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Canton de Bléré : Abris dits loges de vigne, loges de cantonnier, caves semi-enterrées.

Dossier IA37005276 réalisé en 2011

Fiche

Aires d'étudesCanton de Bléré
Dénominationsabri
Adresse
Période(s)Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Sur 40 abris repérés, 2 sont des loges en pierre dites de cantonnier. Construites en pierre de taille et voûtées en berceau brisé, l’extrados de la voûte en constitue la couverture. Ces abris sont à pièce unique. L’un a été vu à Athée-sur-Cher, l’autre à Cigogné. L’expression « loge de cantonnier » désigne l’usage actuel mais on ignore s’il s’agissait à l’origine de loges de vigne. Un type particulier d’abri partiellement enterré, voûté, recouvert de terre et de végétation a été observé 4 fois : 2 à Francueil et 2 à Athée-sur-Cher. Ces abris apparentés à des caves présentent un plan approximativement rectangulaire, sont accessibles par une seule porte ouverte dans le mur le plus étroit et n’ont pas de fenêtre. Ce type d’abri est peu répandu dans l’aire d’étude de même qu’à l’échelle du département, sans que l’on sache s’ils ont été largement détruits ou bien s’ils constituent une particularité propre au plateau de la Champeigne. Une loge de vigne à Saint-Martin-le-Beau est aménagée dans le massereau d’un ancien moulin cavier. Les 33 autres loges de vigne repérées présentent les caractéristiques suivantes :

- 3 seulement sont construites sur un plan circulaire (9%), toutes les autres adoptent un plan rectangulaire (91%).

- 27 sont bâties entièrement en moellon calcaire (81%) dont 20 avec enduit plus ou moins couvrant et 7 en moellon apparent. 4 sont bâties avec au moins un mur entièrement en pierre de taille. 2 sont en parpaing de béton.

- Les angles des murs sont assisés en pierre de taille de tufeau dans 21 cas (70%) et en moellons seuls dans 6 cas (20%), en parpaing dans 2 cas et en brique dans 1 cas. (Le corpus est ramené à 30 en isolant les abris circulaires.)

- Les encadrements des portes et fenêtres sont en pierre de taille de tufeau dans 25 cas (75,5%), en brique dans 3 cas, en parpaing dans 2 cas, en moellon seul dans 1 cas ; les encadrements ne sont pas visibles sur 2 loges en ruine.

- Les linteaux des portes sont en pierre de taille dans 12 cas et la moitié d’entre eux sont clavés (plate-bandes). Les linteaux de porte sont en bois dans 11 cas, en métal dans 1 cas, en béton dans 2 cas, 7 n’ont pas été vus.

- Les toits à deux pans sont très largement majoritaires, soit 28 cas (85%) ; les 3 loges de plan circulaire, bâties en moellon calcaire, sont voûtées et leur couvrement adopte une forme conique (9%). On observe 1 seul toit en appentis sur une loge en parpaing, ainsi qu’un toit plat en rondins de bois et chaume dans à Civray-de-Touraine, mais cette toiture n’est pas celle d’origine.

- Les couvertures sont majoritairement en tuile (57,5%) : 19 cas observés dont 13 pour la tuile plate (68,5%) et 6 pour la tuile mécanique (31,5%). L’ardoise (15%) n’a été observée que dans 5 cas, la tôle ondulée dans 2 cas, les plaques de zinc dans 1 cas et le fibrociment ondulé dans 1 cas.

- La présence d’une cheminée est observée dans 18 cas, la construction sans cheminée dans 8 cas ; il n’a pas été possible de se prononcer sur les autres.

- L’accès au comble est possible grâce à une baie ouverte dans l’un des pignons dans 9 cas.

- Tous ces abris comportent une seule pièce dans 19 cas (57,5%) ou deux pièces dans 8 cas (24%), jamais plus. Les abris circulaires ont une pièce unique. Il n’a pas été possible de se prononcer dans 11% des cas.

Les dates portées sont rares : une loge à Athée-sur-Cher route de Bel-Air porte la date 1962 qui correspond à une restauration ; la loge de cantonnier de Cigogné porte les dates 1895-1996. Si la plupart de ces abris ont été construits au cours du 19e siècle, voire au début du 20 siècle ou même au-delà pour ceux bâtis en parpaing, la datation des abris circulaires en moellon est incertaine. On suppose leur origine antérieure au 19e siècle.

Quelques particularités ont été remarquées : la loge n°13 à Bléré présente des os insérés dans la maçonnerie ; celle de Sublaines possède une corniche moulurée se prolongeant au même niveau sur les murs pignons.

On notera surtout la grande vulnérabilité de ce patrimoine puisqu’au moment de l’enquête, sur la totalité du corpus, 2 sont en ruine, 14 sont en état de péril, 3 dans un état passable. C’est donc près de la moitié des édifices repérés qui risquent de disparaître. Deux abris dont l'un circulaire sont entièrement recouverts par la végétation.

Toitstôle ondulée, pierre en couverture, tuile plate, tuile mécanique, ciment amiante en couverture, zinc en couverture, ardoise
Murscalcaire moellon enduit
béton parpaing de béton
tufeau pierre de taille
brique
ciment
Décompte des œuvres repérées 40
étudiée 5
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Lainé Martine

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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