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Château d'Oince : château d'Oince

Dossier IA36009191 réalisé en 2007

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • pigeonnier
    • grange
    • étable
    • logement
Parties constituantes non étudiéespigeonnier, grange, étable, logement
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonParc naturel régional de la Brenne - Mézières-en-Brenne
AdresseCommune : Sainte-Gemme
Lieu-dit : Château d'Oince
Cadastre : 1836 C 21 ; 1987 C 101
Période(s)Principale : Fin du Moyen Age
Principale : 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Mursgrès
calcaire
enduit partiel
enduit
moellon
Toittuile plate, ardoise
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
toit conique
toit en pavillon
pignon couvert
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • DEYRES, Marcel, PETIT Jean. Le château d'Oince à Sainte-Gemme. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1978, n°10, pp. 65-87.

    "Le château d'Oince, qu'on appelle également Oince-le-Château depuis sa transformation en ferme pour le distinguer d'une autre ferme proche dite "Le domaine d'Oince", est situé au Nord de la commune de Sainte-Gemme, dans une zone de terres humides et marécageuses rappelant qu'on se trouve là aux lisières septentrionales de la Brenne bas-berrichonne. Son état de conservation est actuellement très précaire.

    On y accède par une longue cour orientée Ouest-Est et bordée au Nord comme au Sud par des bâtiments dont certains, au Nord, ont pu appartenir au XVIIIe siècle à des communs et dont les autres, au Sud, ont été construits en 1902. Les premiers, couverts en tuiles plates, constituent aujourd'hui des dépendances de l'exploitation agricole ; les seconds, couverts en ardoises, comprennent la maison d'habitation et divers communs modernes.

    Le fond de la cour est barré, dans le sens nord-sud, par une assez longue bâtisse au toit de tuiles plates qui borne la perspective vers l'Est et qui peut remonter à la fin du XVIIIe siècle. En son temps, elle constituait au moins pour partie la maison d'habitation et a dû conserver cette destination jusqu'aux constructions du début du XXe siècle. En regardant ce bâtiment, on trouve à main gauche, donc au Nord, une fuye de plan quadrangulaire assez bien conservée extérieurement avec un toit de tuiles à quatre pans encore en place, et à main droite, donc au Sud, une grosse tour médiévale de forme cylindrique avec un toit conique en ardoises et qui semble avoir tenu lieu de donjon. Au delà de cette tour, c'est-à-dire encore plus au Sud, des pans de mur dont certains ont appartenu à l'oeuvre médiévale, se dressent sur trois des côtés d'une autre cour ayant formé la baillie du château primitif mais leur état de délabrement les rend difficilement interprétables. Le tout est complètement abandonné depuis un an, ouvert à tous les vents et voué à la ruine si rien n'est fait pour sauver l'essentiel, notamment le donjon.

    Derrière l'ensemble monumental constitué par la fuye, la longue bâtisse du XVIIIe siècle, la tour et les murs ruinés s'étend une vaste aire trapézoïdale cernée sur trois côtés par des fossés de drainage. Il semble que ce terrain n'ait jamais été entouré de courtines maçonnées ; en tout cas nous n'en avons nulle trace. Au Sud-Ouest, des douves emplies d'eau contournent l'ancien château médiéval presque jusqu'au donjon. A l'origine, elles devaient se continuer sur le front ouest pour rejoindre la portion de douves qui subsiste près de la fuye, au Nord, et qui est encore en eau. Quant au vaste terrain trapézoïdal, son actuelle végétation est une flore aquatique. Il n'a donc jamais servi de potager et, tout au plus, constituait un assez médiocre pacage. Son état actuel résulte d'ailleurs de terrassements artificiels et un étang aurait, dans cette hypothèse, existé à son emplacement jusqu'à une époque assez récente : au Moyen Age, il aurait alors fait suite, vers l'Est, à l'ensemble fortifié comme dans certains manoirs de Sologne.

    En dehors de cet ensemble, nous n'avons décelé aucun vestige datable du Moyen Age. Il est en outre vraisemblable qu'à partir de l'époque classique on a effectué d'importants remblaiements pour construire, en deux temps, la fuye carrée puis le bâtiment d'habitation qui barre le fond de la cour principale".

Références documentaires

Documents figurés
  • Oince : le château par Buzançais. 1 impression photomécanique (carte postale), noir et blanc ; 9 x 14 cm (image). s.d. (Archives départementales de l'Indre, 48 J 4 B 8365).

  • Plan cadastral napoléonien, commune de Sainte-Gemme, section C, 1836. (Archives départementales de l'Indre, 3 P 193/1).

Bibliographie
  • DU POUGET, Marc, PECHERAT, René, MONTIGNY, Arnaud de (dir.), TREZIN, Christian (collab.). Châteaux, manoirs et logis : l'Indre. Chauray : Ed. Patrimoines et Médias, 1999.

    p. 169
Périodiques
  • DESCAMPS, Henri. Note sur les possesseurs du fief et du château d'Oince (à Sainte-Gemme, Indre) du milieu du XVe siècle à 1789. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1978, n°10, pp. 89-95.

  • DEYRES, Marcel, PETIT Jean. Le château d'Oince à Sainte-Gemme. Bulletin du groupe d'histoire et d'archéologie de Buzançais, 1978, n°10, p. 65-87.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Desagher Julia