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Domaine de Picadon : ferme

Dossier IA36009230 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesgrange, étable
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonParc naturel régional de la Brenne - Mézières-en-Brenne
AdresseCommune : Saint-Michel-en-Brenne
Lieu-dit : Domaine de Picadon
Cadastre : 1837 F 96 ; 1986 K 136,139

Le lieu-dit est attesté dans la deuxième moitié du 18e siècle (carte de Cassini). En 1791, le domaine est une métairie dépendant de l'abbaye de Saint-Cyran. Porté sur le plan cadastral de 1837, le domaine se compose alors de deux ailes de bâtiments. Les matrices cadastrales indiquent qu'une construction nouvelle est débutée en 1852 et achevée en 1853. En 1872, le domaine est exploité par une famille, soit 12 personnes. Le logis principal en pavillon a été construit à la fin du 19e siècle, une date portée sur le mur pignon l'atteste (1893). La grange-étable a été rehaussée en parpaing, sans doute dans la première moitié du 20e siècle. L'aile ouest remonte vraisemblablement au 20e siècle.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates1852, daté par source
1893, porte la date

C'est une ferme à bâtiments joints, sur trois côtés. L'aile ouest est récente, l'aile nord a été fortement remaniée, seule l'aile est a conservé ses espaces d'exploitation. Cette aile ouvre vers la campagne et non pas vers la cour intérieure. Elle se compose de bâtiments accolés aux volumes distincts : une étable à petit surcroît ; une grange-étable à grand surcroît, rehaussée en parpaing (la porte de grange en façade postérieure a été fermée) ; un logis à petit surcroît ; le logis principal en pavillon à un étage carré. Le logis initial, devenu logement secondaire, présente une élévation à porte et fenêtre jumelées ; la porte est à imposte vitrée. Le logis principal, enduit, à un étage carré, possède une élévation ordonnancée à trois travées, couronnée d'une corniche en pierre. Deux souches de cheminée en brique s'élèvent au dessus du toit en pavillon, surmonté de deux épis de faîtage en zinc.

Mursgrès
calcaire
enduit
enduit partiel
moellon
Toittuile plate, ardoise
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
pignon couvert
Typologiesferme à cour ouverte ; plan irrégulier ; bâtiments joints, sur trois côtés, formant un U ; logements contigus joints aux dépendances ; 5 bâtiments principaux
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Annexes

  • Saint-Michel-en-Brenne, Domaine de Picadon. Synthèse de l'enquête orale effectuée par Gwénaëlle Uliana (stagiaire PNR), le 30 mai 2007, auprès de André Delavent, âgé de 78 ans.

    Durée de l'enquête : 1h50.

    M. Delavent est originaire de Rosnay. Il a travaillé dans l'exploitation de ses parents, qui comptait des vaches laitières et des charolaises, puis la ferme a été transmise à son frère. Après son mariage, M. Delavent a travaillé chez ses beaux-parents, à Picadon (Saint-Michel-en-Brenne), avant de reprendre la ferme à son compte. Picadon appartenait au grand-père de sa femme. La maison a toujours appartenu à la famille de sa femme. Elle aurait été construite en 1823. Autrefois, les bâtiments et les terres de la propriété limitrophe de celle de Picadon appartenaient aussi à la famille, mais au gré des partages, la même branche familiale n'a pas conservé l'ensemble des bâtiments. La maison compte sept pièces, réparties sur deux étages : une cuisine, une salle à manger, trois chambres, une salle de bain et un débarras. La configuration et la dimension des pièces n'ont pas été modifiées, mais leur apparence actuelle est due aux travaux entrepris par M. Delavent : "Tout a été rénové, on a gardé les murs" ; "On peut pas vivre dans l'Antiquité."

    Il y a six bâtiments agricoles : deux étables, une grange, une bergerie, un four et un hangar. Dans les étables, M. Delavent a fait abattre les cloisons pour gagner de l'espace. Actuellement, les bâtiments agricoles servent de débarras et une étable est en train d'être rénovée en pièce supplémentaire. Autrefois, il existait une pièce pour fabriquer le fromage et le beurre, mais elle a été détruite lorsqu'il n'y a plus eu ni chèvres, ni vaches laitières dans l'exploitation.

    Les beaux-parents de M. Delavent avaient des charolaises et des laitières normandes et hollandaises. Puis, progressivement M. Delavent est passé aux charolaises uniquement. Il avait 8-12 vaches. L'exploitation de M. Delavent comptait 47 hectares.

    Parfois M. Delavent employait des journaliers pour les quelques jours de battage : "A ce moment là, on trouvait pas mal d'ouvriers qu'étaient contents de faire quelques jours." Ils étaient logés dans la maison et la maîtresse de maison faisait à manger pour tout le monde. M. Delavent trouve que les paysages ont changé. Il y a quelques dizaines d'années, les agriculteurs entretenaient les terres, alors qu'aujourd'hui, les friches progressent.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, commune de Saint-Michel-en-Brenne, section F, 1837. /Colson (géomètre en chef). (Archives municipales de Saint-Michel-en-Brenne).

Bibliographie
  • NOREL, Claude. L'abbaye Saint-Cyran et ses prieurés. Paris : Guénégaud, 2005.

    p. 161
Périodiques
  • TROTIGNON, Élisabeth. Histoire d'un paysage de Brenne. Le domaine de Chérine et ses environs (1838-2004). Études de la Réserve naturelle de Chérine, juin 2006, n°1.

    p. 16
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Desagher Julia