils en 1932 par la famille Landreloup afin d'y établir une pouponnière. Les premiers enfants arrivèrent dans les locaux l'année suivante. En 1940, les bâtiments furent mis à la disposition de l'armée française et les enfants déplacés à l'annexe Georges-Petit (40 rue Porte-Madeleine) ou à la campagne. L'établissement fut ensuite occupé par l'armée allemande. Les enfants furent de retour en 1949. De nombreux travaux de réfection et d'aménagement furent exécutés entre 1946 et 1951. En 1955-1956, de nouveaux bâtiments furent construits, parmi lesquels un service pédiatrique, un service d'enfants handicapés et un hôtel maternel. Le service des Prématurés précédemment au pavillon Payen rattaché à l'hôtel-Dieu, fut hébergé dans ces locaux de 1959 à 1978 environ, avant d'être replacé à l'hôtel-Dieu. Les bâtiments abritent actuellement l'Institut de formation en soins infirmiers d'Orléans.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier I, n° 1 : Règlements et statuts pour l'établissement d'un Hôpital Général à Orléans (1671-1676) et Extrait de l’Établissement de l'Aumône Générale à Orléans (1556). Orléans : Claude Anne Le Gall, 1676. (Centre hospitalier régional d'Orléans).

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier I, n° 4, p. 11 (1839). (Centre hospitalier régional d'Orléans).

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 1ère série, n° 25, n° 48 (Hospice Caroline). (Centre hospitalier régional d'Orléans).

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 2ème série, 1 bis (1837). (Centre hospitalier régional d'Orléans).

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 2ème série, n° 11bis (docteur Sabatier). (Centre hospitalier régional d'Orléans)

  • Archives de l'aumônerie du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Dossier II, 2è série, n° 134-135. (Centre hospitalier régional d'Orléans).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 1/2J/1. Règlement du service intérieur du quartier des aliénés des Hospices d'Orléans au XIXe siècle. 1800.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 2/A. Actes de fondation. II A 1, II A 2 (2 Mi 1079), II A 4, (2 Mi 1081, 1082, DOINEL, Jules. Inventaire sommaire des Archives hospitalières d'Orléans antérieures à 1790, p. 55-57).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 2/II B, Titres de propriétés, donations. (DOINEL, Jules. Inventaire sommaire des Archives hospitalières d'Orléans antérieures à 1790, p. 60-63).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 2/C. Administrations provinciales. C 1 (1672-1747), 846 (1671-1787), 856, 858 (1556-1601) (DOINEL, Jules. Inventaire sommaire des Archives hospitalières d'Orléans antérieures à 1790).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 2/E. Administration de l'établissement. II E 1 à 5 (DOINEL, Jules. Inventaire sommaire des Archives hospitalières d'Orléans antérieures à 1790, p. 55-57).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/2J/21. Services médicaux, Quartier d'Aliénés Sanitas.(1841-1898).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3K/10 à 13. Congrégation des sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/1L. Administration générale.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/2N/93. Legs Masson de Vernou. 1877.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/5N/10. Moulin.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/5N/44 : Orléans, propriété du Baron.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/1O/1 à 49. Pavillon Sabatier.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/15. Délibérations depuis 1946 (Hôpital général, Pavillon Sabatier, Maison de l'Enfance, Annexe Georges-Petit).

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/34, 35, 37 à 39. Maison de l'Enfance. 1958-1964.

  • Archives départementales du Loiret. Série H dépôt 10/3O/49. Pavillon Sabatier : installation de salles destinées aux malades militaires. 1929-1930.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/269. Hôtel-Dieu : constructions et réparations. An VIII-1886.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/273/1. Construction d'un hospice d'aliénés. 4 décembre 1835.

  • Archives départementales du Loiret. Série X/1925. Construction de la crèche de Landreloup. 1928-1932.

  • Archives départementales du Loiret. Préfecture/DDASS/194W/43203b. Pouponnière Landreloup : remise en état. 1946-1951. Maison de l'Enfance (construction).

  • Archives du Centre Hospitalier Régional d'Orléans. Registres des Hospices civils d'Orléans.

  • Archives nationales. G7/420 (1700-1708). Hôpital général. Minutes ou copies de lettres du Contrôleur général, 1675-1747. Fonds de lettres originales adressées au contrôleur général par les intendants des généralités. 1669-1747.

  • Archives nationales. F/21. Hôpital général. 1888, dossier n° 28. 2478, dossier n° 341, p. 128-130 (1808), dossier n° 213, p. 349-350 (1809). 2481, dossier n° 438, p. 191-193 (1811). 2485, dossier n° 555, p. 206. 2487, dossier n° 120, p. 135 (1815). 2497, dossier n° 24, p. 248 (1818). 2498, dossier n° 64, p. 55-56 (1818), dossier n° 356, p. 321-322 (1818). 2500, dossier n° 318, p. 10 (1818). 2507, dossier n° 326, p. 213-214 (1820) . 2520, dossier n° 483, p. 328-330 (1827). 2521, dossier n° 513, p. 16 (1827). 2533, dossier n° 16, p. 295 (1838). Base de données Conbavil (Conseil des Bâtiments Civils ; ressources documentaires de l'Institut National d'Histoire de l'Art).

  • Archives nationales. 1Q/13 à 128 (divers). Minutes ou transcriptions authentiques dans l'ordre chronologique d'actes émanés des rois Louis XIV et Louis XV expédiés par le secrétaire de la Maison du roi et concernant le royaume, et de particuliers. 1669-1786.

Documents figurés
  • Figure de la ville d'Orléans / Jean Fleury. 1640. (Bibliothèque municipale d'Orléans, Rés ZHOO34).

  • Plan de la ville d'Orléans. Paris : Nicolas de Fer, 1705. (Bibliothèque municipale d'Orléans, RésZHOO13).

Bibliographie
  • BEAUVAIS DE PRÉAU, Charles-Nicolas. Essais historiques sur Orléans. Orléans : Couret de Villeneuve, 1778.

    p. 141
  • Bibliothèque nationale de France. JOLY DE FLEURY. Hôpitaux des provinces. Niort-Pontoise, volume 1263. Orléans : fol. 58 et suiv. In : BLOCH, Camille. Inventaire sommaire des volumes de la collection Joly de Fleury concernant l'assistance et la mendicité, Bibliothèque de l'école des chartes. 1908, tome 69. p. 143.

  • Calendrier Historique de l'Orléanais. Orléans : Couret de Villeneuve, 1793.

  • Compte moral administratif des Hospices civils d'Orléans : Exercices 1867, 1877, 1904, 1913, chapitre IV - Bâtiments des Hospices, Orléans, 1868, 1878, 1905, 1914.

  • Compte moral administratif des Hospices civils d'Orléans : Exercices 1870, 1915, chapitre IV - Bâtiments des Hospices, Orléans, 1870, 1917 (pavillon Sabatier).

  • DE TORQUAT, Emmanuel. Quatre jours dans Orléans ou Description simple, historique et archéologique de la Ville et de ses Environs ; des Établissements civils et religieux, des Monuments anciens et modernes, et des Maisons remarquables, etc., etc. Orléans : Gatineau, 1845.

  • DUNOD, Pierre-Joseph. Projet de la Charité de la ville de Dôle. Dôle, 1698.

    p. 17-21
  • ESQUIROL, Jean-Étienne. Des établissements des aliénés en France et des moyens d'améliorer le sort de ces infortunés, Mémoire présenté à Son Excellence le ministre de l'Intérieur en septembre 1818. Paris : Imprimerie de Mme Huzard, 1819.

  • FRANCE. Ministère de la culture et de la communication. Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine. Médiathek [base de données en ligne]. Paris : Ministère de la culture et de la communication. Hôpital d'Orléans.

  • GAILLARD, Louis (abbé). Notes sur l'Hôtel-Dieu, l'Hôpital général et les autres établissements hospitaliers qui existaient autrefois à Orléans. Orléans, 1981.

    p. 79-122, 112-114, 132-136, 138-142
  • LAGET, Pierre-Louis. Naissance et évolution du plan pavillonnaire dans les asiles d'aliénés. In : L'Hôpital, Livraisons d'histoire de l'architecture n° 7, premier semestre 2004.

    p. 51-70
  • NOUEL DE LA BUZONNIERE, Louis-Augustin-Léon. Histoire architecturale de la ville d'Orléans, illustrée par 60 lithographies de Charles Pensée. Paris : Victor Didron, 1849. (Réédition dans la collection dirigée par M.G. MICBERTH, Monographies des villes et villages de France, Paris : Res Comédit, 1994).

  • PAYEN, Docteur. Notice historique sur l'Hôpital d'Aliénés d'Orléans, conférence donnée le 1er avril 1843. In : Mémoires de la Société royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans, tome V, Orléans, 1843.

    p. 1-39
Périodiques
  • GAILLARD, Louis (abbé). Histoire des établissements hospitaliers d'Orléans du Moyen Age à nos jours. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, avril 1986, n° 72 (nouvelle série, tome IX), p. 1-50.

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Jouanneaux Françoise