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Fosse-Besse : manoir

Dossier IA37005501 réalisé en 2014

Fiche

Parties constituantes non étudiéesgrange, four à pain, cuvage
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCanton de Bléré
AdresseCommune : Bléré
Lieu-dit : Fosse-Besse
Cadastre : 2016 ZO 21 ; 1826 G1 189-190

Le lieu-dit Fosse-Besse est cité dès 1450. C’est un ancien fief qui relevait du château d’Amboise, à foi et hommage-lige, et pour partie du Val-d’Orquaire. On sait qu’il appartenait en 1470 à Jean Voiturier, marchand à Bléré, puis à Jean-Charles Voiturier en 1486. Il passe en 1517 à Maurice Rousseau puis en 1523 à Henri Rousseau. En 1537 il est acquis par Claude Fortier, veuve de Guillaume de Seigne. En 1577 Pierre Rousseau en est propriétaire ; on perd la trace des propriétaires au cours du 18e siècle mais on connaît ceux du siècle suivant : Jacques Peschard de 1730 à 1738 ; Gilles Dumutz, Adrien Peschard et Claude Duhourd en 1745 ; Claude-François Duhourd en 1745. Fosse-Besse a été vendu comme bien national à la Révolution. Le lieu figure sur la carte de Cassini (publiée vers 1766). Le plan cadastral de 1826 montre que le lieu-dit comprend, d’une part, l’ensemble constitué par le logis noble, le bâtiment accolé en retour d’équerre et une grange fermant la cour carrée du côté opposé à celui-ci. A l’ouest, le chemin d’accès longe une mare circulaire. Le logis a été remanié à plusieurs reprises, ce qui rend la datation incertaine. Les modifications apportées aux ouvertures sont bien visibles : les plates-bandes des baies de l’étage indiquent une reprise effectuée au cours du 19e siècle. La datation du petit bâtiment accolé au sud du logis et qui abrite le pressoir est également incertaine, si ce n’est qu’il est postérieur au logis. La porte à encadrement brique et pierre date de l’aménagement du cuvage, dans les années 1862-1865. Au nord, le grand corps de bâtiment perpendiculaire au logis (bâtiment B), ayant servi de grange et d’étable, figure bien sur le premier plan cadastral ainsi que la grange à deux porches (bâtiment C) située en face. Le bâtiment B abrite les vestiges d’un logis, probablement du 16e siècle, qui possédait une cheminée en pierre à hotte droite et dont l'une des poutres maîtresses est soutenue par un gros corbeau en quart-de-rond. Il n’est pas possible de dire s’il s’agissait du logis principal (le bâtiment A n’aurait alors pas encore été construit) ou bien d’un logis secondaire. La grange à deux porches a été construite au cours du 18e siècle ou au début du 19e siècle. Le portail est, le four à pain et le petit bâtiment joignant la grange à porches et fermant la cour à l’est (porcherie ?) sont plus récents et construits après 1826. Plus au sud, un second groupe de bâtiments constitue une ferme à cour carrée, bordée également par une mare ; cette ferme existe encore de nos jours mais n'a pas été visitée.

Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 19e siècle

Le logis principal (bâtiment A), orienté nord-sud, comprend un rez-de-chaussée en moellon de calcaire et un étage carré en pierre de taille, desservi par un escalier extérieur droit donnant sur la cour. Les haut pignons découverts sont refaits et le toit à longs pans est couvert en tuile plate. Un petit bâtiment a été accolé au pignon sud du logis et abrite un cuvage désaffecté. Son pignon sud est construit en moellon pour la moitié inférieure mais la partie haute est en pierre de taille ; une baie rectangulaire permet l’accès au comble par une échelle. A gauche de cette baie se trouve une baie aveugle avec un chambranle à une fasce et une moulure en quart-de-rond. Sa présence reste énigmatique. Le pressoir placé au centre du fer à cheval formé par l’ensemble des cuves est de Decombe, un dérivé du système Mabille. La grange à deux porches est bâtie en moellons et couverte d’un toit à longs pans en tuile plate. Les pignons ne sont pas débordants. Le porche sud, plus long que celui situé au nord, est construit en pierre de taille sur un soubassement en moellon, ce qui laisse penser qu’il a été reconstruit, d’autant que sa toiture est plus basse et que la corniche du mur gouttereau ne se poursuit pas, contrairement à ce que l’on observe au nord.

Murscalcaire moellon
tufeau pierre de taille
Toittuile plate
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans pignon découvert
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie

Références documentaires

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1883. (3 vol.).

Périodiques
  • Séance du 10 décembre 1887. Extrait des procès-verbaux de la Société d’Agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Lainé Martine

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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