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Ensemble de 3 immeubles dit îlot M

Dossier IA41000766 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Appellationsîlot M
Parties constituantes non étudiéeslogement, restaurant
Dénominationsimmeuble
Aire d'étude et cantonVal de Loire et Reconstruction
AdresseCommune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : rue du, Poids-du-Roi , rue des, Juifs , place
Ave-Maria
Cadastre : 2010 DO 470-471 ; 2010 DO 600-601

L'hôtel Maillé, construit par le gouverneur de Blois sous Henri IV, fit partie des rares édifices détruits à Blois lors des bombardements de l'été 1944. Une bombe et l'incendie qu'elle provoqua détruisirent la majeure partie de cet édifice remarquable. Cette zone fut donc inscrite dans l'extension du plan périmétral effectuée après février 1947. Il fut prévu de reconstruire l'îlot en partie : la parcelle de l'hôtel Maillé ainsi que la maison formant l'angle de la rue des Juifs, endommagée seulement par les bombardements. Le blason de la ville de Blois inscrit au titre des monuments historiques et pour lequel cette maison était signalée fut récupéré et est depuis lors conservé au cloître Saint-Saturnin. L'îlot ainsi redessiné sur des plans de Paul Robert-Houdin fut reconstruit face à l'îlot J à partir de 1953.

Période(s)Principale : milieu 20e siècle
Dates1953, daté par source
Auteur(s)Auteur : Robert-Houdin Paul architecte attribution par source

Le secteur urbain reconstruit appelé "îlot M" se situe en frontière du secteur reconstruit de la ville basse de Blois, au nord de la rue du Poids-du-Roi. Il ne comprend que trois immeubles qui rompent sensiblement avec les immeubles préservés alentour. En effet, ces immeubles n'excèdent pas la hauteur d'un étage carré et d'un étage de comble à la différence de ceux qui les entourent qui comportent en majorité deux étages carrés. Par ailleurs, l'immeuble situé à l'angle de la rue des Juifs, a été implanté en retrait de l'implantation antérieure, probablement dans la perspective d'un nouvel alignement de l'îlot et d'un élargissement de la voirie qui n'ont pas été effectués par la suite. En ce qui concerne la construction, cet îlot ne diffère pas tellement des précédents. Une maçonnerie masquée sous un enduit, des encadrements de baies en pierre ou en béton, une couverture en ardoise avec souches de cheminées en brique. On peut noter la disposition très ouverte de l'immeuble de l'angle de la rue des Juifs avec ses larges baies en anse de panier au rez-de-chaussée et ses baies jumelées à l'étage.

Murspierre
béton
enduit
maçonnerie
Toitardoise
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiespartie d'îlot ; îlot ouvert
Sites de protectionsecteur sauvegardé

Annexes

  • Paul Robert-Houdin (1894-1978)

    Paul Robert-Houdin est né à Versailles en 1894. Diplômé de l'école spéciale d'architecture, il développa une carrière protéiforme touchant à l'architecture, la décoration, la mise en valeur du patrimoine, au service de maîtres d'ouvrages privés et publics.

    Il eut, dès la seconde moitié des années vingt, un grand intérêt pour l'étude et la restauration de grands monuments historiques de la région de la Loire et devint architecte des monuments historiques, puis conservateur des châteaux de Chambord, Talcy, Blois, Chaumont et Fougères. Il s'illustra plus tard en inventant les spectacles son et lumière.

    Parallèlement, il développa dans les années trente une carrière auprès de maîtres d'ouvrage publics et privés à Blois et dans le Blésois. A partir de 1937, il conçut, avec l'architecte Neel, les plans de la nouvelle prison de Blois. En 1937 également, il participa au concours pour la construction d'un nouvel hôtel de ville à Blois. Il y conçut également des maisons pour des commanditaires privés.

    Quand la ville fut frappée par les bombardements et les incendies en juin 1940, il fut très tôt sollicité et chargé des déblaiements et de l'installation de baraquements provisoires. Son intérêt pour le patrimoine le poussa à s'attacher à préserver, au moment des déblaiements, les édifices partiellement sinistrés et présentant un intérêt historique. En septembre 1940, la commission chargée depuis l'été d'étudier les conditions de la reconstruction de la ville, le nomma pour l'établissement d'un plan d'aménagement de la partie détruite de la ville. Son projet, validé par la délégation spéciale de la ville en octobre 1940, fut par la suite remplacé par le plan de Charles Nicod nommé par le Commissariat à la Reconstruction Immobilière en mars 1941. Il constitua néanmoins une première synthèse des projections de développement de la ville.

    Après la Libération, il prit une large part à l'exécution du plan de reconstruction et notamment à l'édification d'immeubles de logements. Il dessina tous les immeubles donnant sur le rond-point de la Résistance. Ces derniers étaient soumis à l'ordonnance d'architecture proposée en 1943 par Charles Nicod et Jacques Billard, il leur donna une réalisation très soignée et respectueuse de l'environnement urbain. Mais il dessina aussi des immeubles moins en visibilité et donc moins contraints dans les îlots P, F et G. Sa sensibilité d'architecte des monuments historiques est lisible dans ces exemples qu'il agrémenta systématiquement de détails pittoresques empruntés au passé.

Références documentaires

Documents figurés
  • photog n. et b. Par Jarrigeon (journaliste). (Fonds patrimonial des bibliothèques de Blois-Agglopolys, Blois, fonds Jarrigeon). (cf. illustration n° IVR24_20124100220NUC2AB).

  • photog. noir et blanc. Par Millet, René (photographe). (

    Fonds René Millet,

    Archives Départementales de Loir-et-Cher, Blois, 10 Fi 55). (cf. illustration n° IVR24_20104100865NUC2).

  • photog n. et b. Par Millet, René (photographe). (

    Fonds René Millet,

    Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 10 Fi 57). (cf. illustration n° IVR24_20104100867NUC2).

Bibliographie
  • BELLENGER, S. (dir.), GUIGNARD, B., DUSSEAUX, S. Cimetière Saint-Saturnin. Catalogue des collections lapidaires, 1995-2000

    p. 55.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - De Decker Aurélie