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Cité ouvrière Clapin

Dossier IA45002967 inclus dans Les lotissements d'Orléans (1880-1970) réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

AppellationsClapin
Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, jardin
Dénominationscité ouvrière
Aire d'étude et cantonCommune d'Orléans
AdresseCommune : Orléans
Adresse : impasse du
Pré-Renault
Cadastre : 2008 DE 201 à 203, 211 à 215

En 1907, l'industriel Louis Clapin, fabricant de Corsets rue du Coq-Saint-Marceau à Orléans, entreprend la réalisation d'une petite cité ouvrière sur un terrain de 2223 m² acquis auprès du Bureau de Bienfaisance (lot n° 42 du lotissement). Cinq habitations, réparties en deux maisons et trois immeubles desservis par une impasse, sont construites sur les plans de l'architecte Constant Coursimault entre 1907 et 1910, dans le cadre de la législation sur les Habitations à Bon Marché (loi Strauss de 1906 et loi Ribot de 1908). Le projet comprend également des communs réunissant sous un même toit une buanderie, des W.C. et un hangar (non observé sur le terrain). Dans les années 1950, une nouvelle maison est construite sur une parcelle subdivisée, au n° 2 bis impasse du Pré-Renault et plusieurs parcelles sont clôturées par des murs et des grilles. Les habitations d'origine ont depuis fait l'objet de transformations. Ainsi, les immeubles constituent aujourd'hui des habitations mono-familiales, des extensions ont été réalisées aux n°1-3 et 2 et la maison située au n° 7 a fait l'objet d'une reprise des encadrements de baies au début du 21e siècle (remplacement de la brique par de la pierre).

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates1907, daté par source
Auteur(s)Auteur : Coursimault Constant architecte attribution par source
Personnalité : Clapin Louis promoteur attribution par source

La cité est située à l'extrémité ouest du lotissement du Bureau de bienfaisance et comprend sept lots desservis par une impasse terminée par un rond-point. Les habitations y sont implantées à l'alignement ou en retrait et disposent d'un jardin. Les parcelles sont clôturées par des murs d'appui surmontés de poutres en ciment, de tubes et de panneaux métalliques ou de grilles dont certaines présentent des motifs caractéristiques des années 1950 (cadres cintrés au n° 4, dents de scie au n° 5). Les clôtures les plus récentes sont constituées de grilles ou de barrières en PVC. Les habitations d'origine, en particulier les trois immeubles situés aux n° 4, 5 et 7 impasse du Pré-Renault et la maison à deux unités d'habitation juxtaposées aux n° 1-3, se caractérisent par un pignon en façade principale et se composent d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un étage de comble couvert d'un toit à deux pans en ardoise ou en tuile mécanique. Ces édifices sont construits en brique crue ou en brique blanche de Chartres laissée apparente au niveau des arcs de décharge, des encadrements de baies (couvertes de linteaux métalliques) et des souches de cheminées. Seul l'édifice situé au n° 7 impasse du Pré-Renault a perdu ses encadrements de baies en brique (remplacée par de la pierre). Par ailleurs, si la maison située à l'entrée de l'impasse (n° 2) construite à l'origine du lotissement apparaît aujourd'hui très dénaturée en raison de multiples extensions, on distingue encore les encadrements de baies en brique blanche et des linteaux métalliques. Enfin, la maison bâtie postérieurement au premier groupe, construite en brique apparente ou enduite, comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé avec balcon et marquise au dessus de l'entrée, un étage carré couvert d'un toit à deux pans asymétriques en ardoise.

Mursbrique
brique silico-calcaire
pierre
ciment
métal
enduit
Toittuile mécanique, ardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à deux pans

Avec la cité René-Depallier, cette cité ouvrière constitue un rare exemple de logements patronaux réalisés par des industriels orléanais au début du 20e siècle. De plus, l'immeuble H.B.M. apparaît comme un cas unique à cette période, les promoteurs leur préférant la maison individuelle, simple ou à plusieurs logements. D'un point de vue architectural, on notera que la composition de la façade pignon des trois immeubles d'origine est identique à la façade postérieure de la maison Art nouveau, datée de 1905 et située au n° 7 bis route d'Olivet à Orléans, dont l'auteur est également l'architecte Constant Coursimault.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série G : 8091 (cotation provisoire). Fiches auxiliaires cadastrales, impasse du Pré-Renault. 1862-1984.

  • Archives municipales et communautaires d'Orléans. Série J : 5 J 298. Casier sanitaire des immeubles, rue Vandebergue-de-Villiers. 1904-1973.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université de Tours - Launay Yann