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Bourg : demeure de notable dite Le Belvédère (24 rue des Déportés)

Dossier IA37005421 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

Appellationsle Belvédère
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonCanton de Bléré
AdresseCommune : Bléré
Adresse : 24 rue
des Déportés
Cadastre : 2014 AB 346 ; 345 ; 353

En 1830, Auguste Marcel, receveur de l'enregistrement et des domaines, ayant réuni par acquisitions successives un terrain d’environ 2200 m2, fit appel à l’architecte parisien Louis-Eugène Fanost (1805-1893) pour y édifier sa demeure, qu’il conservera jusqu’en 1873. Louis-Eugène Fanost fut l’élève d’Antoine Vaudoyer et de Louis-Hippolyte Le Bas à l’école des Beaux-arts de Paris (promotion de 1828). A Bléré il construisit le Belvédère en 1831-1832 et intervint dix ans plus tard pour dresser les plans de la Courcicaudrie (réf. IA37005432), actuel hôtel de ville. Les analogies entre les deux constructions sont particulièrement marquées dans la réalisation des escaliers, tous deux couverts d’une coupole à caissons ornée de rosaces. Il est très vraisemblable que Louis-Eugène Fanost se soit inspiré pour le Belvédère, du pavillon de Bagatelle au Bois de Boulogne, dans sa version initiale, qui avait été élevé en 1777 pour le comte d’Artois (futur Charles X) par François-Joseph Bélanger. En 1877, le docteur Auguste Chaumier, propriétaire, fit édifier à proximité une écurie et une remise. En 1882, il fit surélever la partie sud du rez-de-chaussée, rompant le parfait équilibre de la construction d’origine. Hormis ces quelques modifications, la demeure a conservé son originalité et toute sa lisibilité.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1832, daté par source

Auteur(s)Auteur : Fanost Louis-Eugène
Fanost Louis-Eugène (1805 - 1893)

Louis-Eugène Fanost fut l’élève d’Antoine Vaudoyer et de Louis-Hippolyte Le Bas à l’école des Beaux-arts de Paris (promotion de 1828).


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architecte

Maison construite en pierre de taille de tufeau. Le plan initial parfaitement symétrique s’organise au rez-de-chaussée de part et d’autre de l’escalier centré qui dessert l’étage. Au rez-de-chaussée, la façade sur cour, orientée à l'est, se compose d'un corps central élevé d'un étage carré surmonté d'un fronton triangulaire et accosté de deux ailes en rez-de-chaussée couvertes en appentis. La façade ouest, sur jardin, est centrée sur une rotonde demi hors-œuvre qui compte deux étages carrés surmontés d'une coupole couverte en zinc et coiffée d’un belvédère qui donne son nom à l’édifice. L'escalier tournant en charpente conduit jusqu'à la coupole à caissons percée en son centre d'un oculus vitré divisé en 12 parties convergeant vers un petit oculus central.

Murstufeau pierre de taille
Toitzinc en couverture
Plansplan symétrique
Étages1 étage carré, 2 étages carrés
Couvrementscoupole
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
appentis
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant en charpente
Techniquessculpture
Précision représentations

Le dessin de la façade antérieure sur cour s'inspire de l'architecture palladienne, avec un corps central en faible saillie percé de trois baies en plein cintre séparées par quatre pilastres sans base, à chapiteaux et entablement doriques. Les trois baies rectangulaires de l'étage sont couronnées par un fronton triangulaire à denticules. Aucun ornement n'est présent sur la table du fronton, ni sur les demi frontons latéraux surmontant les ailes nord et sud. Ces ailes sont traitées en bossage continu du côté est uniquement. A l'ouest, la rotonde est percée d'une porte en plein cintre entre deux pilastres à chapiteaux inspirés de l'ordre dorique ; l'entablement qui court sur toute la façade comprend une architrave moulurée surmontée d'une frise nue et d'une corniche à petits denticules. Les trois baies rectangulaires du premier étage, percées au nu du mur, présentent une remarquable sobriété. La corniche à mutules de ce niveau règne sur la rotonde et se prolonge sur tout l'édifice. Le deuxième étage de la rotonde est éclairé par des fenêtres en plein cintre et est couronné d'une corniche à modillons. La composition symétrique, la netteté des volumes, l'équilibre des proportions, l'emploi de l’ordre dorique, la sobriété des éléments décoratifs confèrent à cet édifice une harmonieuse lisibilité. La coupole hémisphérique à caissons surmontant l'escalier est ornée de rosaces. L'ensemble est peint.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1972/04/27
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Lainé Martine

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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